‹ Le cerisier fleuriChapitre 62 sur 64 · A MES AMIS · texte numérisé non relu

A MES AMIS

Les diplomates intrigants Et les généraux arrogants Veulent-ils la paix ou la guerre ?

Cela n'importe guère !

A quoi bon s'agiter si fort ?

La vie est si près de la mort Et la douce jeunesse ailée Est si vite envolée !

188 Odelettes familières.

L'âpre vieillesse au front chenu Chasse, en grommelant, l'amour nu, La souplesse du corps agile Et la beauté fragile;

Ainsi les fleurs du mois de mai Perdent leur éclat embaumé Et l'eau des sources bocagères S'enfuit sous les fougères.

Pourquoi fatiguer les destins De tant de projets incertains?

Vivons dans la maison paisible Sans chercher l'impossible.

Sur la nappe les clairs cristaux Se mêlent sans peur aux couteaux Et pour les chairs que Ton découpe Seule saigne la coupe ;

Puis le cigare et le café, Parfum sur un parfum greffé, Vont embaumer nos causeries Joyeuses et fleuries.

A >ncs Amis. 18g

Plus belle que l'éclat du jour Anne eût dû mettre un brin d'amour Dans cette agape fraternelle Où l'on parle tant d'elle,

Mais monsieur son nouvel amant L'aime avec tant d'emportement Qu'elle ne saurait sans offense Lui ravir sa présence.

Essayons pour nous consoler, O chers amis, de moduler Avec des rimes magnifiques Des vers philosophiques.

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