‹ Le certificat prénuptial: Étude de droit comparé et de législationChapitre 55 sur 95 · RÉSULTATS · texte numérisé non relu

RÉSULTATS

Nous allons voir maintenant quels sont les résultats de la loi ? Nous savons que M. Fred S. Hall a fait, de 1920 à 1925, une enquête très approfondie. Il obtint, pour ce, la coopération de la Société Médicale de l’Etat de Wisconsin. Des lettres furent adressées, en octobre 1921, et janvier 1922, à tous ses membres. Sur 1878 lettres envoyées, 1110 médecins répondirent. Il avait été spécifié qu'il n’était pas nécessaire de signer d’où ce grand nombre de réponses — 317, cependant n’hésitèrent pas à le faire.

Voici la teneure de la lettre adressée aux Membres de la Société Médicale de l’Etat de Wisconsin :

« Dans les lois matrimoniales, nous nous intéressons à la partie de la loi qui requiert que tous les hommes de votre Etat soient examinés afin de savoir s’ils sont atteints de maladies vénériennes, avant de recevoir les licences de mariage.

Le Wisconsin fut un des premiers Etats qui adopta cette législation et les autres Etats se demandent s'ils ne doivent pas voter une loi semblable à la vôtre. Depuis la publication de notre volume : « Les lois américaines sur le mariage », qui ne faisait à dessein aucune recommandation sur le certificat prénuptial, beaucoup de personnes nous ont écrit pour obtenir des renseignements. Avant d’agir, elles désirent savoir jusqu’à quel pomt votre loi a prouvé qu’elle pouvait être pratiquée, et nous désirons obtenir ces renseignements.

Du fait que l’honoraire maximum de deux dollars fixé par

la loi est en général considéré insuffisant pour pratiquer un

examen complet, quelques médecins nous disent qu'il ne faut

qu’un examen oral. Si le candidat reconnaît qu’il a été mfecté,

ils procèdent à un examen elinique et peuvent faire des épreu-

ves de laboratoire, mais seulement en ce cas. D’autres médæins disent qu’il faut un examen clinique en chaque cas.

Nous reconnaissons que les médecins sont dans une situation difficile du fait du faible honoraire alloué pour l'examen. Nous reconnaissons aussi qu’un « examen clinique seul » est insuffisant pour donner la certitude que le candidat n’est pas atteint de maladies vénériennes, surtout s’il est malhonnête. Un point, cependant, semble tout à fait elair, c’est que le candidat d’intelligence moyenne ne se rend pas compte de cette insuffisance. À cause de cela, quelques personnes croient qu’elles doivent se soumettre à « un examen clinique », et cela doit avoir une grande influénce éducative et préventive.

C’est d’abord sur ce point que nous vous faisons une demande ? Nous désirons savoir si la pratique courante est telle que les candidats à la licence croient qu'ils ont un examen clini-. que à subir, ou que leur déclaration suffira ?

Sur ce point : un examen clinique est-il ou non pratiqué dans tous les cas ? pouvez-vous nous dire, d’abord, quelle est votre habitude ? et ensuite, si, de votre conversation avec vos confrères, vous croyez que ce soit leur manière de pratiquer ? Nous ne désirons pas les noms de ceux qui nous renseignent, aussi n'est-il pas nécessaire que vous signiiez la feuille ci-incluse pour votre réponse.

Si nous pouvons avoir votre aide sur ce point, avec quelques avis ou commentaires, que nous vous serions reconnaissants d'’ajouter, nous serions très heureux. Un résumé de l’information ‘ que nous recueillerons sera envoyé à votre Association Médicale d'Etat dès qu'il sera publié. |

Comme le journal se mêlera de votre étude, pouvons-nous

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