‹ Le certificat prénuptial: Étude de droit comparé et de législationChapitre 63 sur 95 · AUTRICHE · texte numérisé non relu

AUTRICHE

A Vienne, la municipalité a créé, en 1922, un bureau municipal de consultations prénuptiales, le « Wiener Städlischen Ehcberatungstelle ». Les consultations y sont gratuites et libres. Le médecin n’examine que les fiancés qui s’y présentent de leur

plein gré. Il leur conseille, ou leur déconseille le mariage, mais ve leur interdit jamais formellement, Le Bureau délivre aussi des tracts faisant remarquer aux futurs époux que la santé est nécessaire plus que la fortune, que la maladie de l’un oblige l’autre à fournir un travail supplémentaire, diminue la joie de vivre, et augmente les peines et soucis. Que la maladie peut se transmettre au conjoint, et aux enfants ; que le médecin, peut instruire, guider, conseiller.

Déjà en 1924, Hugo Glaser dans la « Sociale Praxis » signa- | lait que cette consultation, qui avait été assez délaissée au début, commençait à être fréquentée régulièrement. En 1922, elle n’avait eu que 100 consultants en un an, et elle en avait, à la fin de 1923, début 1924, jusqu’à 120 par mois. En 1928, le « Mouvement Sanitaire » affirmait le succès croissant de cette Consultation. On constate donc qu’elle répond aux besoins de la population. La plupart des caisses de secours mutuels s'intéressent à son fonctionnement, et supportent les frais des examens microscopiques prescrits à leurs adhérents.

Remarquons à quel pot la formule autrichienne est libérale ; on peut se demander si elle ne serait pas plus efficace en l’étant moins. Ces consultations sont obligatoires quand il s’agit de personnes encore soumises à un Conseil de tutelle, et pour tout individu qui brigue un emploi officiel, Ne devraient-elles pas l’être, d’autant plus, quand il s’agit d’un mariage où l’intérêt de l'individu et de la Société est en jeu ? Cependant, il est indiscutable que ces consultations ont un influence éducative très grande. On peut le constater par leur succès. Il y a au moins quelque chose, et on ne peut que regretter qu’elles n'existent <ncore qu’à Vienne.

Le Code Civil Autrichien stipule, parmi les empêchements de

mariage, que les furieux, les fous, et les idiots, sont incapables de contracter un mariage valable. Mais, il n’y a là qu’un empéchement fondé sur l’incapacité juridique de l’aliéné de faire aucun contrat valablement, et non une disposition protectrice du conjoint et des enfants.

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