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vœu suivant : « Que les Officiers de l’Etat Civil remettent au moment de la publication des bans du mariage, aux parents des futurs conjoints, et au besoin directement à ceux-ci, une notice appelant leur attention sur le danger des maladies vénérien- . nes. » |
Cette idée a été reprise par la Société en 1923. Au Congrès de propagande d'hygiène sociale de 1923, le Docteur Gougerot a présenté un rapport sur le certificat médical prématrimonial, et a proposé le vœu suivant : |
« 1° Que le certificat médical avant le mariage se généralise. 2° Qu'une propagande active soit faite dans ce but.
3° Que le plus tôt possible une loi rende obligatoire ce certificat. »
Puis, en 1925, la conférence de la syphilis héréditaire, réunie sous la présidence de M. le Professeur Jeanselme, émit le vœu : « que les familles soient prévenues au moment du mariage de l’intérêt qu’il y a à faire examiner les futurs époux par un médecin, de facon à s’assurer qu'il n’existe pas d'infection virulente susceptible de réagir sur la descendance ».
La Ligue Nationale Française contre le Péril Vénérien, dont M. Sicard de Plauzolles est secrétaire général, fait suivre les tracts de propagande qu’elle répand de la recommandation suivante : « Pour préserver la famille de la syphilis, nul ne doit se marier sans s’être soumis à l’examen d’un médecin. Quiconque ayant été atteint de la syphilis se marie sans avoir la certitude d’être guéri commet un acte criminel ».
Il y eut aussi quelques articles dans la presse d’information et scientifique. La question fut débattue dans quelques réunions publiques. En 1921, à la session d’août, le Conseil Général du Doubs, sur la proposition du Docteur Colard émit le vœu suivan :
« Dans un but patriotique, et pour conserver la vigueur et la solidité de notre race, pour combattre le trio effroyable de l’ava-
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rie, de La tuberculose, de l’alcoolisme, le Conseil Général émet le vœu que le Parlement élabore une loi exigeant, au moment du mariage légal, la production d’un certificat de santé de la part des deux futurs é époux, les mariages ne pouvant être célébrés que si les certificats sont formels au point de vue de la santé des deux fiancés. »
Enfia, en 1925, MM. Loûis Forest, Rédacteur du « Mitin », Viau, Délétré et Leduc firent adopter par le Conseil Général de Seine-et-Oise un vœu réclamant une révision de notre législation matrimoniale, c’est-à-dire l'obligation légale de l'examen médieal prénuptial, dans le but d'éviter les méfaits « de la syphilis à la période contagieuse, de la tuberculose, de l’alcoolisme invétéré, et des maladies mentales ». FU
Voyons done maintenant, après ce bref historique, ce qu'est la proposition du Professeur Pinard, ce que sont les contreprojets des Députés Duval-Arnould, et Guérin, et les discussions qu'ils ont suscitées.
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DEUXIÈME SECTION