‹ Le cerveau d'Anatole FranceChapitre 2 sur 4 · I. — Hémisphère gauche · texte numérisé non relu

I. — Hémisphère gauche

Les scissures. — Scissure de Sylpîus. — Très profonde et régulière, elle commence au niveau de l'espace perforé qui tient une large place. Dans sa portion latérale elle a un trajet rectiligne, et ne se relève pour former une légère courbe qu'à son extrémité distale. Les deux branches horizontale et ascendante très accusées pénètrent profondément le lobe frontal. Plus en arrière, de nombreuses incisures partant de la scissure sylvienne échancrent les circonvolutions marginales.

Au fond de la scissure, le lobe de Vinsula apparaît avec des sillons très réguliers séparant en avant un groupe de quatre circonvolutions dont la seconde et la dernière sont les plus marquées, et en arrière un groupe de deux circonvolutions plus minces et plus allongées.

Scissure de Rolando. — Elle est caractérisée par sa profondeur qui atteint 28 mm., et par l'aspect brisé de son trajet formant dans son ensemble un double S aux saillies anguleuses. Elle est fermée en haut et en bas par deux minces plis de passage.

Scissure perpendiculaire externe, remarquable par son développement. Elle court sur toute la face externe du cerveau, séparant nettement les lobes pariétal et temporal du lobe occipital, étant interrompue par le grand sillon pariéto-occipital et ses deux circonvolutions bordantes. La portion supérieure affecte la forme d'un j^ profond ; la portion inférieure légèrement sinueuse est traversée par le sillon temporo-occipital.

Scissure perpendiculaire interne, profonde de 28 mm., sinueuse en S,

!.[•: CERVEAL DANATOLE FRANCE

sunii k la scissure calcarinc duni le trajet se termine en se recourbant en bas, cchancranl ainsi le bord inférieur du cer\cau.

Scissure calloso-marginale, ne commence qu'au niveau du genou du corps calleux, ei forme une belle courbe interrompue par un pli frontolimbique dirigé d'arrière en avant et de haut en bas. La portion dislale de celte scissure forme une profonde fissure qui coupe largement le bord supérieur de riiémisphère.

Lobe frontal. — Face externe. — Le sillon prérolandiquc, aussi profond que la scissure qu'il double ^24 mm.), forme un double S interrompu à sa partie moyenne par un mince pli de passage profond qui est la racine de F2. Ln bas ce sillon atteint la scissure de Syhius.

Le sillon frontal supérieur et le sillon frontal inférieur sont nettement indiqués et très creux ; le premier, flexueux. atteint l'extrémité antérieure du lobe sans être interrompu par des plis de passage ; le second, très sinueux et contourné, et compliqué déchancrures latérales, est coupé de plusieurs plis de passage.

La circonvolution prérolandique ou Fa, est joliment marquée, formant une saillie accusée entre la scissure et le sillon qui la délimitent en arrière et en avant. Dans son trajet sinueux elle forme des coudes à angle droit qu'accentuent des encoches. Son pied est uni au lobe pariétal par un très mince pli de passage.

Fi n'a qu'une seule racine qui l'unit à Fa. Elle est mince et est dédoublée par des sillons peu profonds en deux circonvolutions secondaires.

F2 n'est rattachée à Fa que par une racine étroite profondément située, et formant barrage dans le sillon prérolandique. File est très large, irrégulièrement partagée par des sillons secondaires en deux masses.

l-'3 neiteinenl limitée par le silon prérolandique et par le sillon frontal inférieur; les branches sylviennes horizontale et ascendante la pénètrent profondément. File est unie par une racine mince et profonde à Fa. Cl par un pli de passage à F2. Dans son ensemble elle décrit un M assez régulier. Son pied étroit forme une saillie très nette et allongée. Son cap, aigu, a une branche antérieure plus volumineuse que la postérieure et anastomoséeà l'2. Sa tète, parcourue par un sillon horizontal, forme un V dont rexirémilé proximalc s unit en avant avec F2.

f^iG. 1. — Face externe du cerveau (liémisphére gauche).

FiG. 2. — Face externe du cerveau (hémisphère gauche) montrant la profondeur des sillons et des scissures.

Face interne. — Un sillon profond, commençant non loin du bec du corps calleux et contournant le genou, double la scissure calloso-marginale et divise nettement cette face interne en deux circonvolutions, l'une antérieure plus volumineuse, plissée par de petits sillons parallèles, l'autre plus mince et moins échancrée.

Face inférieure. — Le sillon olfactif, oblique en avant et en dedans, est franchement rectiligne et limite un gyrus olfactif assez mince. Le sillon orbitaire, très irrégulier, divise cette face en circonvolutions multiples dont l'externe est assez bien limitée, la moyenne assez nettement séparée en deux masses de même volume, l'interne large et sillonnée de rides multiples (voir fig. i et 2).

Lobe pariétal. — Le sillon postrolandique et le sillon interpariétal, l'un et l'autre très profonds et unis en H , divisent de façon très régulière le lobe pariétal en une circonvolution postrolandique ou Pa, et en Pi et P2. Le sillon interpariétal se continuesans interruption dans le lobe occipital jusqu'à la région terminale de l'hémisphère.

La circonvolution postrolandique ou ascendante est mince en haut, plus large en bas ; elle suit les contours très accusés de la scissure de Rolando. Son pied se bifurque en une branche antérieure assez mince qui l'unit à Fa, et en une branche postérieure anastomotique avec P2.

P I est franchement échancrée par la portion distale de la scissure callosomarginale qui empiète sur la face supérieure de l'hémisphère. Elle est dédoublée par un sillon secondaire.

P2 est profondément divisée par un sillon central parallèle à la portion terminale de la scissure de Sylvius en deux circonvolutions secondaires. Elle commence en avant par un long pli onduleux entre les scissures de Rolando et de Sylvius. Elle rejoint proximalemcnt par un pli de passage assez large Pa ; distalement elle se bifurque en deux branches séparées Tune de l'autre par le sillon central que nous venons de signaler. Ces deux branches s'unissent l'une et l'autre avec les bifurcations de Ti.

Lobe temporal. — Ce lobe est nettement séparé sur sa face externe du lobe occipital par une profonde scissure perpendiculaire externe.

Le sillon temporal supérieur est remarquable par sa grande profondeur

qui atieint en certains points 32 mm., alors que la moyenne est de 20 à 22 mm. C'est une véritable scissure parallèle à la sylvienne, un peu flexueuse, et se continuant en arrière en formant un Z dans le lobe occipital.

Le sillon temporal inférieur, moins net, moins profond, interrompu par des plis de passage, ne se prolonge pas dans le lobe occipital.

Le troisième sillon temporal situé à la face inférieure du cerveau est profond et irrégulier, et atteint le pôle postérieur de l'hémisphère.

Le quatrième sillon temporal, bien creusé et sinueux, est interrompu par des plis de passage.

La première circonvolution temporale est très bien limitée par la scissure de Sylvius et le sillon temporal supérieur. Elle est mince, délicate, sinueuse, découpée en tranches par des sillons secondaires et des incisures ; en arrière elle se divise en deux branches qui vont s'unir avec les deux divisions de P2.

Les circonvolutions T2, T3, T4, ne présentent rien de particulier si ce n'est la présence d'un grand nombre de sillons transversaux qui les compartimentent, et de plis de passage qui les unissent.

La circonvolution de l'Hippocampe, T5, étroite et lisse, se détache bien en bordure de la fente de Bichat qui est régulière. L'uncus est délicat et montre une bandelette de Giacomini bien dessinée. T5 est unie à T4 par plusieurs plis de passage.

Le lobule paracentral est uni à la circonvolution du corps calleux par un gros pli de passage.

Le lobule quadrilatère, nettement limité en avant par la portion ascendante de la scissure calloso-marginale, en arrière par la scissure perpendiculaire interne, est unie par deux plis de passage avec la circonvolution du corps calleux. L'n sillon en Y le plisse profondement, et lui donne l'aspect de la lettre M dont la branche postérieure serait plus large que l'antérieure.

La circonvolution du corps calleux, commençant au bec par une portion très étroite, coniourne le genou en s'élargissant, et reste lisse dans ses deux tiers antérieurs. Son tiers postérieur est, au contraire, très ondulé. Des plis de passage l'unissent au lobule paracentral et au lobule quadrilatère (voir (ig. 3).

l'iG. 3. — Face inlcrivj du cerveau hjmispliere g.iuche).

FiG. 4. — Face eMerne du cerveau OitJiiiisplicre droit)

Le lobe occipital est nettement séparé sur ses faces interne et externe, par les deux scissures perpendiculaires. Sa face externe, pénétrée par les sillons interpariétal (celui-ci bordé par deux circonvolutions) et temporal supérieur, est bien divisée en trois circonvolutions parallèles, sinueuses et plissées grâce à des sillons secondaires et à des incisures latérales.

Sa face inférieure est coupée par la continuation des sillons temporaux en des circonvolutions assez irrégulières unies les unes aux autres par des plis de passage nombreux.

Le cunéus est divisé par un sillon en candélabre ou en fourche, dont le pied inférieur plonge dans la scissure calcarine, en plusieurs compartiments eux-mêmes plissés finement.

Tout ce lobe occipital est remarquable par le détail compliqué de son relief.

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