‹ Le cerveau et la moelle épinièreChapitre 15 sur 60 · VC · texte numérisé non relu

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regarde pas et n'a point la perception, la conscience de la lumière qu'il suit machinalement. Dans le cas de Pidoux rapporté en 1871 (destruction des tubercules des deux côtés), il y avait cécité complète et dilatation des pupilles.

Nothnagel a conclu (Brain, 1889) que les lésions des tubercules quadrijumeaux déterminent à peu près constamment une démarche spéciale, de l'ataxie ébrieuso et des paralysies incomplètes et inégales du globe de l'œil.

Art. IV. — Pédoncules

CÉRÉBELLEUX SUPÉRIEURS

Les pédoncules cérébelleux supérieurs, processus cerebelli ad testes (Haller) processus cerebelli ad cerebrum, sont deux cordons blancs un peu aplatis de haut en bas, étendus du hile du corps rhomboïdal du cervelet jusque dans les couches optiques (15, fig. 81). Ils émergent des hémisphères du cervelet en passant au-dessus des pédoncules cérébelleux moyens et se portent d'arrière en avant et un peu de dehors en dedans (en convergeant) vers les tubercules quadrijumeaux sous lesquels ils s'engagent. Arrivés à ce niveau, ils traversent la calotte pédonculaire et s'entrecroisent d'un côté à l'autre (5, fig. 87), en s'enfonçant dans une colonne rougeâtre, le noyau rouge de Stilling.

Les pédoncules cérébelleux présentent : 1° une face supérieure, en partie libre, recouverte par le cervelet, et par le ruban de Reil en avant ; 2° une

face inférieure, qui, dans sa partie antérieure, s'applique intimement sur les pédoncules cérébraux et concourt, dans sa partie libre, à former la paroi supérieure du quatrième ventricule; 3° un bord externe, qui est séparé de la protubérance par un sillon, le sillon latéral de l'isthme de Cruveilhier, et répond, en avant, au ruban latéral de Reil ; 4° un bord interne, qui donne insertion à la valvule de Vieussens, et d'où émerge, en haut, le nerf pathétique. Nous verrons plus loin leur constitution.

Fig. 81. — Les pédoncules du cervelet, le plancher du 4« ventricule et les tubercules ([uadrijumeaux

15, pédoncule cérébelleux supérieur; 16, pédoncule cérébelleux inférieur; 17, pédoncule cérébelleux moyen (entre ces - 3 paires de pédoncule se trouve le plancher du 4e ventricule); 27, tubercule quadrijtimeau postérieur; 27', tubercule quadrijumeau antérieur; 29, glande pinéale; 31, pédoncule cérébral; 32, ruban de Reil latéral.

VALVULE DE VIEUSSENS

Les pédoncules cérébelleux supérieurs sont longés, en dehors, par les fibres du ruban de Reil latéral, et celles ci sont contournées du dehors en dedans par les fibres du faisceau de Gowers. Dans les cas assez rares où ces fibres forment relief sur la face externe de ces pédoncules, elles constituent les faisceaux arqués supérieurs de l'isthme de Retzius. C'est en avant de ces fibres que Weidenreich place la racine cérébelleuse du trijumeau.

Art. V. — Valvule de Vieussens

On donne le nom de valvule àe Vieussens (vélum medullare anterius) à une membrane nerveuse triangulaire très mince, qui remplit l'intervalle existant entre les deux pédoncules cérébelleux supérieurs (8, fig. 79). On lui considère : 1° une face supérieure, qui présente des stries transversales (lingula), alternativement grises et blanches, et que recouvre le vermis superior du cervelet; — 2° une face inférieure un peu convexe et faisant partie de la voûte du quatrième ventricule ; — 3° deux bords latéraux, qui se fixent sur les pédoncules cérébelleux supérieurs ; — 4" une extrémité antérieure ou sommet, qui est recouverte par les fibres les plus internes du ruban latéral de Reil et se perd dans la substance blanche qui enveloppe les éminences testes; — 5° une extrémité postérieure ou base, qui se continue avec l'extrémité antérieure des deux vermis du cervelet qu'elle sépare l'un de l'autre.

On donne le nom de frein de la valvule de Vieussens (7, fig. 79) à un petit faisceau blanc qui se dégage du sillon qui sépare les deux éminences testes, se bifurque et se perd sur la valvule. De chaque côté de ce frein émergent les nerfs pathétiques (IV, fig. 80).

La valvule de Vieussens, formée de fibres et de cellules amassées en Ilots et analogues à celles de la substance grise du cervelet, a été considérée par Luys, à juste raison, croyons-nous, comme une lame avancée du cervelet. Une partie de ses fibres vont se continuer avec la partie interne du ruban de Reil latéral

Art. VI. — Ruban de Reil latéral ou faisceau latéral de l'isthme

Le ruban de Reil latéral, faisceau triangulaire latéral de l'isthme, lemniscus, laqueus, schleife (32, fig. 81) est une bandelette blanche de forme triangulaire, qui s'étend du sillon latéral de l'isthme d'où elle émerge aux éminences testes. Dans le fond du sillon qui sépare le Pont du pédoncule cérébelleux supérieur apparaît le noyau latéral dont les fibres vont grossir ce ruban. — Il se porte de bas en haut et d'arrière en avant, en contournant les pédoncules cérébelleux supérieurs, et s'engage sous les tubercules quadrijumeaux où il s'entrecroise avec celui du côté opposé.

La couche du ruban de Reil est encore imparfaitement connue dans ses connexions. Voici ce qui parait le plus certain.

Ce ruban n'est pas seulement formé de ce faisceau triangulaire que l'on voit à l'extérieur émerger du sillon latéral de l'isthme et monter vers les tubercules

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