‹ Le cerveau et la moelle épinièreChapitre 17 sur 60 · ECORCE ET SUBSTANCE GRISE DU · texte numérisé non relu

ECORCE ET SUBSTANCE GRISE DU

Cervelet. — La substance grise de l'écorce du cervelet est représentée par une lame plissée de 600 à 800 fois, chacun de ses petits plis formant lui-même une lamelle et les groupes de plis constituant les lobules. Cette lame grise se compose de deux couches visibles à l'œil nu :

une couche grise superficielle, une couche jaunâtre profonde. La première correspond à la zone moléculaire, la seconde à la zone des grains. Entre les deux s'étage la couche des cellules de Purkinje.

Une coupe transversale d'une lamelle du cervelet permet d'y déceler 5 couches qui sont de la superficie vers la profondeur : 1° une couche superficielle ou périphérique composée d'un fin réseau nerveux des ramifications arborescentes des cellules de Purkinje et de tissu névroglique en abondance, couche fibro- névroglique; 2° une couche de petites cellules étoilées, couche moléculaire; 3° une couche de grandes cellules piriformes, disposées en général sur une rangée, couche des cellules de Purkinje; 4° une couche composée de grains et de grandes cellules étoilées du type sensitif de Golgi, couche des grains (neurones d'association); 5° une lame centrale de substance blanche, composée de fibres descendantes ou axones des cellules de Purkinje, de fibres ascendantes, les unes ramifiées entre les grains et comme couvertes de givre ou de mousse (fibres moussues), les autres ramifiées dans la couche des cellules de Purkinje et recourbées pour aller se terminer en panache autour de ces cellules (fibres grimpantes).

Ceci revient à dire qu'on trouve dans l'écorce du cervelet 3 neurones superposés : a) la zone moléculaire ou externe (petites cellules étoilées); b) la zone intermédiaire (cellules de Purkinje); c) la zone des grains ou zone interne dans laquelle on trouve aussi des cellules névrogliques assez abondantes. Les petites

1, ventricule moyen du cerveau ; 2, noyau rougo ; 3, pulvinar de la couche optique ; 4, noyaux protubérantiels ; 5, pédoncule cérébelleux supérieur ; 6, pédoncule cérébelleux moyen; 7, vermis; 8, quatrième ventricule; 9, pédoncule cérébelleux inférieur ; 10, olive du bulbe ; H, globule (origine des libres cérébelleuses du nerf acoustique); 12, noyau du toit; 13, écorce grise ; 14, substance blanche centrale; 15, fibres arcifornies ; 16, plexus extrariliaire (toison du corps denti ); 17, corps denté; 18, embole ou bouchon.

CERVELET

cellules étoilées émettent un axone qui se recourbe et vient se terminer par un pinceau de ramilles descendantes autour des' cellules de Purkinje ; les grains donnent un axone très fin qui monte vers la zone moléculaire, se divise en T, et ses

branches suivent alors une direction perpendiculaire à la direction des arborisations des cellules de Purkinje (Golgi, Fusari, Ramon y Cajal, etc.) ; les cellules de Purkinje enfin, 3' neurone, émettent un axone du type long, qui s'enfonce dans la substance blanche (fibre de projection) et des prolongements rameux qui se dirigent dans l'intérieur de la substance grise.

La zone moléculaire grise périphérique est très riche en capillaires sanguins. A la surface, la névroglie (Golgi) forme une sorte de membrane ou cuticule mince qu'on a appelée coque de Bergmann.

Meynert a estimé à plus de 10 millions le nombre des cellules de Purkinje. Il va sans dire que l'épaisseur de la couche de Purkinje est en rapport direct avec le nombre de ces cellules (Obersteiner,FrancescoCapobianco).

Olive cérébelleuse. — Une coupe horizontale du cervelet laisse voir au centre de chaque moitié de l'organe un corps ovoïde, assez semblable à l'olive du bulbe par ses dimensions et sa structure ; o'est le corps rhomboïdal ou olive cérébelleuse, corps dentelé, festonné ou ciliaire (fig.

11 est formé par une lame jaunâtre (substance grise), plissée sur elle-même, en forme de bourse et ouverte en avant. — Dans l'intérieur de cette coque, on trouve le tissu propre du corps rhomboïdal, formé de substance blanche que pénètrent quelques vaisseaux. Sous le nom de noyaux dentelés accessoires, corps paraolivaires, Meynert a décrit deux petits noyaux allongés de substance grise, longs de 12 à 14 millimètres, situés en dedans des corps rhomboïdaux, distingués d'après leur forme en embole ou bouchon et glo-

- Structure de l'écorce du cervelet (grossissement i-00 d.)

a, pie-mère du cervelet; b, couche externe granulo-fibreuse ; c, couches des cellules de Purkinje ; d, couche des grains ; e, couche des fibres blanches.

CERVELET

signalé deux noyaux gris clair de 8 à 10 millimètres de long que l'on découvre placés côte à côte dans le noyau central médullaire du vermis, près du toit du 4e ventricule, dans une coupe de cervelet faite parallèlement à la face postérieure du bulbe. C'est à ces noyaux qu'aboutissent une partie des libres des pédoncules céré- belleux inférieurs.

Le volume du corps rhomboldal est proportionnel au développement des lobes latéraux.

Aussi peut-on dire que l'olive cérébelleuse se dégrade à mesure qu'on descend de l'Homme aux Mammifères plus inférieurs. Sa structure est celle d'une zone de cellules nerveuses riches en pigment, traversées par des fibres radiées et plongées dans de la névroglie abondante et très riche en vaisseaux. Les cellules sont des deux types, mais avec prédominance du type moteur (Saccozi).

On ignore encore où se ter-

Fig. 92. — Coupe sagittale d une lamelle du cervelet

A, couche moléculaire; B, couche granuleuse; C, couche médullaire; a, cellule de Purkinje : b, cellules étoilées ; c, grains; d, panaches terminaux ; h, fibres moussues; m, cellule névroglique; n, fibres grimpantes.

Dlbieraï. — 10.

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minent, exactement, les axones de ces cellules nerveuses de même qu'on n'a pas pu établir, sans conteste, l'origine des fibrilles nerveuses qui viennent s'y terminer. Van Gehuchten pense que les fibres nerveuses des corps dentés représentent les ramifications des axones des cellules de Purkinje de l'écorce du vermis, el Cajal estime que ces fibres sont des collatérales nées des fibres du pédoncule cérébelleux inférieur correspondant. Marchi, Thomas, Hussell, Bield, Basilewski, acceptent qu'un certain nombre des axones de ces cellules descendent dans le cordon latéral de la moelle (faisceau de Lœwenthal). La plupart des auteurs adoptent l'opinion qu'elles envoient leurs cylindres-

Les hélérotopies de substance grise consistant en petits noyaux gris qui siègent entre l'écorce et le corps denté, sont plus fréquentes dans le cervelet que dans le reste du névraxe.

— Sur 107 observations recueillies par Otto, 80 concernent le cervelet, 20 le cerveau, 6 la moelle et 1 le pont de Varole (Otto, Virchow's Arch. 1887).

Sur 400 autopsies, Pfleger a noté 7o fois des hélérotopies (Centrallb. f. mede Wissensch. 1880).

Substance blanche du cervelet. — Cette substance occupe le centre de l'organe.

Ses prolongements arborescents s'enfoncent dans les lames et les lamelles dont ils constituent la lame blanche centrale.

Elle est formée de fibres

Cd, corps denté; x, embole; y, globule; z, noyau du toit; Lg, nerveuses, dont les unes aDOUvermis (corps trapézoïde) ; Coq, pédoncule cérébelleux supérieur. tissent à l'écorce du Cervelet

où à l'olive (fibres centrifuges), et les autres partent du cervelet pour se porter à l'extérieur (fibres centripètes). Ces fibres peuvent être groupées en trois catégories : 1° les fibres provenant des pédoncules cérébelleux, fibres de projection, fibres arborescentes ; 2° les fibres arciformes ou d'association (fibres en guirlande de Stilling) qui unissent les unes aux autres les lames et les lamelles du cervelet, et d'autres fibres d'association représentées par des fibres qui unissent l'écorce grise du vermis aux noyaux dentés (Van Gehuchten, Pawlow); 3° les fibres qui rayonnent du corps rhomboïdal, fibres de la toison du corps ciliaire.

Les Pédoncules du Cervelet

axes dans le pédoncule cérébelleux supérieur.

(d'après Stilling)

Le cervelet est réuni au tronc cérébral par ses trois paires de pédoncules. Ce sont les pédoncules cérébelleux supérieurs, crura cerebelli ad cerebrum;— les

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