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Ventricules latéraux

Les ventricules latéraux, grands ventricules, ventricules supérieurs (fig. 224 et 226) sont deux grandes cavités creusées dans les hémisphères du cerveau (ventriculi lateralis des auteurs allemands) séparés du ventricule moyen par le trigone, et celui du côté droit de celui du côté gauche par le septum lucidum, — mais communiquant néanmoins ensemble et par l'intermédiaire du troisième ventricule à l'aide des trous de Monro. Ils représentent le reste de la cavité des vésicules hémisphériques de l'embryon.

On peut les considérer comme formant un canal curviligne, canal circum-pèdonculaire, qui embrasse les pédoncules cérébraux et les gros ganglions de la base du cerveau qui leur font suite, c'est-à-dire les corps optostriés. Ces ventricules ont donc un étage supérieur ou sus-pédonculo-optique et un étage inférieur ousous-pédonculo-optique. Ils sont limités par deux parois, l'une supérieure, l'autre inférieure; deux bords, l'un interne, l'autre externe, et présentent trois prolongements, l'un antérieur, corne frontale, l'autre postérieur, corne occipitale, et le dernier inférieur, corne sphènoïdale. L'endroit où se rencontrent les trois cornes porte le nom de portion commune, ou de carrefour du ventricule. Il siège à la partie postérieure de la couche optique.

Paroi supérieure. — La paroi supérieure ou voûte des ventricules latéraux est formée par la face inférieure du corps calleux.

Paroi inférieure. — La paroi inférieure ou plancher est essentiellement formée par les ganglions centraux des hémisphères cérébraux. On y trouve

Fig. ?24. — Moule des cavités ventriculaires obtenu en coulant du plâtre par le trou de Magendie(vu de face).

1, lame terminale (vulve); 2, aqueduc de Sylvius ; 3, corne frontale du ventricule latéral ; 4, corne sphènoïdale ou temporale ; 5, corne occipitale : 6, carrefour du ventricule latéral ; III, ventricule moyen (3* ventricule) ; IV, quatrième ventricule.

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Fis. 226.

Vloule des cavilés ventriculaires (vu de côté).

1 , corne frontale du ventricule latéral ; 2, empreinte du sillon opto-strié ; 3, corne occipitale; 4, corne temporale; 5, carrefour ventriculaire ; 6, ventricule moyen ; 7, quatrième ventricule ; 8, canal central delà moelle épinière ; 9, vulve; 10, recessus opticus ; 11, infundibulum du 3° ventricule; 12, trou de Monro ; 13, commissure moyenne; 14, empreinte du corps godronné ; to, anus.

d'avant en arrière : 1° une saillie gris-rougeàtre antéro-ex terne en forme de virgule à grosse extrémité (tète), tournée en avant et dont la queue va en s'efïilant vers le carrefour, noyau caudé ou intra-ventriculaire du corps strié (23, fig. 222) ; 2" une saillie blanchâtre triangulaire (18, fig. 225), couche optique qui présente en avant une sorte de petit mamelon, corpus album subrotondum (Vieussens), tuberculum anterius (Vicqd'Azyr).

Mais seule la partie de la couche optique comprise

entre le sillon opto-strié et le sillon choroïdien entre dans la constitution du plancher ventriculaire; ses 2/3 internes, compris entre le sillon choroïdien et les tœnia thalami sont eh effet extra-ventriculaires, et recouverts par la toile choroïdienne et le corps du trigone. En dedans du sillon choroïdien de la couche optique le plancher ventriculaire est constitué par la face supérieure du trigone cérébral qui s'appuie sur la face supérieure de la couche optique, et le long duquel courent les plexus choroïdes des ventricules latéraux.

Entre le corps strié et la couche optique existe un sillon oblique d'avant en arrière et de dedans en dehors et arqué sur lui-même, sillon intermédiaire ou opto-strié, qui loge un tractus blanchâtre d'une nature complexe.

Fig. 221. — Coupe sagittale médiane de l'encéphale (Photographie).

On y voit : la face interne de l'hémisphère. Au centre le corps calleux au-dessous duquel on découvre la cavité du ventricule latéral, et, plus bas, le trigone longé à sa face inférieure par la toile choroïdienne ; au-dessous, la paroi latérale du ventricule moyen, avec, en arrière, la glande pinéale et, en avant, la commissure blanche. — Plus bas, on voit la coupe des pédoncules, du Pont et de la Moelle allongée en avant ; en arrière, celle des tubercules quadrijumeaux et du cervelet ; au centre, l'aqueduc et le 4° ventricule. A la base, en avant des pédoncules, on découvre le chiasma optique et L nerf olfactif.

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11 contient en allant de la superficie à la profondeur : 1° un petit ruban blanchàhe, Lame cornée, Stria cornea (32, fig. 217), formée par un épaississement de l'épithélium épendymaire doublé de quelques fibres nerveuses; 2° la Veine du corps strié (33, fig. 217), qui chemine au-dessous de la lame cornée, reçoit des alïluents du corps strié et la veine du septum lucidum et finalement, traverse le trou deMonro pour se jeter dans les veines de Galien ; 3° un nouveau ruban blanchâtre, Bandelette semicirculaire , Tœnia semiçircularis (20, fig. 225), qui, de l'extrémité antérieure de la couche optique, se porte vers l'extrémité antérieure de la corne sphénoïdale, après avoir embrassé comme dans une demi-ceinture, le pied de la couronne rayonnante de Reil. Le tractus logé dans le sillon opto-strié doit être considéré comme un faisceau blanc qui contient dans son épaisseur la veine du corps strié.

- Vue de la bandelette cornée, du tœnia semi-circularis et de la veine du corps strié (20 et 21).

tubercules quadrijumeaux ; 2, valvule de Vieussens; 3, pédoncules cérébelleux supérieurs; 4, 12, pédoncules cérébelleux moyens ; 5, pédoncules cérébraux ; 0, sillon latéral de l'isthme ; 7, 11, ruban de Reil ; 8, cordon s'étendant du testis au coi-ps genouillè inlerne; 9, frein de la valvule de Vieussens; 10, lame grise de la même valvule; 13, centre blanc du cervelet; 14, corps rhomboïdal du même organe; 15, commissure postérieure du cerveau ; 16, pédoncules de la glande pinéale ; 17, glande pinéale renversée en avant; 18 et 19, couche optique; 20, tœnia semi-circularis; 21, veine du corps slrié; 22, piliers antérieurs de la voûte entre lesquels on voit la commissure antérieure du cerveau ; 23, corps strié ; 24, septum luridum avec le ventricule de la cloison.

Les fibres qui le composent naîtraient selon Luys, du ganglion olfactif de la couche optique, et selon Meynert, de la tête du noyau caudé. — Schwalbe, au contraire, lui assigne pour origine le pilier du trigone et le fond de la partie antérieure de la corne frontale. — Ce qu'il y a de certain c'est que le tœnia semi-circularis se recourbe en arrière avec la queue du noyau caudé, l'abandonne alors pour suivre le plafond de la corne sphénoïdale, reçoit chemin faisant des libres de la couche optique et se termine dans le noyau amygdalien qui occupe l'extrémité du lobe temporal et n'est qu'une dépendance de la circonvolution de l'hippocampe.

Le tœnia semi-circulaire n'est donc qu'une voie d'irradiation cortico-optique propre au lobule de l'hippocampe, comme le trigone, et fait partie du rhinencéphale.

Les plexus choroïdes du ventricule latéral qui s'étendent des trous de Monro jusque dans la corne sphénoïdale ne sont qu'une expansion de la toile choroïdiennc.

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— Ces plexus pénètrent dans les ventricules latéraux par la fente que forme le bord externe du trigoae en venant s'appliquer sur la couche optique correspondante, mais il est à remarquer que la paroi ventriculaire rie présente pas de solution de conti-

Fig. 228. — Coupe frontale de la tête passant par les apophyses mastoïdes et le bourrelet du corps calleux. Ventricules latéraux. Corne d'Ammon. Plancher du 4e ventricule.

1, sinus longitudinal supérieur; 2, faux du cerveau ; 3, écorce du cerveau ; 4, sinus longitudinal inférieur; 5, centre ovale ; 6, glande pinéale; 7, corne d'Ammon; 8, corps calleux (bourrelet); 9, cuir chevelu; 10, paroi du crâne; H, ventricule latéral (carrefour); 12, tœnia semi-circulaire; 13, corps bordant . 14, tubercules quadrijumeaux ; 15, tente du cervelet; 16, corps denté du cervelet; 17, écorce du cervelet; 18, sinus latéral; 19, substance médullaiie du cervelet; 20, cellules mastoïdiennes; 21, plancher du 4e ventricule; 22, dure-mère ruchidienne fendue et épinglée; 23, face postérieure de la moelle épinière;24, ganglion rachidien ; 25, ligament dentelé ; 26, apophyse transverse de l'atlas; 27, artère vertébrale; 28, nerfs du trou déchiré postérieur; 29, nerf acoustico-facial .

nuité à ce niveau. — La fente que nous venons d'indiquer répond en effet à la scissure que le prolongement de la faux primitive se creuse sur la face interne des hémisphères, dont les parois sont refoulées ainsi et considérablement amincies (réduites à l'épithélium épendymaire), mais non détruites. — On comprend dès lors que les plexus choroïdes des ventricules latéraux qui ne sont qu'un lacis de capillaires pelotonnés et formant dans leur ensemble un tractus rougeàtre et granuleux, ne soient pas en réalité dans la cavité des ventricules (fig. 236, p. 335) bien qu'ils reposent sur leur plancher ;

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ils sont seulement invaginés dans cette cavité dont les sépare une couche épithéliale de recouvrement de nature épendymaire, adhérente d'une part au bord externe du trigone et de l'autre au sillon choroïdien du thalamus.

Bord interne. — Il est formé en avant par le septum lucidum où il représente une véritable face, et en arrière par l'union sur la ligne médiane du corps calleux et du trigone.

Bord, externe — Il résulte de la rencontre et de l'union de la paroi supérieure (corps calleux) et de la paroi inférieure (libres divergentes du corps strié).

Corne frontale. — Elle se présente sous la forme d'une dépression plus ou moins profonde selon les sujets, dépression formée par la concavité du genou du corps calleux qui circonscrit en avant la tète du noyau caudé (4, fig. 229; ca,

Fig. 229. — Goupe longitudinale verticale à travers l'hémisphère gauche, montrant le ventricule latéral

avec ses trois cornes.

I. 2, portions inlra et extra-venlriculaires du corps strié séparées par 3, capsule interne; i, origine de la corne frontale; 5, corne occipitale ; 6, ergot de Morand ; 7, corne sphénoïdale ; 8, corne d Ammon ; 9, plexus choroïdes; 10, corps calleux; II, commissure blanche antérieure; 12, lobe frontal; 13, lobe sphénoïdal ; 14, lobe occipital ; 15, fond de la scissure de Sylvius.

fig. 220). Elle s'abaisse en avant, et chez l'embryon comme d'une façon perma nente chez certains animaux à lobe olfactif bien développé (Cheval, Chien, etc ), elle communique avec la cavité du lobe olfactif.

Corne occipitale (1) — Le prolongement occipital, corne occipitale, cavité digitale ou ancyroïde (5, fig. 218 ; o, fig. 229; cp, fig. 233) part de la cavité du ventricule latéral au niveau du bourrelet du corps calleux (angle postérieur du carrefour ventriculaire), et s'enfonce directement en arrière dans l'épaisseur du lobe occipital, sous la forme d'une cavité en doigt de gant légèrement courbée sur elle-même en dedans.

Ce prolongement représente une cavité prismatique et triangulaire. On lui décrit : une face supérieure formée par la partie postérieure de la corne occipitale du corps calleux ou forceps major ou posterior qui fait quelquefois

(1) La corne occipitale est spéciale à l'Homme, aux Singes, aux Phoques, aux Marsouins, c'est-a-dire qu'elle n'existe que lorsque le lobe occipital du cerveau est développé.

Debiebue. — 21.

saillie dans la corne (bulbe de la corne occipitale) ; une face inférieure légèrement, bombée par suite de la saillie d'un faisceau blanc longitudinal, fasciculus longitudinalis inferior de Burdach, qui fait partie de la masse blanche constituant

le lobe occipital et formant le plancher de la cavité ancyroïde; — une {ace interne qui présente une saillie blanche conoïde, de volume variable selon les sujets, et qui fait défaut chez quelques-uns (Wenzel, Longet, etc.), Ergot de Morand, Calcar avis, Petit hippocampe (6, fig. 229 ; 10, fig. 234). Cette saillie correspond à une région de la surface de l'hémisphère fortement déprimée par la scissure calcarine, mais ce n'est pas une circonvolution retournée comme on a l'habitude de le dire. — Sa face inférieure se Confond avec la paroi de la corne occipitale et sa base se perd dans l'angle que forme à cet endroit la rencontre du bourrelet du corps calleux et l'origine de la corne d'Ammon.

Corne sphenoïdale. — Le plus considérable des prolongements du ventricule latéral, la corne sphenoïdale, temporale ou réfléchie (1, fig. 229), se détache de celui-ci au même niveau de la corne occipitale, c'est-à-dire au niveau du carrefour, mais se recourbe aussitôt en bas pour pénétrer dans le lobe sphénoïdal qu'elle parcourt en s'enroulant pour ainsi dire autour du pédoncule cérébral correspondant qu'elle embrasse par son bord interne. Aplatie de haut en bas et incurvée sur elle-même en dedans, on lui décrit deux faces, deux bords et deux extrémités.

La paroi supérieure (Tap, fig. 230), légèrement concave, est formée par le prolongement sphénoïdal du corps calleux ou tapetum (tapis de Reil).

On y voit de dehors en dedans: l'extrémité réfléchie du noyau caudé qui, au niveau du noyau amygdalien, dévie pour s'unir au putamen du noyau lenticulaire du corps strié (N.c.q, fig. 230); la partie sphénoïdale du taenia semicircularis (T, fig. 230), qui va se perdre en rayonnant dans le noyau amygdalien ; la partie inférieure de la couche optique doublée du pédoncule cérébral et de la bandelette optique allant se perdre à ce niveau dans les corps genouillés (R.b.e et R.b.i, lig. 230).

Fig. 230.

pour i

Coupe horizontale du lobe temporal ager la paroi supérieure du ventri-

cule latéral (l'hémisphère est renversé).

d, chiasma optique; 2, infundibulnm ; 3, tubercule mamillaire ; 4, pédoncule cérébral; 5, bourrelet du corps calleux; 5, pilier postérieur du trigone ; Lo, lobule olfactif; L.or, lobe orbilaîre ; Re, racine externe de la bandelette olfactive ; Ep, espace perforé latéral ; Na, noyau amygdalien ; Bo, bandelette optique ; Ncq, queue du noyau lenticulaire ; T, taenia semi-circulaire ; Rbe, racine blanche externe de la bandelette optique; Rbi, racine blanche interne ; Tap, tapétum ; E, écorce du cerveau ; Co, centre ovale.

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La paroi inférieure est voilée par les plexus choroïdes. — Elle présente trois formations curvilignes et concentriques, qui sont de dehors en dedans : 1° la Corne d'Ammon; 2° le Corps bordant; 3° le Corps godronné.

t° La Corne d'Arnmon, Pied d'hippocampe, Grand hippocampe, Corne de bélier (8, fig; 229 ; 8, fig. 231, cm, fig. 233 et o, tig. 234), est une grosse saillie blanche cylindroïde qui décrit une courbe semi-annulaire à concavité tournée en dedans. Elle se termine en avant par uneextrémitéépaissieel élargie présentant trois à quatre bosselures séparées par des sillons. — Cette disposition, qui rappelle vaguement l'aspect d'une griiïe d'animal, a valu à la corne d'Ammon le nom de pied d'hippocampe.

Sa longueur, mesure de 4 à 5 centimètres.

Libre par sa face supérieure qui fait saillie dans la cavité du ventricule, Àleeus, elle est recouverte par une lame blanche qui provient de l'épanouissement de la partie externe du pilier postérieur du trigone ; — adhérente par sa face inférieure, elle Jait corps avec la circonvolution de l'hippocampe qui lui forme une sorte de lit, Subiculum de la corne d'Ammon. — Son bord externe reste séparé de la partie plane du plancher sphénoïdal par un sillon, le diverticule du subiculum ou sillon collatéral de la corne d'Ammon. Son bord interne est bordé par la Bandelette de l'hippocampe ou Corps bordant et loge dans sa concavité le Corps godronné. Son extrémité antérieure se continue au niveau du crochet (uncus) avec la circonvolution de l'hippocampe, et son extrémité postérieure affecte des connexions intimes avec le pilier postérieur du trigone cérébral.

La corne d'Ammon n'est autre chose qu'une circonvolution (circonvolution de l'hippocampe) dont la partie blanche fait saillie sur le plancher du ventricule latéral (5, fig 234). Elle diffère surtout de l'écorce cérébrale en ce que les deux couches de cellules pyramidales sont en quelque sorte confondues en une seule, celle des petites cellules s'étant enfoncée dans celle des grandes (Voy. K. Schàffer, Arch. /'. mikr. Anat. XXXIX, p. 611, 1893). Son subiculum est en outre

%. 231. — Coupe horizontale du lobe temporal pour découvrir la formation ammonique après renversement en arrière du lobe temporal (Photographie),

bandelette olfactive; 2, espace porforé latéral; 3, tubercule mamillaire; 4, féale du B chat (partie latérale) ; 5, coupe du pédoncule cérébral présentant le locus niger, le noyau rouge, l'aqueduc de Sylvius et les noyaux gris des éminences bigéminées; 6, l'ascia. cinerea remontant autour du bourrelet du corps calleux ; 7, bourrelet du corps calleux ; S, corne d'Ammon; 9} corps bordant ; 10, cavité du Ventricule latéral (carrefour); H, pulviiiar de la couche optique ; 12, corps genouillés; 13, locus niger ; 14, bandelette optique ; 15, glande pituitaire; 16, tète du noyau caudé ; 17, corne frontale du ventricule latéral ; 18, centre ovale de l'hémisphère.

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remarquable par le puissant développement de ses grandes cellules pyramidales. Comme le corps godronné, elle appartient aux centres olfactifs.

Il nous reste enfin à faire mention d'une éminence accessoire et inconstante située sur le plancher de la corne sphénoïdale au-dessus et en dehors de la corne d'Ammon, Cuissart de Malacarne, Eminence collatérale de Meckel, Accessoire du

Fig. 232. — Face latérale interne de l'hémisphère droit du cerveau. Les formations ammoniennes.

01, lobule olfactif; SSF, scissure sous-frontale; SSp, scissure sous-pariélale ; 0, scissure pariéto-occipitale interne; F". F', circonvolution frontale interne; Pa, lobule paracentral ; P, lobule carré ; eu, cunéus ; c, e1, c2, corps calleux; Se, sinus du corps calleux; v, ventricule latéral; Cl, noyau caudé ; Op, couche optique; Cal, calotte du pédoncule cérébral ; 1, infundihulum du 3° ventricule; 2, noyau rouge de la calotte; 3, glande pinéale ; 0, corps godronné; 7, espace sous-calleux; 8, sinus du corps godronné; 9, corps bordant ; 10, taenia semi-circularis ; 11, pied du pédoncule cérébral ; 12, locus niger ; 13, bandelette du crochet; 14, crochet de l'hippocampe; 15, tubercule mamillaire ; 16. pilier antérieur du trigone; 17, espace perforé latéral; 18, trou de Monro et fenle choroïdienne ; 19, commissure blanche antérieure; 20, bandelette diagonale ; 21, bec du corps calleux ; 22, traclus de Lancisi.

pied d'hippocampe de Vicq d'Azyr, résultat de la pénétration et du relief de la quatrième circonvolution temporale dans la corne temporale.

On a assez fréquemment signalé la sclérose ou l'atrophie de la corne d'Ammon dans l'épilepsie, mais la corne d'Ammon n'est pas le siège exclusif de la sclérose chez les épileptiques (Ch. Fèré, Epilepsies et epileptiques, 18y0, p. 441). Dans la démence sénile, Beliakofl y a noté une prédominance des lésions scléreuses, et Chvostek l'a rencontrée considérablement atrophiée dans un cas de paralysie agitante. Chez les aliénés j'ai constaté qu'elle était souvent très atrophiée.

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2° Corps bordant. — Le long du bord concave de la corne d'Ammon, on trouve une lamelle blanche qui en suit la courbure, c'est le Corps bordant, Corps bordé, Corps frangé, Bandelette ou Tœnia de l'hippocampe, Fimbria (9, fig, 232 ; 8, fig. 234; fi, lîg. 235). — Cette bandelette représente le prolongement du pilier postérieur du trigone avec lequel elle se continue par son extrémité supérieure ; par son extrémité inférieure elle se perd dans le crochet de l'hippocampe. — Son bord externe se continue avec le revêtement blanc de la corne d'Ammon; son bord interne, légèrement concave et entièrement libre, répond à la partie

Fig. 234. — Plancher du ventricule latéral gauche. Corne d'Ammon

j écorce grise de l'hémisphère ; 2, centre ovale de l'hémisphère; 3, noyau amygdalien; i, cavité du ventricule ; 5, corne d'Ammon ; 6, pied d'hippocampe; 7, corps godronné; 8, corps bordant ; 9, circonvolution de l'hippocampe ; 10, ergot de Morand.

Fig. 233. — Corps opto-striés, vus d'en haut, et corne d'Ammon après ablation du corps calleux et du fornix.

bk, partie antérieure du corps calleux ; cd, corne frontale du ventricule latéral ; st. noyau caudé du corps strié; se, taenia semi-circulaire; th. couche optique; cm, ventricule moyen ; r, glande pinéale ; fx\ pilier postérieur du trigone coupé et rabattu ; ep, corne occipitale du ventricule latéral ; vk, ergot de Morand ; ci, corne temporale du ventricule latéral; am, corne d'Ammon.

latérale de la fente de Bichat. A la face inférieure du corps calleux les deux corps bordants ou piliers postérieurs du trigone, qui vont bientôt s'unir pour constituer la bandelette géminée (corps du trigone), s'envoient réciproquement les fibres blanches transversales qui contribuent à former la lyre.

3° Corps godronné. — En soulevant le corps bordant, on aperçoit au-dessous et en arrière de lui, une autre

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bandelette de -couleur grise, située comme la précédente dans la courbure de la corne. d'Ammon ; c'est le Corps godronné, Corps denté, Fascia dentata (6, fig. 232 et 7, lig. 234). Son bord externe adhère à la concavité de la corne d'Ammon; son bord interne, concave et libre, présente une série de douze à quinze petites échancrures qui lui donnent un aspect festonné, d'où le nom qu'on lui a donné de corps godronné. Sa face inférieure est séparée de la circonvolution de l'hippocampe par un sillon très étroit et profond, le sillon de l'hippocampe (8, lig. 232). — Son extrémité antérieure se constitue avec le revêtement cortical du crochet de l'hippocampe, après s'être dégagé du sillon qui sépare la circonvolution de l'hippocampe de son crochet et après être remontée sur la face interne du crochet sous la forme d'une bandelette lisse de couleur cendrée, bandelette du crochet (13, fig. 232), ainsi que l'a bien spécifié Giacomini (1884). Le corps

godronné est remarquable par ses grandes cellules pyramidales radiées, mais surtout par une bande de cellules ovoïdes avec d'énormes noyaux que l'on a appelée le strate nucléaire.

En arrière, le corps godronné change un peu d'aspect. Avant d'arriver au bourrelet du corps calleux, il est moins ondulé, moins bosselé et s'éloigne du corps bordant. A ce moment il change de nom, et on l'appelle Fascia cinerea (fig. 231 et 232). Sous cette forme il monte obliquement en haut et en arrière pour atteindre le splénium du corps calleux, contourne ce splénium et, arrivé ainsi sur la face supérieure du corps calleux, il se continue avec les tractus longitudinaux ou nerfs de Lancisi et les tceniœ tectse (si fig. 193 et fig. 232). Au moment où il s'éloigne du corps bordant, il reste séparé de la circonvolution de l'hippocampe par un petit espace où l'on voit assez souvent trois ou quatre petites saillies irrégulières qui, étudiées dans ces derniers temps par Mathias Duval, Zukerkandl, Retzius et Giacomini, paraissent être des circonvolutions sous-calleuses rudimentaires, homologues aux circonvolutions sous-calleuses si développées chez certains Mammifères.

Le plus souvent le triangle sons-calleux (7, fig. 232) reste lisse. Selon Brissaud, il est composé par les fibres du trigone qui vont former l'alveus.

Le sillon de l'hippocampe est la partie inférieure du sillon d'Ammon. 11 est, étroit, mais très profond En refoulant la paroi ventriculaire il donne lieu à la corne d'Ammon. Il est fermé, car ses deux lèvres sont unies par le prolongement de la pie-mère qui s'y enfonce. En arrière, il se continue avec le sillon du corps calleux, en avant avec le sillon de l'uncus. La substance réticulée d'Arnold de la circonvolution de l'hippocampe pénètre dans ce sillon sous la forme d'une lame blanche, Lame contournée, qui s'enroule autour du corps godronné.

La corne d'Ammon et la fascia dentata sont deux circonvolutions cérébrales accolées entre elles par leur couche moléculaire, parce que le sillon de l'hippocampe qui los sépare n'est pas ouvert et ne laisse passer qu'un simple feuillet de pic-mère par l'intermédiaire duquel les deux circonvolutions adhèrent entre elles.

Ci, cavité ventriculaire; i\ écorce grise de la circonvolution de l'hippocampe ; //. circonvolution de l'hippocampe recouverte de la substance réticulaire blanche ; fd, circonvolution godronnée ; si, alveus de la corne d'Ajnmon ; fi, corps horlant.

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La corne d'Ammon, sur une coupe transversale, a la forme d'une S iliaque. L i crosse inférieure répond à la circonvolution de l'hippocampe, la crosse supérieure à la corne d'Ammon. Dans la concavité de celle-ci vient se loger la circonvolution godronnée, qui n'est qu'une circonvolution avortée et profondément modifiée. Ces deux circonvolutions sont en quelque sorte emboîtées l'une dans l'autre (fig. 235, 236 et 237), de telle façon qu'au niveau du hile de la circonvolution godronnée, il y a deux écorces cérébrales superposées, et que, pour arriver au pilier postérieur du trigone auquel elles sont destinées, les fibres de la circonvolution godronnée sont obligées de traverser l'écorce de la corne d'Ammon.

Etudiée par Meynert, Toldt et Kahler, Obersteiner, Giacomini, Mathias Duval, etc., et plus récemment à l'aide de la méthode chromo-argentine par Golgi, Sala, Cajal,

Fig. 236. — Coupe transversale de là région ammonienne

Schàffer, la corne d'Ammon ne diffère du reste de l'écorce cérébrale que par la complexité de sa couche moléculaire et par la simplicité de ses couches profondes.

On lui a décrit 7 couches qui sont de la superficie â la profondeur : 1° la lame médullaire ou lamina medullaris involuta ou circonvoluta qui correspond au réseau d'Exner ; 2° la couche moléculaire, stratum moleculare ; 3e la couche lacunaire, stratum lacunosum ; 4° la couche radiaire, slralum radiatum ; 5° la couche des cellules pyramidales, stratum lucidum ; 6° W stratum oriens; 7" l'alveus, recouvert de l'épendyme.

La lamina irwoluta, le stratum moleculare, le stratum lacunosum et le stratum radiatum rentrent dans la couche moléculaire du reste du manteau cérébral ; le stratum lucidum répond à la couche des petites et grandes cellules pyramidales, le stratum oriens à la couche des cellules polymorphes, et l'alveus à la substance blanche de l'écorce des autres régions.

Le stratum moleculare et la substance réticulaire d'Arnold, reçoivent ics arborisations terminales du panache dendritique des cellules pyramidales et contiennent des cellules du type II de Golgi.

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Le stratum lacunosum renferme des fibres à myéline et des petites cellules à dendrites ascendantes et descendantes, et dont le cylindre-axe monte ses ramilles jusqu'à la couche moléculaire.

Le stratum radiatum, presque exclusivement constitué par l'ensemble des panaches ascendants des cellules pyramidales (Golgi, Sala, Schàfîer, Cajal), est limité en haut par le stratum lacunosum et en bas par la couche des cellules pyramidales ; il conlient des cellules du type II de Golgi, dont le cylindre axe se porte vers le stratum lacunosum et

ri

Fig. 237. — Coupe transversale de la région ammonienne pour montrer la structure de la corne d'Ammon et de la circonvolution godronnée (Henle)

Fi, fimbria ; Fd, corps godronné ; H, circonvolution de l'hippocampe; Gh, scissure de l'hippocampe; 1, alvéus de la corne d'Ammon ; 2, 3, 4, stratum oriens et stratum radiatum (grandes cellules pyramidales); o, stratum moléculaiie; 6, lamina circonvoluta ; 9, 9', grains de la circonvolution godronnée.

les dendrites vers le stratum oriens, et des cellules fusiformes ou triangulaires dont le cylindre-axe descend dans la couche des cellules pyramidales.

La couche des cellules pyramidales forme une zone large et plus ou moins bien limitée. Les cellules sont pourvues de dendrites ascendantes et descendantes. Les dendrites descendantes (racines de Golgi) vont se ramifier dans le stratum oriens ; les dendrites ascendantes (tiges de Golgi) montent sans se ramifier à travers la couche des cellules pyramidales et vont prendre leurs rameaux dans le stratum radiatum et jusqu'aux confins de la couche moléculaire. Ces dendrites sont hérissées d'épines. Le cylindre-axe naît du corps de la cellule ou d'une grosse dendrite, traverse le stratum oriens en lui abandonnant une ou plusieurs collatérales, et va constituer une fibre de l'alveus. Dans la région godronnée de la corne d'Ammon, les cellules pyramidales deviennent très grandes, cellules pyramidales géantes, et leurs dendrites hérissées d'épines vont s'emboîter avec les rosaces des fibres moussues émanées des grains de la

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circonvolution godronnée (Cajal). Leur cylindre-axe va former une fibre nerveuse de l'alvéus et du pilier postérieur du trigone, et envoie une ou deux grosses collatérales ascendantes qui s'arborisent dans le stratum oriens, puis traversent le stratum radiatum, se couchent dans le stratum lacunosum et se continuent avec une fibre à myéline qui se porte vers le subiculum où elle se termine par des ramifications libres.

Le stralum oriens est composé de cellules polymorphes. On y trouve : a) des cellules fusiformes irrégulières ; 6) des cellules à cylindre-axe ascendant ; c) des cellules à cylindre-axe descendant ; d) des cellules à cylindre-axe horizontal. Les cellules à cylindre-axe descendant sont des cellules pyramidales erratiques. Les cellules à cylindre-

Fig. 238. — Coupe transversale de la région de l'hippocampe et de la corne sphénuïdale du ventricule latéral (d'après Déjerine)

Fi, fimbria ; Cg, corps godronné ; e, épine de la fimbria ; B, fente choroïdienne ; Pch, plexus choroïdes ; Vsph, cavité du ventricule latéral; /(, scissure hippocampique ; Tap, tapetum ; Cing, cingulum; Py, cellules pyramidales delà corne d'Ammon ; G, G., couches des cellules ]jovoïdes du corps godronné: Alv, alveus.

axe horizontal sont du type II de Golgi (Sala, Schâlïer) ; leur cylindre-axe va se ramifier dans la couche des cellules pyramidales. Les cellules à cylindre axe ascendant sont de petites cellules fusiformes ou triangulaires ; tantôt leur cylindre-axe va se terminer en ramilles dans la zone moléculaire, tantôt il décrit un arc dans la couche des cellules pyramidales et se termine en arborisations autour de ces cellules. Les arborisations qui embrassent les cellules pyramidales viennent donc : a) des cellules à cylindre-axe arqué du stratum oriens : b) des cellules de Golgi a cylindre-axe horizontal du stratum oriens ; c) des cellules à cylindre-axe descendant du stratum radiatum.

Il y a en oulre dans l'épaisseur de la corne d'Ammon de nombreuses cellules nécrogliques.

Les fibres de la corne d'Ammon comprennent : a) les fibres de l'alvéus ; b) les fibres intra-corticales. Les fibres de l'alvéus sont formées par les cylindres-axes des cellules pyramidales (Golgi, Sala, Schàfîer) qui acquièrent leur gaine de myéline danslè

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stratum oriens; elles vont constituer le pilier postérieur du trigone. Les fibres intracorticales sont toutes formées par les branches des dentrites ou des cylindres-axes des cellules pyramidales, des cellules à cylindre-axe ascendant (cellules de Martinotli et cellules à cylindre-axe arqué de Cajal) du stratum oriens et des cellules de Golgi du stratum radiatum. Ces fibres forment trois feutrages superposés dans la couche moléculaire : 1° la lame médullaire contournée ; 2° le stratum lacunosum ; 3° le stratum radiatum. Enfin elles forment le feutrage péri-cellulaire de la couche des cellules pyramidales.

Les ramifications terminales d'un grand nombre de fibres centripètes qu'on rencontre dans la corne d'Ammon, viennent du lobe olfactif par la racine latérale.

Les fibres olfactives issues des cellules de l'écorce de l'Hippocampe (3° neurone olfactif) se rendraient par le faisceau olfactif de Zuckerkandl, en contournant le genou, dans l'écorce grise de la circonvolution de l'ourlet et, par la voie du trigone cérébral, jusque dans la corne d'Ammon et la fascia dentata. De la corne d'Ammon partent alors des fibres centrifuges qui se rendent, par le trigone, jusque dans le corps mamillaire et, par le trigone et le frein de la glande pinéale, jusque dans le ganglion de l'habénule (Kôlliker).

La membrane épendy maire qui tapisse l'alveus est composée d'une rangée de cellules cubiques qui, dans le jeune âge, envoie un prolongement qui traverse l'alveus, le stratum oriens et la couche des cellules pyramidales pour aller se perdre en se divisant dans la couche moléculaire (Cajal, Azoulay).

La circonvolution godronnée est une circonvolution avortée, enclavée dans la concavité de la corne d'Ammon, dont l'extrémité s'engage dans son intérieur (hile de la circonvolution godronnée). Aussi de la cavité ventriculaire au sillon de l'hippocampe comptet-on les couches suivantes : 1° l'alveus ; 2° couche des cellules polymorphes ; 3° couche des cellules pyramidales ; 4° couche moléculaire, toutes les quatre appartenant à la corne d'Ammon, et : 1° couche moléculaire ; 2° couche des grains (cellules pyramidales modifiées) ; 3° couche des cellules polymorphes, toutes les trois appartenant à la circonvolution godronnée.

La substance blanche de cette circonvolution est représentée par l'alveus et le pilier postérieur du trigone, mais cette substance n'est pas en contact immédiat avec l'écorce de la circonvolution godronnée, comme on le voit dans les autres circonvolutions du cerveau; elle en est séparée par une deuxième écorce, celle de la portion godronnée de la corne d'Ammon. Il résulte de cette superposition de deux écorces que lés fibres de la circonvolution godronnée sont obligées de traverser la portion de la corne d'Ammon incluse dans la circonvolution godronnée avant d'atteindre à leur destination.

La circonvolution- godronnée se compose des trois couches" fondamentales qu'on rencontre dans l'écorce et dans la corne d'Ammon, à savoir: 1° la couche moléculaire ; 2° la couche granuleuse ; 3° la couche des cellules polymorphes.

1° La couche moléculaire contient : a) des cellules analogues aux grains (grains égarés) ; b) des cellules de type II de Golgi, bien étudiées par Sala, et dont les dendrites et le court cylindre-axe s'arborisent dans la couche moléculaire, les dendritos les plus volumineuses atteignant pourtant la couche des cellules polymorphes.

Les fibres langentielUs de la couche moléculaire forment le stratum marginale de Meynert ; elles proviennent des ramifications terminales et collatérales de l'alveus (Cajal).

2° La couche des grains (stratum granulosum) est constituée par plusieurs rangées de cellules ovoides serrées les unes contre les autres et très pauvres en protoplasma. Ce sont des cellules qui doivent être homologuées avec les cellules pyramidales de l'écorce. Leur panache dendritique épineux s'insère d'ordinaire sur le corps cellulaire et se termine aux confins de la zone moléculaire ; leur cylindre-axe traverse la couebe des cellules polymorphes auxquelles il abandonne des ramilles, puis atteint la région godronnée de la corne d'Ammon; là, il en traverse la couche moléculaire, arrive dans

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la couche des cellules pyramidales où il se transforme en fibre moussue qui envoie des ramilles embrassant les dendrites radiaires des cellules pyramidales géantes et, suivant Cajal, se termine à ce niveau, tandis que selon Sala et Schàfier, il traverse toute la région godronnée de la corne d'Ammon et va se continuer dans l'alveus et la lame médullaire contournée.

3° La couche des cellules poly morphes est limitée en haut par le stratum granulosum et en bas par la couche moléculaire de la région godronnée de la corne d'Ammon. Elle comprend : a) des cellules à cylindre axe ascendant et arqué se terminant par des ramilles supragranulaires et intergranulaires; b) des cellules à cylindre-axe descendant qui traverse la couche moléculaire et la couche des cellules pyramidales de la région godronnée de la corne d'Ammon pour se continuer avec une fibre de l'alveus; c) des cellules du type II de Golgi.

On trouve enfin dans la circonvolution godronnée des

cellules névrogliques, les unes étoilées ou araignées, les autres ovoïdes siégeant dans le stratum granulosum et la couche des cellules polymorphes et émettant par l'un de leurs pôles un prolongement radiaire qui traverse le stratum granulosum et va se terminer en un panache de rameaux recourbés et boutonnés dans la couche moléculaire.

Par les tractus du corps calleux, les corps godronnés descendent dans les pédoncules du corps calleux, c'est-à-dire dans le champ olfactif, pour aller se continuer avec les origines du nerf olfactif, notamment la bandelette diagonale (Trolard) et la racine olfactive interne (Folleville, Meynert). On conçoit maintenant que l'on ait regardé la circonvolution ammonique et la circonvolution godronnée comme les centres corticaux de Polfaction, puisque la circonvolution de l'hippocampe ou ammonique va se continuer avec celle du corps calleux, et la circonvolution godronnée avec les tractus du corps calleux ou circonvolution sous-limbique, constituée par de la substance grise traversée par des fibres blanches, disposition structurale qui lui donne l'aspect réticulé — La circonvolution godronnée (fascia dentata et tractus) paraît donc être, chez l'Homme, une circonvolution olfactive en voie d'atrophie.

La Fascia dentata est plus ou moins développée; parfois très apparente, d'autres fois complètement cachée dans le sillon de l'hippocampe.

La Fascia cinerea, très réduite d'ordinaire, dans l'espèce humaine, peut, dans certains cas, reprendre beaucoup de son importance en présentant un volume et une surface tourmentée, très godronnée, que Tarin et Vicq-d'Azyr avaient déjà remarqués. Or, comme chez les Mammifères inférieurs aux Primates, comme nous l'avons vu IVoy. Bôle, Le lobe limbique chez l'Homme et, chez les Mammifères fThèse de Lille, 1893) et comme Retzius, Zuckerkandl, Giacomini, Tenchini et Negrini l'ont indiqué aussi, ce corps est représenté par une petite circonvolution coudée sous le splénium du corps calleux (circonvolution sous calleuse) qui s'unit d'un côté au fascia dentata et se continue de l'autre avec les tœnia tectx, on voit de suite la valeur de cette formation pour déceler le caractère morphologique du corps godronné et ses rapports avec le lobe limbique de P. Broca. L'exagération de la fascia cinerea et de ses éminences n'est donc qu'un rapprochement atavislique avec le cerveau des Mammifères ordinaires.

La fascia dentata croit chez les Mammifères avec le développement du Rhinencéphale, comme la commissure blanche antérieure et le fornix. Chez les Anosmatiques complets (Hyperodon rostralus, Monodon monocerus) elle est absente; elle est rudimenlaire

Fig. 239. — Les grandes cellules pyramidales de la corne d'Ammon.

C, cellules pyramidales ; r, stratum radiatum ; l, stratum laciniosum et lacunosum ; m, substance réticulaire blanche.

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chez le Phoque (Al. Hill, Philos. Trans. 1893, p. 389). Elle peut faire défaut chez les Microcéphales ; c'est ce qu'a observé Mierjeiwski en 1872.

Après ce que nous avons dit de la structure de la corne d'Ammon, la signification morphologique de la formation ammonienne devient facile à trouver. Avec Mathias Duval, nous devons admettre ici deux circonvolutions, l'une supérieure, rudimentaire, la circonvolution godronnée (fd, flg. 237), l'autre inférieure, la circonvolution de l'hippocampe (H, fig. 237). Entre les deux, il y a un sillon comme dans le reste de l'écorce, où un sillon sépare toujours deux circonvolutions voisines, c'est la fissure de l'hippocampe, ou sillon d'Ammon (GH, flg. 237), dont la présence détermine la saillie ventriculaire appelée corne d'Ammon. Au niveau du bourrelet du corps calleux, la circonvolution de l'hippocampe se continue avec la circonvolution du corps calleux pour constituer avec elle le lobe limbique, et la circonvolution godronnée se continue avec les tractus de Lancisi pour former avec eux une circonvolution intra ou sous-limbique, qu'il serait peut-être même plus vrai de regarder comme la vraie circonvolution limbique, puisque c'est elle qui borde le limbe de l'hémisphère. (Voy. Mathias Duval, La corne d'Ammon (Arch. de Neurologie 1882) ; — G. Golgi, Rech. sur l'histologie des centres nerveux (Arch. ital. de Biologie, p. 103, t. IV, 1883) ; C. Giacomini, Fascia dentata du grand hippocampe (Arch. ital. de Biologie, p. 1, 205, 396, t. V, 1884) ; Trolard, Arch. de Neurologie, p. 183, 1891. — Bolle, Thèse citée, 1893).

Le bord externe de la corne sphénoïdale du ventricule latéral est formée par la réunion des parois supérieure et inférieure; il décrit une courbe parallèle à la branche externe de la scissure de Sylvius.

Le bord interne forme la partie latérale de la fente cérébrale de Bichat, limitée en haut par la face inférieure de la couche optique, en bas par la circonvolution de l'hippocampe. — Cette fente laisse pénétrer dans le ventricule latéral les plexus choroïdes, qui restent coiffés d'une lame d'épithélium épendymaire qu'ils ont refoulée ; d'où ils ne sont pas, à proprement parler, dans la cavité ventriculaire (fig. 240, et fig. 241). — Cet épithélium s'insère en haut sur l'extrémité réfléchie ou sous-pédonculaire du tœnia semi-circularis, en bas à une crête longitudinale, crête de la fimbria, que présente le corps bordant (Schwalbe). — Il s'ensuit qu'une partie de ce dernier et tout le corps godronné sont réellement en dehors des cavités ventriculaires.

L'extrémité antérieure de la corne sphénoïdale est un cul-de-sac qui se termine à 20 millimètres environ du sommet du lobe sphénoïdal , c'està-dire qu'elle répond à la partie autérieure de la fente de Bichat et qu'elle est très rapprochée de la scissure de Sylvius. On y voit un petit renflement qui répond au noyau amygdalien, situé dans la pointe du lobe temporel (3, fig. 234) et dépendance de l'écorce qui forme l'espace perforé Tatéral.

L'extrémité postérieure s'ouvre dans le carrefour du ventricule ou point de réunion des trois cornes.

La contracture précoce des hémiplégiques, a-t-on dit, pourrait être la conséquence des épanchements intra-ventriculaires aussi bien que le résultat d'hémorrhagies méningées. Mais si les épanchements séreux, sanguins ou purulents ventriculaires, survenant brusquement ou étant d'emblée très abondants, s'accompagnent de phénomènes convulsifs, cela tient â l'irritation de la capsule interne par la compression brusque des parois ventriculaires (Colty, Thèse de Paris, 1879). Aussi les épanchements peu abondants ou lentement développés ne s'accompagnent-ils pas de phénomènes convulsifs.

L'épendyme pourrait devenir le siège de l'inflammation (Barlhez et Rilliet) ; dans la paralysie générale, elle présente souvent des épaississements, des granulations. (Ducliet, Magnan, etc.).

Dans l'hydrocéphalie congénitale, les ventricules du cerveau sont énormément agrandis, et les hémisphères sont transformés en une sorte de poche à paroi mince. Dans ces cas, les trous de Monro sont assez grands pour laisser passer le doigt. Chez les vieillards, les ventricules latéraux sont plus grands que chez l'adulte. Je les ai trouvés très élargis à plusieurs reprises sur des cerveaux d'aliénés.

Dans ces derniers temps, on a proposé de pratiquer la craniectomie et le drainage des cavités ventriculaires dans l'hydrocéphalie congénitale.

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