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Vaisseaux du cerveau

Les artères de l'Encéphale viennent toutes, soit de la carotide interne, soit de la vertébrale, branche de l'artère sous-clavière. Les deux vertébrales, après s'être dégagées du canal transversaire, perforent la dure-mère entre l'atlas et le trou occipital et pénètrent dans le crâne par le trou occipital et gagnent la gouttière basilaire. Arrivées au sillon bulbo- protubérantiel, elles se réunissent en un tronc commun, le Tronc basilaire, qui, parvenu au bord supérieur de la protubérance, se bifurque et donne les deux artères cérébrales postérieures.

L'artère carotide interne sortant du sinus caverneux se redresse directement vers le cerveau et, à l'angle externe du chiasma optique, se divise en quatre branches, deux antérieures beaucoup plus grosses, deux postérieures plus petites. Les deux antérieures constituent la cérébrale antérieure et la cérébrale moyenne ou artère sylvienne; les deux postérieures, la choroïdienne antérieure et la communicante postérieure.

En s'unissant à la base du cerveau, les artères émanées des carotides et du tronc basilaire constitue un polygone, l'Hexagone de Willis, dont les deux côtés antérieurs sont formés par les Cérébrales antérieures, qui naissent de la carotide, se portent en avant vers le bec du corps calleux à la rencontre l'une de l'autre et s'unissent par une anastomose transversale de 2 à 3 millimètres de longueur, la Communicante antérieure. Les deux côtés latéraux sont représentés par les Communicantes postérieures qui viennent de la carotide, se portent directement en arrière et s'unissent, après un trajet d'environ 15 millimètres, aux cérébrales postérieures. Les côtés postérieurs de l'hexagone sont constitués par les Cérébrales postérieures qui résultent de la bifurcation du tronc basilaire. Les côtés antérieurs (artères cérébrales antérieures) ont environ 15 millimètres de longueur, les côtés latéraux (communicantes postérieures) également environ 15 millimètres, et les côtés postérieurs (cérébrales postérieures) 10 millimètres.

Le volume de l'hexagone de Willis n'est pas proportionnel à celui du cerveau. Deux encéphales de même poids peuvent avoir une surface de section artérielle d'une différence de près de moitié l'une de l'autre (Ehrmann, Loewenfeld), exactement comme 1 est à 1,8.

Anomalies. — a) Communicante antérieure : sur 57 sujets, 6 fois longue de 6 à 8 mil!., 12 fois courte au point qu'il y avait fusion des cérébrales (disposition

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constante* chez certains Singes, le Chien, le Cheval et l'Ane), 12 fois double, dont une très petite, 1 fois triple, 2 fois en forme d'y.

b) Communicante postérieure : 11 fois volumineuse avec cérébrale postérieure très petite, ce qui apparaît comme si la cérébrale postérieure provenait de la carotide, disposition normale du reste chez nombre d'animaux (Voy. Ehrmann, Thèse de Strasbourg, 1858; Lautard, Thèse de Paris, 1893). — Elle peut faire

Fig. 321. — [ Artères de la base de l'encéphale

A, A, lobes antérieurs du cerveau ; B, B, B, B, lobes postérieurs du cerveau; G, C, cervelet; D, bulbe rachidien ; E, protubérance annulaire; 1, 1, artère carotide interne; 2, 2. artère cérébrale antérieure ; 3, artère communicante antérieure (l'artère cérébrale moyenne est cachée dans la scissure de Sylvius) ; 4, 4, artère communicante postérieure ; 5, artère choroïdienne ; 0, artère vertébrale; 7, artère spinale antérieure; 8, artère cérébelleuse inférieure et postérieure; 9, tronc basilaire ; 10, artère cérébelleuse inférieure et antérieure; 11, artère cérébelleuse supérieure ; 12, artère cérébelleuse postérieure.

défaut et le système carotidien ne communiquer avec le système vertébral que par d'infimes artérioles anastomotiques.

Les artères vertébrales sont souvent asymétriques, 17 fois sur 57 sujets examinés par Ehrmann, mais sans qu'on puisse dire que' c'est la gauche qui l'emporte sur la droite et inversement, car si Mori a constaté que la gauche était plus volumineuse dans 20 °/° des cas, Loewenfeld a noté sur 61 sujets, que c'était au contraire la droite qui l'emportait le plus souvent (31 fois contre 24).

Les deux carotides internes égalent le double de la surface du tronc basilaire. 11 n'est pas vrai que la carotide gauche soit prépondérante comme l a voulu Fleury, qui attribuait à cette disposition le plus grand volume de l'hémisphère gauche

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du cerveau. Sur 57 sujets, Ehrmann a trouvé les 2 carotides égales 36 fois, 5 fois la gauche plus volumineuse, 16 fois la droite. Sur 125 sujets Loewenfeld a trouvé les carotides d'un égal volume 12 fois ; 31 fois la droite était plus large, 79 fois la gauche, et la plus grande différence atteignait jusqu'à 4 mill. de circonférence.

Les anomalies de l'hexagone sont plus fréquentes chez les aliénés. Frigeric, sur 37 cerveaux de fous, a noté 21 fois d'importantes anomalies des artères. Sur 35 cerveaux normaux et 35 cerveaux d'aliénés, Mori a trouvé 13 cerveaux sans anomalies chez les premiers et 2 seulement chez les seconds, 10 fois la cérébrale postérieure naissait de la carotide interne, 5 fois la communicante postérieure manquait (Rivista sp. di freniatria, 1894). Sur 71 cerveaux de criminels, Lombroso a signalé 26 fois des anomalies.

La distribution des vaisseaux du cerveau n'est bien connue que depuis les recherches d'IlEUBNEn (1872) et de Duret (1872-1874).

Les artères du cerveau peuvent être divisées en trois groupes : a, le système des artères corticales ou système artériel des circonvolutions ; — b, le système des artères centrales ou système artériel des ganglions centraux. — Ces deux systèmes n'ont entre eux que de rares et peu importantes communications; — aussi a-t-on considéré les deux systèmes comme indépendants l'un de l'autre; — c. le troisième groupe comprend les artères venlriculaires ou choroïdiennes.

Le système des artères corticales est constitué par les trois artères cérébrales, — celui des artères centrales par un grand nombre de petites artères émanées du cercle de Willis ou du pied des artères cérébrales.

a. Artères corticales. — Le sang est porté aux circonvolutions cérébrales par les trois artères cérébrales, cérébrale antérieure, cérébrale moyenne, cérébrale postérieure, qui irriguent chacune un département limité, bien que l'isolement ne soit pas aussi complet qu'on l'a admis, et que assez nombreuses sont les anastomoses situées à la périphérie des territoires artériels ; — d'autre part, les rameaux de ces artères départementales ne s'anastomosent que fort peu entre eux, de façon que chacun d'eux irrigue à son tour un territoire isolé. Cette disposition explique les nécrobioses localisées de l'écorce du cerveau à la suite d'oblitération de certains vaisseaux, soit par ombolie, soit par thrombose.

Selon Duret, la circulation artérielle des deux hémisphères est jusqu'à un certain point indépendante ; — sans doute les deux cérébrales antérieures sont réunies par la communicante antérieure et les cérébrales postérieures présentent quelques communications sur la ligne médiane, mais les sylviennes des deux hémisphères restent à peu près tout à fait indépendantes l'une de l'autre. En fait, la circulaiion d'un hémisphère peut communiquer avec la circulation artérielle de l'hémisphère opposé. Mais cette communication n'est pas constante, et lorsqu'elle existe, elle correspond à l'existence d'une artère médiane du corps calleux (artère en y) qui se rend par des branches de bifurcation à l'un et à l'autre hémisphère (Voy. Jules Looten, Rech. anat. sur la circulation artérielle du cerveau. Thèse de Lille, 1906).

J. Biscons (Rech. anat. et physiol. sur les artères cérébrales. Thèse de Bordeaux, 1900), a confirmé que le système des artères centrales paraît être indépendant du système des artères' corticales ; mais il remarque, en outre, que toules ces dernières ont entre elles de fines anastomoses (artères de la pie- mère).

Cette disposition vasculaire serait-elle spéciale au cerveau de l'Homme ?

Quoi qu'il en soit, G. Valenti et G. d'Abundo {Societa toscana di Science naturali in Pisa, 17 nov. 1889) ont annoncé que dans le fœtus du Lapin, du Chat, de la Brebis et

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Fig. 322. — Distribution de l'artère cérébrale moyenne (3).

circonvolution frontale supérieure (territoire de la cérébrale antérieure) ; 2, lobe occipital (territoire de la cérébrale postérieure).

du Bœuf, les vaisseaux de l'encéphale s'anastomosent largement en anses et en réseaux et il est facile d'injecter toutes les artères d'un hémisphère en poussant l'injection par une seuledes trois artèrescérébrales.

Département de la cérébrale antérieure. — L'artère cérébrale antérieure (volume : 2 mill. 5 de diamètre) contourne le genou du corps calleux (1, fig. 188) et suit la face interne de l'hémisphère en longeant à peu près le sillon calloso- marginal et se perd dans le lobule quadrilatère. — Indépendamment de quelques rameaux qu'elle fournit au corps calleux, au gyras fornicatus, aux piliers du trigone et à la faux du cerveau, elle émet trois branches qui irriguent autant

de territoires : 1" une antérieure, qui nait au niveau du genou du corps calleux et se rend dans la partie antérieure de la circonvolution frontale interne et dans le lobule orbitaire ; — 2° une moyenne, qui fournit à la partie postérieure de la circonvolution frontale interne, au lobule paracentral, et, passant à la surface externe de l'hémisphère, envoie des rameaux à la première et à la deuxième frontale, ainsi qu'à la partie supérieure des frontale et pariétale ascendantes ; 2° une postérieure, qui se distribue tout entière au lobule quadrilatère.

Département de la cérébrale moyenne. — L'artère cérébrale moyenne ou artère sylvienne (3, fig. 188) (volume 4 mill. 5 de diamètre), ainsi appelée parce que son territoire comprend la vallée de Sylvius et ses affluents, s'enfonce dans la scissure de Sylvius et arrivée au pôle de l'insula de Reil, elle se divise en cinq branches qui émergent de la scissure pour aller se distribuer aux circonvolutions environnantes. — La première se rend dans la circonvolution de Broca (territoire de l'aphasie); — la seconde se porte dans la frontale ascendante et le pied de la deuxième frontale; — la troisième se rend dans la pariétale, ascendante et le lobule pariétal supérieur; — la quatrième dans le lobule pariétal inférieur; la cinquième à la première temporo-sphénoïdale. Cette artère comprend donc dans son domaine tout l'appareil des signes (perception auditive et visuelle des mots, expression par la mimique, la parole et l'écriture). Ces branches, à leur origine, donnent de petits rameaux qui vont irriguer l'insula, l'avant-mur et le noyau amygdalien.

Département de la cérébrale postérieure. — Originaire du tronc basilaire, l'artère cérébrale postérieure (2, fig. 188) (volume 2 à 2,5 mill. de diamètre)"se dirige vers la

Fig. 323. — Distribution de l'artère cérébrale antérieure (1) et de la cérébrale postérieure (2) à la face interne de l'hémisphère.

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face interne du lobe occipital et se divise en trois branches : une antérieure qui se rend à la partie antérieure des circonvolutions temporo-occipitales ; — une moyenne, qui se distribue â la partie moyenne des mêmes circonvolutions ; — une postérieure, qui se rend aux circonvolutions du lobe occipital. L'artère occipitale mérite une mention spéciale ; elle est l'artère de la vision cérébrale et se divise en 3 rameaux : 1° un antérieur, artère de la scissure pariéto-occipitale ; 2° un moyen, artère ducunéus; 3° un postérieur, artère calcarine. Tous ces rameaux artériels rampent à la surface du cerveau dans l'épaisseur de la pie-mère où ils forment le réseau extrêmement riche de cette membrane essentiellement vasculaire. De la face profonde de ce réseau s'échappe une pluie d'artérioles qui s'enfoncent perpendiculairement dans l'épaisseur du cerveau

— Les unes, artères courtes ou corticales, s'épuisent dans la substance corticale en un chevelu d'une très grande richesse; les autres, artères longues ou médullaires, traversent la substance grise et s'enfoncent dan?

la substance blanche jusqu'au voisinage des noyaux centraux.

Comme l'a montré l*un de mes Prosecteurs, le Docteur Jules Looten, il est inexact de dire avec Duret que les artères sont terminales dans l'épaisseur de la méninge molle. Ce qui est vrai, c'est que les artères se divisent dans l'épaisseur de cette membrane en branches et en rameaux. Ces derniers seuls s'anastomosent entre eux pour constituer un réseau (réseau artériel pial), dans lequel on recherche, sans les y trouver, les mailles primaires et les mailles secondaires, admises par Heubner.

C'est de ce réseau que se détachent perpendiculairement les artérioles nourricières (artères

Les artérioles nourricières s'enfoncent directement dans la substance cérébrale. Les unes forment leurs arborisations et leur réseau dans la substance grise, les autres dans la substance blanche. Il y a bien des branches courtes et des branches longues parmi ces artérioles, mais il est inexact de les considérer comme formant deux catégories différentes. Dire également que les artères nourrières sont toutes terminales nous paraît exagéré ; il y a d'incontestables anastomoses entre les ramilles de deux buissons voisins.

Elles ne s'anastomosent pas dans la profondeur avec le système des artères centrales.

Le réseau capillaire formé par ces artères plongeantes est d'autant plus serré que la région qu'il alimente est elle-même plus riche en cellules nerveuses. Aussi le réseau est-il très serré, à mailles arrondies, dans la substance grise, et moins serré, à mailles allongées, dans la substance blanche. Ces capillaires sont très fins (5 à 6 jx) et communiquent les uns avec les autres.

Fig. — Vue de l'artère cérébrale antérieure, de la cérébrale postérieure et de l'artère de la vision à la face interne de l'hémisphère gauche

perforantes) de la substance cérébrale (fig. 326).

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Il est à retrnir que plus on s'éloigne du tronc des artères cérébrales, plus les anastomoses de ces artères sont rares. Elles sont assez rares entre les branches, plus rares encore entre les rameaux. Il en résulte que l'oblitération (embolie, thrombose) d'un des rameaux, produit presque fatalement l'ischémie dans le polit territoire correspondant, et, consécutivement le ramollissement de cette partie de la substance nerveuse avec toutes ses conséquences physiologiques.

Ces ramollissements alïectent la forme de cônes à base tournée vers la surface du cerveau, parce que les artères nourricières, détachées du réseau de la méninge molle, constituent des petits systèmes pénicillés.

b. Artères centrales. — Les artères des ganglions centraux du cerveau naissent

Fig. 325. — Les artères corticales se détachant du réseau de la pie-mère

APM, artère piale ; Ac, artères courbes ou artères de la substance grise des circonvolutions ; Al, artères longues pénétrant dans la substance blanche (d'après Brissaud).

du pourtour du cercle de Willis ou des troncs qui constituent ce cercle artériel. — Elles pénètrent verticalement dans le cerveau par sa base pour se porter dans les couches optiques et les corps striés. On peut les diviser en deux groupes : l'un antérieur, l'autre postérieur.

Le groupe antérieur, double et symétrique, est fourni à la fois par la cérébrale antérieure et la cérébrale moyenne, mais surtout par celte dernière. — Il est formé par des artérioles qui pénètrent par l'espace perforé latéral. L'artère cérébrale antérieure fournit pour son compte un bouquet d'artérioles inconstantes, qui vont pénétrer dans la tête du noyau caudé (artères striées antérieures).

Les artères fournies par la sylvienns abordent le corps strié par sa face inférieure ; elles se divisent en deux groupes : 1° les artères striées internes qui vont aux deux membres internes du noyau lenticulaire (artères lenticulaires) ; — 2J les artères striées externes qui pénètrent dans la partie externe du noyau lenticulaire et traversent ensuite la capsule interne ou l'externe en se divisant en deux groupes : l'un antérieur, artères lenticulo-striées, qui se rendent au noyau caudé, et parmi elles un rameau

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remarquable par son volume et sa longueur, l'artère de l'hémorrhagie cérébrale ou artère de Charcot (x, fig. 155) ; — l'autre groupe ou groupe postérieur, artères lenliculo-opliques qui vont se perdre dans les parties antérieure et externe de la couche optique (artères optiques externes).

Le groupe postérieur des artères centrales est unique et médian; — il pénètre dans le cerveau par l'espace perforé postérieur et se compose d'artérioles qui naissent de l'origine de l'artère cérébrale postérieure et vont se rendre pour la plupart dans la

couche optique sous le nom d'artères optiques inférieures et internes, et postérieures interne et externe. — Le plancher du troisième ventricule et sa paroi postérieure reçoivent leurs artères de la communicante postérieure ; — La paroi antérieure du môme ventricule reçoit les siennes de la communicante antérieure. — La cérébrale postérieure fournit aussi des rameaux au noyau lenticulaire et à la capsule interne (Kolisko). Enfin, la corne d'Ammon reçoit une artère spéciale qui vient de la cérébrale postérieure, artère de la corne d'Ammon, et l'ergot de Morand une qui émerge de l'artère occipitale, artère de l'ergot de Morand.

Artères ventriculaires. — Les artères ventriculaires entrent dans les ventricules avec la pie-mère interne. - Elles sont au nombre de trois : 1° l'artère ce, corps calleux; fo, fornix; ac, commissure blanche antérieure ; Choroidienne antérieure OU a, tubercule mamillaire; ch, chiasma optique; tr, bandelette inférieure (5, fig. 316) qui naît optique; Ih, couche optique : L, noyau lenticulaire; ?ic, noyau de la terminaison de la carotide caudé ; CD, capsule interne. VI, ventricule latéral; el, claus- interne OU de la sylvienne et trum; am, noyau amygdalien ; c, X, artère sylvienne d'où pénètre dans la corne Sphénoïémergent les artères centrales, lenliculo-optiques et lenticulo- ^Q pour se rendre dans les

stnees" plexus choroïdes et donner quel-

ques rameaux au crochet de l'hippocampe; — 2° l'artère choroïdienne postérieure et latérale (Duret) qui vient de la cérébrale postérieure, pénètre entre les deux feuillets de la toile choroïdienne et se divise en deux rameaux, dont l'un se ramifie uniquement dans la toile, alors que l'autre se rend aux plexus choroïdes du ventricule latéral; 3» l'artère choroïdienne postérieure moyenne émerge, soit de la cérébrale postérieure, soit des cérébelleuses supérieures, et se termine également par deux rameaux, l'un destiné à la toile choroïdienne, l'autre aux plexus choroïdes du ventricule moyen. Les artères de la toile donnent des rameaux aux parties voisines (parois du ventricule moyen), tandis que celles des plexus choroïdes ne fournisseut aucune branche aux parois ventriculaires.

Les buissons terminaux de toutes ces artères n'ont guère de communications entre eux.

Fig. 326. — Artères centrales

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Les artères cérébrales sont soumises, comme les artères des autres organes, à l'influence des nerfs vaso-moteurs. Ce sont ces nerfs qui règlent la circulation de l'encéphale. Pendant le travail cérébral il y a vaso-dilatation, le cerveau se congestionne et sa température augmente. Il en est de même pendant le rêve. Au contraire, pendant le sommeil sans rêves, il y a anémie du cerveau (Mosso, François Franck). L'anémie et l'ischémie cérébrale jouent un grand rôle en neuropathologie. Brown-Séquard a considéré l'épilepsie comme la conséquence des troubles vaso-moteurs de la région bulbaire. La migraine ophthalmique serait, elle aussi, provoquée par une variation dans le calibre des artérioles du cerveau (contractions spasmodiques des vaisseaux suivies d'ischémie consécutive : Dubois-Reymond) sous l'action du sympathique cervical. Certaines formes d'aphasie

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