Veines de la face externe du cerveau
i, 1, grande veine cérébrale supérieure; 3, veine sylvienne (v. cérébrale médiane de Browning) : 1 — | — 3, constituent la grande veine cérébrale de Trolard ; S, S, sinus longitudinal supérieur; SL, sinus latéral; S', scissure de Sylvius les veines et sinus de la dure-mère sont en bleu).
transitoire, de mélancolie (Bail), d'hallucinations (Luys, Binet, Féré), d'impulsions irrésistibles (Féré), etc., trouveraient leur explication dans les troubles vasculaires cérébraux.
Enfin, l'athérome, les anévrysmes des artères de la base du cerveau, peuvent donner lieu, par rupture artérielle, à des hémorrhagies méningées, et Cbarcot, Bouchard, Liouville ont montré toute la valeur des anévrysmes miliaires des artérioles intra-cérébrales dans la production de l'hémorrhagie cérébrale, qui siège de préférence dans les couches optiques et les corps striés.
Les Veines de l'encéphale bien étudiées par Sappey et plus récemment par Hédon ont comme caractères généraux : 1° d'être disséminées sur toute la surface du cerveau et non pas localisées à la base comme les principaux troncs artériels ; — 2° d'être variables et inconstantes dans leur cours, et d'avoir un trajet indépendant de celui des artères ; — 3° de ne pas se cacher dans les sillons de la surface du cerveau comme les artères, mais de ramper à sa surface ; — 4° d'être sinnsiennes près de leur embouchure à cause de leur soudure à la dure-mère au moment où elles traversent cette membrane ; — 5° d'être volumineuses et de fournir d'abondantes anastomoses ; — 6° d'être dépourvues de valvules et de fibres musculaires.
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On peut les diviser en : a, Veines de la surface des hémisphères ; b, Système des veines de Galien.
a. Les veinés de la face externe des hémisphères sont : 1° les veines cérébrales supérieures, tributaires du sinus longitudinal supérieur, au nombre de 8 à 15, et parmi
Fig. 328. — Les communications des veines intra-cràniennes et des veines exo-crâniennes.
JI, veine jugulaire interne; JE, veine jugulaire externe; JA, veine jugulaire antérieure; T, tronc thyrolinguo-facial ; L, linguale; F, faciale commune; a, angulaire; p, préparate; o, ophtalmique; t, plexus ptérygoïdien ; t', temporale superficielle; ma, maxillaire interne; m , méningée moyenne; C, sinus caverneux; S, sylvienne ; LS, sinus longitudinal supérieur; p', émissaire pariétale; Ll, sinus longitudinal inférieur ; D, sinus droit; G, veine de Galien; p, sinus latéral; m, mastoïdienne ; c, trou déchiré postérieur (golfe de la jugulaire) ; V, vertébrale; JP, jugulaire postérieure.
elles la grande veine cérébrale supérieure de J Cruveilhier, veine de la zone motrice de Sperino, grande veine de Trolard (1, 3, fig. 328) ; — 2' les veines cérébrales externes postérieures, tributaires du sinus latéral qui continuent la série des cérébrales supérieures ; 3° les veines syloiennes, tributaires des sinus de la base du crâne, dont la grande veine cérébrale médiane de Browning est la branche principale et constitue la partie inférieure de la grande veine anaslomotique de Trolard.
Cette dernière, arrivée à la face inférieure du cerveau, au niveau de l'apophyse d'Ingrassias, devient sinusienne et s'abouche ordinairement dans le sinus sphôno-pariétal de
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Breschet; — Trolard, qui considère ce sinus comme appartenant à la veine méningée moyenne antérieure, estime que la veine sylvienne se recourbe en arrière lorsqu'elle
1, veine-cave supérieure; 2, grande veine azygos; 3, petite azygos; 4, veine intercostale; 5, veines dorsospinales, 6, origine de la veine sous-clavière gauche; 7, veine jugulaire externe; 8, veine jugulaire interne; 9, veine faciale; 10, veine temporale superficielle; 12, veine occipitale; 13, veines temporales sous-aponévrotiques ; 14, veine frontale; 15, veine jugulaire antérieure; 16, veine de communication de la jugulaire externe avec la jugulaire antérieure; 17, veine jugulaire postérieure.
arrive au sommet de la petite aile du sphénoïde, et, traversant toute la fosse sphénotemporale dans l'épaisseur de la dure-mère, va se jeter dans le sinus pétreux supérieur (Voy. Ch. Debierre, Traité d'Anatomie de l'Homme, t. I, p. 682).
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Les veines de la face inférieure sont divisées en antérieures ou frontales, tributaires du sinus longitudinal supérieur; en moyennes, qui naissent dans la région de la fosse de Sylvius et de l'insula, et se jettent soit dans la veine sylvienne, soit dans le sinus de Breschet, et parmi elles la veine ophtalm'o -méningée de Hyrtl qui s'arrête dans le sinus sphéno pariétal, le sinus caverneux ou communique avec les veines de l'orbite; — en postérieures temp oro-occipitales, qui se jettent dans le sinus latéral.
b. Le Système de la grande veine de Galien comprend : 1° les veines venlriculaires ; — 2° les veines basilaires; — 3° les veines occipito- cérébelleuses. — Les veines venlriculaires ramènent le sang des régions centrales du cerveau et cheminent entre les deux feuillets de la toile choroïdienne : ce sont les deux veines cérébrales internes ou veines de Galien (8, flg. 244). Elles naissent en avant et de chaque côté de trois affluents qui convergent vers le trou de Monro : ce sont la veine du corps strié; — la veine des plexus choroïdes; — la veine delà cloison transparente, dont les rameaux d'origine les plus volumineux viennent de la corne antérieure du ventricule latéral, d'où le nom de veine antérieure du ventricule que Browning a donné à la veine de la cloison. — Dans leurs parcours les veines de Galien reçoivent :
1" Des veinules de la couche optique, du trigone, de la corne d'Ammon, de l'ergot de Morand et de la toile choroïdienne elle-même. — En arrière elles se réunissent audessous du bourrelet du corps calleux pour former un tronc unique, la grande veine de Galien, qui se jette presque aussitôt dans le sinus droit.
2» Les veines basilaires, veines cérébrales médianes inférieures de Cruveilhier, vena cerebri anterior de Henle sont au nombre de deux, une de chaque côté; — elles commencent au niveau de.l'espace perforé antérieur, se portent en arrière, contournent le pédondule cérébral correspondant, et se jettent dans la veine de Galien. Leurs affluents originaires sont : la veine cérébrale antérieure, la veine de l'insula (inconstante), un petit système veineux qui traverse l'espace perforé latéral et provient des ganglions centraux et de la capsule interne, veines lenticulo -striées inférieures (Hédon) (1), les veines des divers organes médians de la base du cerveau, des lèvres de la fente de Bichat et parmi elles, des veines choroïdiennes ou pariétales de la corne sphénoïdale du ventricule latéral. En avant, les veines basilaires communiquent d'ordinaire avec la veine sylvienne, en arrière avec une cérébelleuse ; au centre de la base du cerveau elles s'anastomosent entre elles de façon à former un polygone veineux correspondant au polygone artériel de Willis.
3° Les affluents postérieurs de la veiné de Galien sont : a) des veines de la face inférieure du lobe occipital ; — 6) des veines de la face interne du même lobe ; — c) la veine calleuse postérieure; — d) les veines des tubercules quadrijumeaux et de la glande pinéale, vena azygo conorii de Weber ; — e) une ou plusieurs veines cérébelleuses supérieures et médianes.
Le système veineux de l'encéphale n'est pas composé de départements plus ou moins fermés et analogues aux départements artériels : toutes les veines s'anastomosent largement entre elles, celles de la surface extérieure avec les veines basilaires, et les deux groupes avec les veines intra- cérébrales. D'autre part, les veines du cerveau communiquent largement avec les veines cérébelleuses et bulbo-protubérantielles et par celles-ci avec les veines médullaires. Elles communiquent aussi le plus ordinairement avec les veines exocrâniennes par la veine ophthaimo-méningée (Hyrtl, Festal, Labalette), et des veinules qui sortent de la pie-mère et traversent les trous de la lame criblée de l'ethmoïde (Hédon) (2).
(1) Hédon fait justement remarquer que l'on peut voir les analogues des veines striées supérieures (ventriculaires) dans les rameaux des artères ventriculaires qui abordent le corps strié par sa face supérieure. On pourrait appeler ces artères, très grêles à la vérité, artères striées supérieures. (Ch. Hédon, la circulation veineuse de l'encéphale, thèse de Bordeaux, 1888).
(2) Voy. F. Labalette, Les veines de la tête (Thèse de Lille, 1891).
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Toute gêne un peu longue de la circulation générale ne tarde pas à retentir sur la circulation veineuse de l'encéphale. La tension vasculaire augmente alors dans le cerveau, et l'on voit survenir l'aspect caractéristique de la congestion cérébrale (état sablé de la substance blanche, coloration hortensia de la substance grise). La congestion passive du cerveau peut également survenir dans les compressions de la veine cave supérieure ou des jugulaires, dans les affections chroniques du cœur droit ou des poumons, dans le goitre exophthalmique. C'est encore dans les mêmes circonstances qu'on voit survenir l'œdème du cerveau Dans les accidents urémiques, on a accusé l'œdème d'être la cause des attaques épileptiformes (Raymond, Chantemesse, etc.).
La communication entre les artères et les veines du cerveau se fait par des Capillaires vrais précédés de petites artérioles engainées par un manchon lymphatique dans lequel flotte l'artère, la gaine lymphatique péri-vasculaire de Ch. Robin. Mais, en dehors de ces communications communes entre le système artériel et le système veineux, exisle-l-il des communications directes dans l'épaisseur de la pie-mère entre les artères et les veines encéphaliques? En un mot, y aurait-il là comme dans d'autres régions du corps, des Canaux dérivatifs dits Canaux de Sucquet ? Duret, Sappey, Vulpian nient l'existence de tous canaux de ce genre, tandis que Schrœder van der Kolk, Heubner, Ecker, Cadiat — et je suis de ceux-là — croient fermement à leur existence.
Tandis que Duret pense que dans la pie-mère les artères se ramifient pour s'anastomoser (catégorie des artères terminales de Cohnheim), Heubner soutient, au contraire, que ces artères s'anastomosent entre elles de façon à donner un réseau dans la pie-mère (réseau pial). Biscons, nous l'avons vu, partage la même opinion, qui doit être considérée comme exacte.
Les artères et les veines parenchymateuses ou terminales, s'enfoncent perpendiculairement de la pie-mère dans l'écorce cérébrale; les plus grosses branches vont jusque dans la substance blanche. Le réseau capillaire forme un plexus à mailles assez larges dans la couche moléculaire, un réseau très étroit dans la couche des cellules pyramidales, et dans les couches les plus profondes de lecorce, le même réseau devient beaucoup plus large. Toutes les masses grises se distinguent par leur richesse en vaisseaux capillaires. Les artères parenchymateuses sont seules terminales, c'est-à-dire formant des bouquets sans communications (?) avec les bouquets artériels voisins.
Du réseau capillaire naissent les veines qui s'en vont, les unes dans le réseau de la pie-mére (veines corticales), les autres dans le système de la veine de Galien (veines centrales).
Y a-t-il des lymphatiques dans l'encéphale ? 11 est de connaissance classique, à l'heure qu'il est, que le système lymphatique des centres nerveux est représenté par les espaces séreux péri-vasculaires (graines adventitielles péri-vasculaires de Ch. Robin, etc.), qui se continuent à la surface des centres avec les espaces lymphatiques delà pie-mère, et plus loin avec les espaces sous-arachnoïdiens eux-mêmes. Obersteiner, Rosenbach, Serwald, etc., ajoutent même aux gaines périvasculaires des espaces péri-cellulaires et périgliaires servant à la nutrition des cellules ganglionnaires et névrogliques. Mais ces espaces sont encore hypothétiques, ainsi que l'espace de His, dans lequel ils s'ouvriraient.
La gaine séreuse développée aux dépens du tissu cellulaire sous-arachnoïdien, distante du vaisseau sanguin de 10 à 30 ix, y est rattachée par de très petits filaments, rétinacula de Axel Key,Golgi et Charcot. Dans ces gaines circule le liquide céphalo-rachidien issu du sang qui circule dans les vaisseaux Toutes ces gaines s'ouvrent à la surface du cerveau dans les mailles du tissu sous-arachnoïdien et le liquide sous-arachnoïdien collecté dans les rivuli, rivi et flumina se déverse dans les lacs ou confluents de Magendie. Jamais en les injectant avec
des liquides colorés on a pu faire pénétrer l'injection dans les ganglions lymphatiques voisins. Elles se terminent en cul-de-sac sur les plus fins capillaires.
Sous le nom deporose cérébrale, Bizzozero et Golgi ont décrit une altération du cerveau consistant en la présence de cavités multiples, variant du volume d'un grain de mil à celui d'un pois, remplies d'un liquide séreux, et qui ne seraient autre chose que la conséquence de la dilatation varicoïde des espaces lymphatiques périvasculaires.
Il y a aussi des gaines- séreuses autour des nerfs. En effet, les gaines lamelleuses des nerfs de Ranvier sont en communication avec les lacs sous-arachnoïdiens ; Axel KEYet Retzius, notamment, l'ont démontré à l'aide d'injections au hleu de Prusse. Autour des faisceaux de nerfs nous trouvons donc également le liquide céphalo-rachidien qui d'après Schwalbe, communiquerait également : 1° par les canaux séreux du nerf acoustique avec les espaces périlymphatiques de l'oreille interne ; — 2° par le lac central et les espaces séreux du nerf optique, avec les espaces séreux de la lamina fusca, qui entourent les vaisseaux de la choroïde et communiquent avec la chambre antérieure de l'œil; — 3° par les espaces séreux des nerfs olfactifs jusque dans la membrane pituitaire.
Mais en dehors de ces espaces lymphatiques, existe-t-il des vaisseaux lymphatiques dans le cerveau? Mascagni a figuré des vaisseaux lymphatiques dans la dure mère, le long d'une des branches de l'artère méningée moyenne. Le même anatomiste, et avec lui Arnold, Rreschet et Fohmann, ont décrit des lymphatiques à la surface du cerveau. Fohmann en a figuré dans lés plexus choroïdes des ventricules latéraux ; Arnold les a vus se réunir en un tronc placé côte à côte des veines de Galien. Sappey nie ces vaisseaux, mais récemment P. Poirier, étant parvenu à en injecter un par deux fois dans la scissure de Sylvius, il y a lieu, semble-t-il, de revenir à l'opinion des anciens sur la matière.
Applications pathologiques. — On a observé quelquefois la thrombose du tronc basihire qui, lorsqu'elle siège au-dessous de l'origine des artères du noyau du nerf vague (Hayem). entraîne une asphyxie subite.
En raison de la voie plus droite, c'est surtout par la carotide droite que se propagent les embolies dans les artères du cerveau. C'est aussi pour la même raison que les ruptures artérielles (hémorrhagies cérébrales) ont plus souvent lieu à droite. Ces ruptures sont favorisées par les efforts multipliés et soutenus, en raison de l'augmentation de la pression intra-thoracique qui augmente la pression du sang dans les artères encéphaliques Si elles ne sont pas plus fréquentes dans ces circonstances, c'est, a dit Guyon, par suite du gonflement de la glande thyroïde qui viendrait faire l'office d'un compresseur sur les carotides et restreindre ainsi l'impulsion cardiaque dans le domaine des artères carotides. Quand l'interruption du sang dans une carotide est brusque (ligature), il en résulte des troubles cérébraux plus ou moins graves et due à l'ischémie cérébrale. Mais dans la compression lente des carotides, comme dans le cas de tumeurs de la glande thyroïde, il n'y a pas de troubles graves en général, parce que l'équilibre de la circulation a le temps de se rétablir.
On a proposé la ligature des carotides (Preston), et celle des vertébrales (Alexander, Grey, etc.) pour la cure de l'épilepsie, mais je crois que peu de chirurgiens ont encore recours à ce moyen.
En raison de son exquise sensibilité et de sa situation, c'est sur l'encéphale que retentit le plus la dépression du cœur. C'est ainsi que les hémorrhagies profuses, la dégénérescence graisseuse du cœur, l'insuffisance aortique, les larges ventouses de Junod
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appliquées sur la peau, la déplélion brusque par évacuation des liquides ascitique ou pleurétique. déterminent assez souvent des phénomènes d'anémie cérébrale (vertiges, tintouins, obnubilation, etc.) et parfois la syncope. On remédie dans ces circonstances à l'insuffisance de la circulation encéphalique en plaçant le sujet dans la position horizontale.
Lie-t-on les carotides et comprime-t-on les vertébrales chez un animal {expérience d'Astley Cooper), il tombe en état de mort apparente que l'on peut prolonger par la respiration artificielle, et qui cesse si l'on enlève les ligatures (Herzen). — Si l'on injecte du sang oxygéné dans les carotides d'un décapité aussitôt la décollation, on voit réapparaître certains mouvements des yeux et de la face (Brown-Séquard, Laborde, etc.). L'excitabilité de la substance grise corticale ne dure guère plus de deux minutes après la décapitation, tandis que celle de la substance blanche n'est épuisée qu'après 25 ou 30 minutes (Laborde).
Outre la torpeur, l'insuffisance de l'afflux du sang dans le cerveau peut encore donner lieu à des psychopathies dépressives ou excitantes (lésions de la valvule mitrale, anévrysmes de l'aorte, etc.). Dans le cas où les troubles de l'irrigation cérébrale sont liés à des obstacles mécaniques intracrâniens (suturation précoce du crâne, hydrocéphalie) la craniectomie peut amener du soulagement en diminuant la pression vasculaire dans le cerveau.
Les hémorrhagies qui se font par rupture de la sylvienne gauche aboutissent à l'aphasie, parce que cette artère irrigue l'appareil des signes. Celles qui se font entre le noyau lenticulaire et la capsule externe par rupture de l'artère de Charcot, donnent lieu à une hémiplégie permanente si elles sont assez considérables pour détruire la capsule interne sur un point de son trajet, mais si elles se localisent dans la cavité virtuelle qui siège entre la capsule externe et le noyau lenticulaire, il n'y a que de la compression des fibres capsulaires et l'hémiplégie disparaît à mesure que le foyer hémorrhagique se résorbe.
Les hémorrhagies qui se font par les artères optiques inférieures sont surtout celles qui envahissent les cavités ventriculaires. Elles se caractérisent par le phénomène dit de lâ contracture précoce.
Ces hémorrhagies succèdent à des artérites chroniques (saturnine, alcoolique, syphilitique, etc.), à de l'artério sclérose des petites artères aboutissant aux anévrysmes miliaires (Charcot et Bouchard), à des anévrysmes disséquants qui fusent le long des gaines péri-vasculaires des vaisseaux capillaires.
Les artères de la base, les grosses artères du cerveau, sont susceptibles de porter des anévrysmes, qui acquièrent dans certains cas un volume suffisant pour donner lieu à des phénomènes de compression en rapport avec leur siège. Ces anévrysmes Sont susceptibles de se rompre comme les autres, et produisent dès lors des hémorrhagies méningées. Ces mêmes artères sont le siège assez fréquent de lésions athéromateuses qui donnent lieu à des thromboses et à des embolies cérébrales, c'est-à-dire à des obstructions vasculaires. A ces obstructions succèdent dans le territoire cérébral irrigué par l'artère obstrué, de l'ischémie d'abord, de la nécrose cérébrale ensuite, c'est-à-dire qu'il survient du ramollissement cérébral, qui passe successivement par les phases de ramollissement rouge (coloration due à la congestion veineuse), de ramollissement jaune et de ramollissement blanc, et se caractérise par la dégénérescence pulpeuse de la zone privée de sang. Dans les noyaux centraux, les petits foyers hémorrhagiques, peu à peu résorbés, peuvent aboutir à une sorte de cicatrice d'un jaune rougeàtre [foyers ocreux), qui est l'indice d'un foyer guéri.
Dans la paralysie générale, outre les lésions de l'encéphalite interstitielle difîuse, il existe de l'artérite des vaisseaux de la pie-mère. Cette altération vasculaire, qui aboutit à l'épaississement de la pie-mère et de ses prolongements, a même été considérée comme la lésion initiale.
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