‹ Le cerveau et ses fonctionsChapitre 30 sur 132 · SENSIBILITÉ CONSCIENTS · texte numérisé non relu

SENSIBILITÉ CONSCIENTS

se développe et une sorte de préhension active do l'aliment physique qui est offert à la cellule impressionnée \

On le voit donc d'après ce qui se passe ici dans cette première phase de l'activité nerveuse, les réseaux sensitifs de tout notre être sont tous soit isolément, soit simultanément, mis en vibration suivant leurs tonalités différentes. Ils deviennent ainsi comme de vastes surfaces vibratoires dont les oscillations, enregistrées au fur et à mesure qu'elles arrivent, sont incessamment transmises à l'autre pôle du système, et ressenties dans le sensorium d'une façon concordante. C'est un travail continu, régulier, impératif, qui s'accomplit à tout instant, des régions périphériques vers les régions centrales du système, et cet appel non interrompu, parti incessamment du monde extérieur, est tellement nécessaire, tellement la condition obligatoire de toute activité cérébrale, que celle-ci cesse de s'exercer du même coup, lorsque ses voies d'alimentation au dehors viennent à être interceptées (perte de connaissance . sommeil, léthargie) — comme nous voyons les phénomènes de l'hématose cesser lorsque l'air atmosphérique cesse brusquement d'arriver jusque dans l'intimité des voies respiratoires.

1. La participation de l'élément sensoriel à l'ébranlement extérieur n'est elle-même qu'une sorte de phénomène fugitif ayant une durée passagère. Lorsque la durée de l'impression est trop prolongée, qu'elle dépasse les limites physiologiques, elle amène la période de fatigue de l'élément récepteur et cesse de produire des effets. Ainsi la sensibilité de la rétine s'émousse rapidement; lorsqu'on regarde, par exemple, un rond blanc sur une masse noire pendant un temps prolongé, si l'on regarde ensuite une masse blanche, on croit y voir Uo jioint noir, la rétine étant devenus in-» sensible au blauc»

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