PERTURBATIONS — DOULEUR MORALE
C'est parce que rhomme est sensible, qu'il souffre, — et sensible d'une certaine manière, individuellement, par certains •côtés favoris, — qu'il est plus ou moins intéressé dans ses œuvres vives, et conscient de ce qui se passe autour de lui, qu'il souffre moralement. — Le traumatisme moral qui s'établit en lui, une fois produit, ne s'éteint pas surplace, il prolonge au loin son action, il s'envenime comme une ulcération à forme serpigineuse et, sans cesse irrité par des ébranlements automatiques irradiés de la sphère intellectuelle, il se perpétue toujours poignant dans le sensovium, renaissant sous mille formes, à propos des moindres incidents. Il devient ainsi, en raison des conditions spéciales du milieu où il s'est abattu, une cause de ruine, d'usure progressive des énergies mentales, à moins que des diversions profondes ne soient immédiatement amenées, qu'une médication salutaire n'intervienne pour arrêter des désordres qui portent fatalement en eux le «caractère de l'incurabilité.