TROUBLES FONCTIONNELS DES PHÉNOMÈNES DE LA MÉMOIRE
Les manifestations de la mémoire envisagées ainsi que nous venons de le faire, ne se présentent donc pas comme un ensemble de phénomènes simples, ni comme le résultat direct de l'impression faite au milieu des réseaux de la substance corticale, par l'incitation extérieure. — Ce sont de véritables processus physiologiques, qui ont une genèse, une évolution régulière à travers le système nerveux. Ils exigent la participation active de la cellule cérébrale et, pour s'effectuer régulièrement, ils doivent obéir à certaines nécessités organiques, et aux conditions fatales d'intégrité et de synergie des appareils à travers lesquels ils opèrent leur entier développement.
C'est ainsi qu'un trouble quelconque étant survenu soit dans la vitalité intime, soit dans la constitution des éléments organiques qu'ils mettent à contribution, les processus de la mémoire sont ipso facto dissociés, et cette faculté se trouve ainsi démembrée dans l'une ou l'autre des opérations qui la con-sti tuent.
Ainsi, il est une série de circonstances dans laquelle cette propriété qu'ont les éléments nerveux de pouvoir retenir la trace des incitations extérieures qui les ont primitivement ébranlés, arrive à un état d'exaltation extrême et permanente. Cette phase vibratoire de leur existence se perpétue et devient comme une soite d'éréthismo incoercible.