‹ Le cerveau et ses fonctionsChapitre 64 sur 132 · DÉVELOPPEMENT DE L'ACTIVITÉ AUTOMATIQUE · texte numérisé non relu

DÉVELOPPEMENT DE L'ACTIVITÉ AUTOMATIQUE

sent de vibrer, et trahissent par leur ralentissement l'obnubilation progressive de la sensibilité de la cellule cérébrale .

A mesure donc que la sensibilité s'alanguit, que la faculté d'éréthisme perd de son énergie dans les éléments du sensorium, les manifestations extérieures de la vie du cerveau suivent un mouvement régressif parallèle; c'est le repos et le silence qui les envahissent insensiblement. — Le champ des idées et des sentiments se rétrécit; la spontanéité intellectuelle devient languissante, et la parole, la conversation, tarie dans ses sources, cesse de devenir intéressante et douée de caractère spontané. L'homme qui n'a rien à dire, qui n'a plus que quelques notes de sa personnalité à faire vibrer, ne parle pas, ou parle peu, à moins que l'on ne prenne, pour des conversations originales, ces phrases banales que les hommes se croient obligés d'échanger entre eux,- une fois qu'ils sont en présence les uns des autres, et dont l'inanité, réflexe en quelque sorte, ne fait que couvrir le vide des idées et des sentiments .

C'est ainsi qu'en raison des connexions fatales qui réunissent entre elles toutes les zones de l'activité cérébrale, peu à peu les manifestations de la sénilité gagnent du terrain dans les sphères psycho-intellectuelles ; et par cela même qu'il y a des régions du cerveau qui ont primitivement été frappées de stupeur avec dégénérescence histologique, les mêmes processus régressifs rayonnent à distance, et amènent fatalement, avec des lésions secondaires, les symptômes de la sénilité et de la démence plus ou moins progressive.

LHTS. Il

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