CHAPITRE VI
fJRTURBATlONS FONCTIONNELLES DE L ACTIVITÉ AUTOMATIQIJB.
C'est principalement dans la série des phénomènes morbides propres aux maladies mentales que les processus de l'activité automatique se présentent avec leurs caractères d'intensité les plus significatifs, et sous les modalités les plus diverses.
C'est en effet l'activité automatique de la cellule cérébrale qui , dans les délires généralisés , dans les délires partiels , dans les impulsions irrésistibles, est toujours plus ou moins en jeu, partout essentiellement active, et partout présente; c'est toujours elle qui se révèle, avec ces caractères d'incoercibilité si nets, et d'affranchissement si francs de l'action volontaire, qui sont le cachet spécial qui lui appartient en propre.
Ainsi les délires généralisés, avec cette exubérance de pensé'-'s de toute sorte qui se croisent, qui se heurtent, et s'associent de la façon la plus imprévue dans le cerveau des malades, représentent au plus haut degré, l'expression de l'activité automatique des cellules cérébrales en période d'éréthisme incoer cible. — Il suffit d'avoir vu des malades dans cette période de surexcitation extrême pour reconnaître combien la volonté est impuissante à diriger le désordre, combien les éléments qui contribuent à l'édification de la personnalité humaine sont eux-mêmes en désarroi, et combien dans cette agitation, dans ces paroles incohérentes, dans ces explosions sonores, auxquelles tous les éléments cérébraux concourent d'une façon