‹ Le cerveau et ses fonctionsChapitre 78 sur 132 · DISSÉMINATION DES IMPRESSIONS SENSORIELLES · texte numérisé non relu

DISSÉMINATION DES IMPRESSIONS SENSORIELLES

répartissent : les unes — soit dans la sphère de lactivité psychique, les autres — soit dans la sphère de l'activité intellectuelle proprement dite. C'est dans ces deux régions que nous allons dorénavant poursuivre leur étude i .

1. Les ébranlements périphériques n'arrivent pas tous, chez les mêmes individus, au sensorium avec la même rapidité. Dans les nerfs sensitifs, la vitesse de transmission a été différemment évaluée ; elle oscille suivant les divers auteurs entre 2i ou 26 mètres par seconde. Elle est modifiée par plusieurs influences, le froid par exemple et i'état électro-tonique. Il est probable qu'elle n'est pas uniforme et qu'elle diminue en raison de l'éloignement de son origine (2;.

Mach a cherché à déterminer comparativement le temps minimum pour qu'une impression se convertisse dans le cerveau en incitation motrice. — Pour les impressions visuelles, la vitesse de transmisson visuelle est lie 0,0472, pour le doigt 0,029, pour l'oreille 0,016, c'est-à-dire, que de toutes ces perceptions, ce sont les auditives qui sont le plus rapidement perçues (3). — D'un autre côté, les astronomes ont noté depuis longtemps sous le nom de coefficient individuel, la part qui doit être faite dans les corrections des formules à la façon inégale dont différents observateurs signalent l'apparition d'un même phénomène céleste. On sait en effet, que lorsque plusieurs personnes sont chargées de noter le passage précis d'ua astre au méridien, il n'y a jamais un synchronisme parfait entre tous les témoignages. La transmission au sensorium de l'impression lumineuse et sa conversion en incitation motrice réfléchie s'effectuent chez les uns et les autres d'une façon inégale. — Ce qui porte à penser qu'il y a pour la marche des opérations de l'esprit une allure physiologique propre à chaque individu, qu'il y a des gens lents à voir, lents à comprendre et à réagir, comme il y a, pour les phénomènes de la progression somatique, des genr lents à se mouvoir et paresseux à la marche.

(2) Uermann, Physiologie, page 319.

(3) Annales médico-psycho, 1869. Tome 2, 5. 441.

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