‹ Le cerveau et ses fonctionsChapitre 88 sur 132 · PÉRIODE PRÉPARATOIRE DES PROCESSUS DE LA MOTRICITÉ · texte numérisé non relu

PÉRIODE PRÉPARATOIRE DES PROCESSUS DE LA MOTRICITÉ

Dans l'exposé que nous venons de faire, nous avons vu que les processus de l'activité cérébrale, constitués tout d abord par un ébranlement d'origine extérieure dans le sensorium, se résolvaient en réactions diverses de la part des appareils cérébraux mis en activité , et en une sorte d'irradiation intra-cérébrale du mouvement incitateur.

Maintenant cet ébranlement qui est arrivé sous forme d'une incitation incidente, c'est une force vive en travail de transformation ; — cette force s'implante dans le sensorium ; elle se renforce, elle se concentre à mesure qu'elle évolue ; — il faut qu'elle se meuve encore, et que, sous une forme ou sous une autre, elle sorte de l'organisme en se déchargeant sur d'autres appareils destinés à lui servir de portes de sortie.

C'est sous ce point de vue nouveau, que nous allons dès lors considérer les phénomènes de l'activité cérébrale, au moment où, opérant leur troisième phase d'évolution, ils franchissent leur dernière étape, et se révèlent en réactions diverses. Cellesci, sous les apparences les plus variées, n'en représentent pas moins dans le monde extérieur le contre-coup retentissant d'une ancienne impression sensorielle émanée de ce même monde extérieur.

Une fois sur leur décours, les processus de l'activité céré*

brale prennent denx routes différentes, suivant les conditions variables de réceptivité du milieu cérébral où ils se développent^ suivant les individus, et suivant leur manière de sentir.

Ainsi, tantôt ils sont répercutés vers les différents départements de la vie végétative ; ils ne sortent pas de l'organisme et, dans cette sphère spéciale, ils produisent des commotions secondaires plus ou moins retentissantes ; leur réflexion s'opère d'une façon tout à fait automatique et en dépit de l'action volontaire (choc en retour des émotions morales sur le physique).

Tantôt, au contraire, ils se font jour au dehors et se révèlent à l'aide de moyens d'expression variés , — soit sous forme de sons phonétiques, — de signes graphiques, — de gestes appropriés. L'incitation extérieure sensorielle, irradiée du monde extérieur qui lui avait donné naissance, est dans ce cas directement rendue au monde extérieur.

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