‹ Le Cervelet: Étude Anatomique, Clinique et PhysiologiqueChapitre 42 sur 72 · DT · texte numérisé non relu

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Quelquefois, la tête, au lieu d’osciller, est maintenue fixe, ainsi que les yeux.

Les mouvements des membres supérieurs, quoique moins altérés dans ces attitudes que dans la station debout, ne sont plus exécutés normalement : ils s'accompagnent d'oscillations et de tremblement (voir notre observation n° 2) ; certains auteurs parlent de maladresse (Nonne), d’autres d’incoordination ( Arndt) : l'écriture est tremblée, la saisie d’un objet s'accompagne de tremblement, mais le mouve-

© ment a conservé toute son énergie Ces mouvements n'ont pas le plus -souvent le caractère des mouvements incoordonnés et ne ressemblent

pas à l’ataxie des membres supérieurs.

Il n'y a pas non plus d’ataxie dans les mouvements isolés des membres inférieurs, ils s’accompagnent de tremblement ou semblent faibles, incertains, pourtant l'énergie musculaire peut être considérable.

Les réflexes sont exagérés (Arndt, Royet et Collet, Schultze, observation personnelle) ou normaux.

L'occlusion des yeux n'augmente pas les phénomènes : par conséquent pas de signe de Romberg.

Les troubles de la parole sont pour ainsi dire constants : ils consistent en une certaine scansion de la parole, les syllabes sont séparées les unes des autres et leur émission est brusque : on a signalé aussi le nasonnement (Arndt) ou la parole traînante (Menzel). |

Dans quelques observations on a relevé des troubles de la musculature de l'œil, le nystagmus (Royet et Collet, Schultze) ou le strabisme (Fraser, Spiller).. |

Le vertige a éte signalé plusieurs fois.

Les vomissemements sont plus rares.

La sensibilité est intacte : dans notre dernière observation personnelle, les troubles de la sensibilité doivent être attribués à de l’hystérie surajoutée. Le sens musculaire est normal. |

Sphincters intaèts. Re à

L'intelligence est habituellement conservée, mais le caractère est triste, l'attention peu soutenue : il y a un certain degré d’asthénie intellectuelle comme d’asthénie physique.

Le syndrome cérébelleux se caractérise surtout par des troublés de l'équiiibration et des mouvements conirastant avec l'intégralité appa-

rente de la force musculaire et de la sensibilité. L'asthénie existe

néanmoins, mais elle n'est qu'une conséquence indirecte de l’atrophie

cérébelleuse, et son explication sera plus aisée lorsque nous aurons analysé les troubles consécutifs aux destructions du cervelet chez l'animal. »

Les lésions unilatérales du cervelet ont rarement entraîné des

symptômes localisés au côté de la lésion ; dans les observations rapportées par Kirchoff et Hitzig, il y avait prédominance des désordres du côté atrophié, mais ces cas ne semblent pas devoir être considérés comme des cas purs de lésions cérébelleuses ; on y relève des symptômes surajoutés qui ne rentrent pas dans le cadre des affections cérébelleuses. Le cas de Meschède doit être particulièrement signalé

à l'attention ; le malade était fréquemment animé d’un mouvement de

rotation autour de l’axe longitudinal de gauche à droite ; à l’autopsie, on trouva une atrophie extrême du corps rhomboïde droit.

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