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torsion autour del’axe longitudinal et inclinera la tête du côté opposé, d'où la rotation autour de l’axe longitudinal ; la destruction de la moitié du cervelet équivaut à la suppression de cette force de réaction du côté de la lésion. Nous ne pouvons donc admettre la distinction de Luciani des phénomènes consécutifs aux destructions du cervelet en deux groupes : phénomènes irritatifs et phénomènes de défaut ou de manque d’innervation cérébelleuse ; parmiles premiers il range le mouvement de rotation autour de l'axe longitudinal et la déviaiion conjuguée des yeux ; nous ne nions -pas pourtant l'existence de phénomènes irritatifs, mais ils sont encore plus précoces et l’anesthésie les empêche de se manifester ; les phénomènes irritatifs décrits par Luciani sont dus en réalité au défaut ou au manque d’innervation cérébelleuse.
Mais la rotation autour de l'axe longitudinal et la déviation conjuguée des yeux comme le mouvement de translation, comme les chutes du côté détruit, ne persistera pas très longtemps, parce que l'animal s'y oppose grâce à l’intervention d’autres centres ou peut-être des parties restantes, si bien que le mouvement de rotation ne devient bientôt plus qu'une simple chute sur le flanc, ou qu’un mouvement de translation dans le même sens. A partir de ce moment, les phénomènes de suppléance font leur apparition, ils se mélangent avec les phénomènes dus à la destruction du cervelet.
Doit-on ranger parmi les phénomènes de suppléance Are exagérée des membres et principalement des membres antérieurs ? Si l'on considère que l'abduction est plus marquée du côté de la lésion, et que pour lutter contre les déplacements du corps dans cette direction, la patte du côté sain devrait être plus éloignée de l'axe du corps que celle du côté opéré, l’abduction semble devoir être rangée, pour ce qui concerne le côté détruit, comme un phénomène dû à la destruction même; pour le côté sain elle est très vraisemblablement un mouvement de suppléance. En outre, l'animal essaie de lutter contre l’abduction du membre antérieur ; lorsqu'il est entraîné malgré lui du côté de sa lésion, il se produit, après deux ou trois pas, une adduction brusque: le corps qui est animé d'un mouvement rapide de latéropulsion n'est plus retenu et s'affaisse brusquement sur le sol. (V. fig. 78.)
Chez un animal privé de la moitié du cervelet, les muscles du
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même côté ne peuvent plus s'opposer aux déplacements du corps dans
ce sens, dans le mouvement volontaire comme dans le mouvement
automatique ou réflexe, et les muscles symétriques du côté opposé,
Continuant à agir, tendent à augmenter encore le déplacement. C'est
pourquoi, au repos, il doit rester dans le décubitus latéral et du côté
-de la lésion. Dans le cas particulier de l'élévation d’une patteantérieure
au-dessus du sol, pendant la marche, la torsion du tronc avec incli-
- naison de la tête, et l’adduction du membre soulevé qui chez un chien normal lui servent à maintenir l’équilibre, ne se produisent plus chez le
chien privé d'une moitié du cervelet, lorsque le membre soulevé est celui du côté de la lésion; c'est précisément le contraire qui a lieu, c'est-à-dire torsion du tronc, exécutée par les muscles du côté sain avec inclinaison de la tête en sens opposé et abduction du membre
soulevé.
De même, l'élévation de la patte postérieure du côté de la lésion
est devenue très difficile, parce que par la diminution de tonicité des
muscles du tronc du même côté et l’action prédominante des muscles du côté opposé, la partie postérieure du tronc tend à s’affaisser ducôtéde la lésion; c'est aussi pour cette raison que même dans le décubitus abdominal, le train postérieur de l’animal reste en contact avec le sol, sur la fesse du côté détruit. L'abduction du membre postérieur, comme celle du membre antérieur, favorise encore le déplacement latéral du tronc. . | L'instabilité de la tête au repos, l'apparition de grandes oscillations pendant le mouvement, pendant la préhension des aliments, prouvent suffisamment que dans aucune attitude elle n’est en équilibre stable : l'amplitude et la fréquence des oscillations démontrent également qu'il ne peut s'agir de troubles paralytiques. Après la destruction
unilatérale du cervelet, la tête s'incline toujours du côté de la lésion; quelques jours après, cette inclinaison diminue, mais la tête est ins-
table; plusieurs semaines après l'opération, les oscillations ont disparu et la tête est raide, comme soudée : les oscillations et la raideur de la
tête sont des phénomènes de suppléance et ont justement pour but de
lutter contre l'inclinaison de la tête du côté opéré. Les oscillations de : la tête persistent très longtemps pendant la préhension des aliments et, si l’on récapitule la série des désordres qui se produisent pendant cet acte, on observe successivement le déplacement de la tête et du