‹ Le chambard socialisteChapitre 284 sur 412 · LE CH AMR A RL · texte numérisé non relu

LE CH AMR A RL

Cri général. Les mains saisissent les nez :

— Nom de Dieu ! dit Vireloque. je ne croyais pas que ça

puerait tant que ça... Voilà, monsieur le commissaire, ] ai diué chez un arlsto... ça m’a fichu la colique... et dame ! comme il pleuvait, je n’ai pas pu sortir... , . .

— Mais ce mot... ce mot ! lait le commissaire en désignant le vocable : — Société !...

— Qu’est-ce que vous voulez, dit Vireloque. C. est toujours •comme ça que j’ai appelé mon pot-de-chambre !

Jules Lermina.

ITE MiSSA EST

Les ratielions no laissent plus une minute île repos à 1 inforlunéo Jeanne d'Are. Il faut qu'ils la persécutent, même après sa mort. L’autre semaine, le cardinal Richard donnait un sacre tralala en son honneur, à Notre-Dame. Aux premiers rangs brillaient les uniformes du gouverneur de Paris et du ministre de In guêtre. l '.es tiers soldats du Roupillon voisinaient avec les princes d'Orléans ot le dessus du panier aristocratique.

En attendant qu'ils sauvent la France, ils commencent par sauver leurs âmes. 11 ne leur suffit pas d'être élevés on grades, U faut encore qu’ils soient élevés au rang des élus de Dieu.

Ce que le Dieu des armées doil être content !

Emile Zola publie dans le Gil B las. sou roman sur Lourdes, annoncé â grands coups d’affiches.

Il v est question de cancéreux, d'asthmatiques, de poitrinaires, puant, toussant, crachant, gémissant et chantant les louanges de l.i Vierge Marie. , . . . ,

En voilà plus qn’il ne faut pour nous guérir, sans miracle, (le ta littérature soi-disant naturaliste.

M. de Mun et Mgr d'Hulst ne veulent pas être pris pour des socialistes, .

Ils nous produisent l’etrot d'aveugles qui se défendraient djion

La reine régente d’Espagne a envoyé un télégramme do félicitations ^Carnot va être jaloux. C'est sa spécialité qu’on lui vole.

Léon XIH déclare périodiquement qu’U aime la Franco comme sa fille. Pas dégoûté, le vieux. Une enfant qui fuit de si jolies rentes a

On

Parlons sérieusement

peut être riche illégalement comme la majorité, ou légalement no le netit nombre, mais l'honnêteté u’a jamais enrichi personne. El si le Christ a pu dire, en parlant des bourgeois, qu'il leur était aussi difficile d'entrer dans le royaume des deux, quïi un câble de passer dans le trou d'une aiguille, c'est qn'npparommenl il devait avoir ses raisons. ^

On a dit que le commerce était l’argent des autres. Co doit bien être vrai puisqu’on voit tous les jours des gens qui, apres avoir dévore la galette des gogos dans cinq ou six faillites, ont toujours rouve moyen de conserver la leur. ^

Les tisserands de Castres se sont mis en grève sous le ridicule nré texte que trente sous par jour ne sont pas une somme assez 1 onde

ça (tue le baron Reille va s'amuser à gâter les prix!

Les Classes digérantes

Il était une fois à Anve

de meilleure bourgeoisie, Pieuse, t — — — - , canaille populaire, elle donnait 1 exemple de toutes les veitus pn lionneur dans son monde.

Elle n’avait qu’un défaut, celui d’empoisonner ses parents

à AprèsSbien des hésitations, la justice se décida â mettre un terme â ces expériences pharmaceutiques.

L’honueste dame gémit à l’heure actuelle au fond des cachots. Mais elle tient un argument décisif en faveui cle soil ^ac- «uittement. Si ses victimes n ont pu digeiet les ingiedtents qu!eIlL leur faisait avaler, c’est qu elles n’appartenaient pas

ffl «PS « LA

SOUVENIRS D’UN VIEIL INSURGÉ

aux classes digérantes. Et dans ce cas, elles ne méritaient nu- CUQuerépondra le procureur du roi h cette synthèse de la morale bourgeoise?

Page 1