COUPLE DE COQUINS
On a raconté que le vaillant général qui avait confié ses espérancos au Figaro n'était autre que Galliffet. Le massacreur des vieillards, des enfants et dos femmes aurait tenu cos propos, à table, chez Joseph Reinach. son digne ami. Car U faut savoir que le soudard et le maître escroc vont ensemble comme cul et chemise, 1 un étant aussi
vieillards ; il maltraita los prisonniers. Quant à Reinach il se contente de prendre la bonrse des pauvres gens.
D'ailleurs, les Galliffet et les Reinach pullullent dans l’armée. Mercredi dernier deux cavaliors de la garde républicaine, de ces individus chargés de faire respecter l’ordre et la propriété, buvaient chez M. Pageard, marchand de tabac, 43, boulevard Henri IV.
L'un d’eux paya avec une pièce de deux francs fausse que le debi-
liséi .
M. Pageard fut traîné au poste par los deux cipaux, qui le bourrèrent de coups de poing et de coups de bottes.
Reinach va demander pour ces deux héros la croix d'honnenr e Galliffet les décorera de sa propre main, üs ont bi chefs.
érité de leurs
CORRESPONDANCE
Un lecteur assidu, rue Lanoix. — Impossible d'insérer.
A Balle, Fromelennes. — Ne puis caser ces sortes de productions. Il faudrait vous adresser directement à un éditeur.
H. JoUivet. — Avais déjà reçu, mais n'en trouve pas l'emploi. Carlus. — Avez-vous reçu ma lettre ?
P. P., Romainville. — Trop de place.
Louvigny, Bruxelles. — Adressez-vous à la librairie du Parti ouvrier, rïio Saint-Sauvenr, Paris.
Leloup, Troyes. — J'ai demandé vos documents. On ^ m’a répondu
le garde-champêtre de la commune attesta que la clôture était délabrée. , . , , .
Les juges prirent pitié du vieux et, taisant la part ae lu misère et de l’insuffisance des barrières, ils nelui îniligereu t qu un mois de prison.
Le droit de propriété exigeait cet exemple. ......
Je citais dans le dernier numéro du Chambard le récit fait par M. Clemenceau d’un malheureux condamne a trois mois de prison pour de prétendues menaces envers une charcutière qui lui avait refusé un croûton de pain. . ,.
Chaque jour, d’innombrables victimes sont immolées au dieu Propriété. Quoi d’étonnant à ce que le paysan de Champagne ait défendu ses cerises? Tout lui dicte sa férocité : la loi. les juges, les législateurs qui placent au-dessus du respect de la vie humaine celui de la propriété. .
D’ailleurs, celle-ci n’est-elle pas faite delà vie des pauvi.es r Les millions de Casimir-Perier ne coûtent-ils pas des centaines d’existences de mineurs? , ... , , . - ,
Des milliers d’êtres meurent chaque année de rairn, de nom, par respect de la propriété. Ils ont à choisir entre 1 atteinte a ce principe de la société bourgeoise et la mort. La loi les oblige à opter pour la dernière solution. ..
L’assassinat de l’artilleur est imputable au droit, de propriété. En défendant ses guignes, le paysan n a fait qu en user. Il a pour lui la loi, cette protectrice des vrais criminels.
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