‹ Le chambard socialisteChapitre 370 sur 412 · I.K GHAMBARD · texte numérisé non relu

I.K GHAMBARD

mo répondre simplement : Si ou m'amenait un député socialiste vivant. . . j'en ferais un mort ! (Il agite 1rs brus d'un air dêenurayo el sort. Rideau.)

tKli quittant la ««lie où vient île se passer la »eêiie décrite plus liant, M. J .épi ne réfiéchissant il la décadence qu'il vient île constater dans l’esprit jadis si combatif lies commissaires de police, traverse lacour où s'exercent les acrobates figurants. Ceux-ci portent l'uniforme lies si bien nommés gardions de la paix. M. Lépjne s'accole en un coin, bien dissimulé, el regarde. I.us fignranls. rangés en bataille nu milieu do la cour, lancent ù toulo volée sur des mannequins qui leur tournent le dos, d'étrange» projectiles. )

L’Issrnuin’Bi'if, joignant le geste d ta parole. — Voici le mouvement. Vous saisisse/, dans la mai n droite le premier objet qui vous tombe, sous lu main, carafe, assiette, bouteille, porte-allumettes. Celui-ci surtout est recommandé. Il donne des résultats excellents. Vous ramener, violemment la main on arrière, et d'un mouvement rapide el brusque de tout le côté du corps, vous projetez l’objet dans In direction de l'individu en qui votre flair a deviné ua'eiinemi.

(il lance son projectile, lîn coup sourd ; lu bille de bois qui ligure la tôle du mannequin. c»l largement bosselée. I.'instructeur se retourne alors Iriomplinnt vers scs hommes, ot commande).

— ( ioinmencez !

(Aussitôt les coups plciivoiil. terribles cl drus. Les mannequins s'émiettent. Au bout de cinq minnles il n’en reste plus trace. Alors, M. I.épine, dont le visage ù ce spectacle s'esl rasséréné, murmure rêveusement aux poils grisoimunts de. Sa moustache) .

— Voilà l'avenir.

« Chambard i> en Province

■le lis dans voire numéro avant-dernier. une lellre de I-'. Alloroborl, nu sujol de la note que Je vous avais adressée. Allombort qui nie parmi être un de vos aniis proleste contre l’épilliêle d'opportuniste.

Il est vrai que le citoyen Allombort eu prenant la dircclion du Courrier rie l'Ain l'a fait évoluer eu avant: mais celle évolution est partie d'une politique couleur des Débats pour arriver il celle de l'opportunisme radical et il ne serait pas dillicile de mettre sous les veux du citoyen Allnmbert un article et môme plusieurs articles do fonds où il fait de l'opportunisme le plus pur. et daube sur les

IJu reste le Courrier de l'Ain n'est lu qu’à 1,000 exemplaires par lous les bourgeois, banquiers ot ploulauerales dix département et l'argent qui onlretienl ce journal, le citoyen Allombort sail forl bien qu'il ne sort pas des poches dos véritables démocrates du département, do ceux qui ont n cieur d'achever la Révolution accaparée par les bourgeois el les hommes d'argent qui, ù l'heure actuelle gouvernent le monde avec l'aide des sectes religieuses de tonies sortes, licite vérité ôtait absolument nécessaire pour lo parti socialiste dans notre rtêpar-

' Agrée/, avec mes remerciements, mes fraternelles salutations.

Paul Rkviuiohei.i.k.

CORRESPONDANCE

U. Souffrance. — Accepte avec plaisir voile collaboration : mais je vous fais observer que les procès en diffamation m écrasent, et que votre article, m'en vaudrait au moins trois. Enfin je dois vous avertir que ma correspondance est tout ce qu'il y a de moins sûre, vous vous eu doutez bien : je no vous cacherai pas que la prudence s'impose, et qu'il me serait extrêmement douloureux d'être lu cause même indirecte il'nn malheur. Je vous remercie de voire sympathie.

K. D. Bourges. — Ai égaré la nolice bibliographique.

J). 1t. Oyonnax. — N’ai pu insérer votre communication dans lo

dernier numéro, qui m'est parvenue trop' lard. Publie celle semaine.

Mirait François. — Je ne m'y fie pas.

K. I>. T. — Ne puis attendre plus longtemps.

Léon 'fil.... rue .lioellceliouart. — Le petit jeu est un peu usé.

E. Chariol. avenue xl'lvry. — Le dessin que vous critiquez répond à celui paru il y a quelque temps sous le titre la Cadette, que vous avez certainement dù voir. Lu Cadette, c'est la république sociale, la nôtre, que son père, un brave travailleur, refuse do livrer ù un bourgeois parce qu'il ne veut pas qu'elle devienne une garce comme son ûiuée. f'.'esl «le celle dernière qu'il esl question dans le dessin qui a suscité ms observa lions, on dépit desquelles je refuse de rceonnailre la République dans ce sale régime. «|ue les bourgeois foui servira la satisfaction do leurs infâmes appétits. Tous les sincères républicains partaient mon avis,.

Le Ministère Dupiiv

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