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LES BEAUX JOURS VONT REFLEURIR

— Un peu de patience, mon cher marquis, on vous prépare de la besogne.

Les Premières Victimes j

LE CHAMBARD... voilà la presse que nous voulons frapper !

( Discours de Dupuy.)

Gérault-Richard éorit tous les jours des articles infâmes contre nous.

(Paromde Clutflea ferry à la Chambre des députés.)

LA TERREUR JS FMPOIS

D’un mot, centenaire déjà, Milterand a synthétisé 1 œuvre des vandales panamistes. Ce n’est pas, en effet, la sécurité sociale qu’ils garantissent, ce n’est pas davantage l’œuvre républicaine, puisqu’ils la démolissent à tour de bras ; ce n’est pas non plus la gloire de la France, car ils rabaissent ce malheureux pays au dessous des civilisations barbares, au niveau de ^autocratique empire du knout.

Ce qu’ils veulent, c’est l'impunité de leurs vices, la floraison certaine de leur corruption.

Là terreur des fripons ! voilà le joli régime que nous subissons, inférieurs eu cela aux Français d’autrefois, qui virent passer dans notre histoire le salutaire effroi de la terreur conventionnelle, la glaciale épouvante de la terreur blanche : qui connurent le temps ténébreux de la terreur tricolore, les sanglantes répressions de juin 48, décembre 51 et mai 71.

Alors, il y avait bataille d’idées et d’hommes ; il y avait choc entre le vieux monde et l'avenir. Des existences furent broyées, mais les victimes pouvaient regarder leurs ennemis en face; aux défis qu’elles leur lançaient, ceux-ci répondaient par des arguments doublés de plomb.

Aujourd’hui, rien. L’éloquence ne trouve plus d’échos. Les idées se heurtent à l’inertie de. la masse.

Lorsque les socialistes, dans cette admirable lutte de dix jours, sans exemple dans l'histoire, apportaient à la •, tribune des protestations tirées de la justice, du droit et de l’histoire, lorsqu’ils dépensaient leur talent; leur cœur, au profit de la liberté menacée, c’était en pure pei'te.

De ce bloc de boue sèche qui s’appelle le.cenlre et sur lequel repose l’éditiee ministériel, s'échappaient tfë Srnirdes, clameurs, des cris incohérents, des miasmes symptomatiques.

Ce fut la réponse.

Aux cruelles flagellations de Millerand, de .Jaurès, de. Viviani, de Sembat, de Fabérot, de Grousset, dé Hoche, de Rouauet: aux rappels à la conscience républicaine îles Goblet, des Brisson et. des Pelletan, que répondaient les troupeaux grouillants du pâturage opportuniste ?

Rien qu’un grognemèht, de bêtes menacées dans leur pro vende.

— QiréiïssènTrepondu, d’ailleurs, après la constatation de leur incapacité morale et intellectuelle, les Dupuy graisseux, les Flandin répugnants, les Lasserre, les Meinach, les Charles Ferry, les Guérin, toute cette bande dallâmes, de repus, de cuistres et le fripons ?

Ils ont descendu, jusqu’au dernier, les échelons de l'infamie ou de l’abêtissement; leur cerveau réside dans l’abdomen; leur cœur s’est logé à l’endroit où l’homme n'étant plus dos n’est pas encore jambes, comme disait Veuillot. A quoi bon leur jeter en pâture ces aliments de l'esprit et de la conscience : le verbe généreux, la dignité du citoyen, les glandes leçons de l'histoire ?

Le peuple vous dira qu’autant vaudrait donner des perles aux cochons.

Ah ! laissez-les donc à leur croupissement ! C'est la lin, je vous le dis. Quelques jours, quelques mois encore et cette pourriture aura été balayée par le vent.

Qu’importe que quelques-uns d’entre nous succombent ! Ne faut-il pas acheter le moindre progrès ? Ainsi le veut la loi implacable de notre misérable humanité.

Si, au moment d’être livré aux rancunes de ces misérables, j’éprouve quelque chagrin ; si, malgré moi, taon cœur monte à mes yeux: si de douloureux pressentiments m assaillent, ah! je le dis bien sincèrement, ce. n'est pas sur mon propre sort que je pleure, mais sur celui des camarades, victimes ignorées, dont nous ne connaîtrons jamais • les tourments. Marcel Sembat les a célébrés, l'autre jour, ces obscurs martyrs et. sa parole si vibrante résonne encore à mes oreilles.

C'est vous que je salue, mes camarades, vous mes frères de bataille. Et puisque je suis marqué pour le premier convoi, permetttez-moi de vous crier : Courage! la Terreur des fripons aura une fin.

GERAULT-RICHARD.

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