POMPE FUNÈBRE EN L HONNEUR DES CITOYENS MORTS A NANCY
nécessaire de donner un semblant de satisfaction à la population surexcitée.
Le 29 septembre 1790 , avait lieu , au Champ de la Fédération, une pompe funèbre en l'honneur des citoyens morts à Nancy. A cette cérémonie assistaient soixante aumôniers entourant Tautel de la Patrie, sur lequel avait été construit un vaste sarcophage.
Toutes les gardes nationales de Paris et des environs avaient voulu se faire représenter par d'importantes députations.
De temps à autre , les musiques militaires exécutaient des airs funèbres , interrompus par des salves d'artillerie.
Une députation du Régiment du roi avait tenu à honneur de venir deVerdunsejoindre aux gardes nationales, mais Lafayette, mal inspiré , exigea son départ immédiat.
La foule qui couvrait les tribunes ignora fort heureusement cette circonstance bien faite pour attiser les haines , et se retira fort impressionnée.
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14 JuiUet 1791
COMMÉMORATION DE lA FÉDÉRATION.
^I , eut lieu la commémoration de la
.te fête , à laquelle on voulait donner un grand éclat, attira au Champ de Mars une foule considérable; mais, le chemin parcouru depuis l'année ^dente ne l'ayant pas été sans tristesse, déceptions et sans heurts , l'esprit iotique des Parisiens s'en était ressenti. L.omme l'année s'était divisée , la population civile se di\isa. Tour à tour attaquée avec violence ou défendue avec énergie , la personne du roi devint l'objet de récriminations qui faisaient prévoir, à court délai , la possibilité de quelque catastrophe. La fuite à Varennes et le retour à Paris étaient le sujet de discussions sans cesse renouvelées. La noblesse, s'appuyant sur la cour, tentait de ressaisir les bribes d'un pouvoir qui lui échappait ; de leur côté, les patriotes, maîtres de la situation , exigeaient la disparition de leurs ennemis , et faisaient ouvertement le procès de la royauté et de tout ce qui l'approchait.
En parfaite communion d'idées avec le peuple tout entier dès 1789 , la garde nationale , il faut bien le dire , avait perdu une