‹ Le Champ de Mars, 1751-1889Chapitre 63 sur 99 · PAR LE ROI · texte numérisé non relu

PAR LE ROI

Le Ministre secrétaire (TEtat au département de l* intérieur ,

Corbière.

Les journaux libéraux tonnèrent contre cette mesure aussi violente qu'inutile. Le journal des Débats qui subissait l'influence de Chateaubriand, constata avec douleur que la royauté et l'opinion parisienne se séparaient ouvertement.

Les prétentions royales étaient excessives, en effet. Deux

logions de la garde avaient manifesté ; on eût compris , à la

rigueur , que ces deux légions fussent frappées , mais la disso-

XTition de toute la garde nationale ne pouvait qu'accroître les

ces de l'opposition. Elle lui donna la force qui lui manquait

ncore.

En désaccord profond avec les pairs . le ministère ne trouvant lus d'appui qu'auprès de la Chambre des députés , ne tardait as à tomber , préparant par sa chute, celle de la ligitimité.

29 Août 1830.

DISTRIBUTION DES DRAPPiAUX A LA GARDE NATIONALE.

peuple s'était battu avec achameiuenl imlant les journées de juillet , « les trois orieuses » connue on disait alors. Il avait donné généreusement son sang, pendant que celui qui devait être Louis- Philippe, ne sachant quelle contenance tenir, attendait, non sans, émotion, que la tounneute fût apaisée.

Lorscju'il parut que définitivement le peuple était \ictorieux , les amis de la « branche cadette » s'apprêtèrent à tirer parti des circonstances et s'appliquèrent à se les rendre favorables.

Le 31 juillet, Louis-Philippe acceptait la Lieutenance générale du royaume et faisait arborer le drapeau tricolore sur l'HOtel-de- Ville de Paris.

Un nouveau règne allait commencer : celui de la bourgeoisie, dont on a dit grand mal mais qui , aux yeux de l'histoire impartiale , ne sera ni sans intérêt ni sans gloire.

Louis-Philippe était proclamé roi le 7 août. I^ garde nationale qui avait combattu pour lui avec le peuple et racclamail sur les barricades avait été son principal appui ; il pensa qu'il était juste

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