‹ Le Champ de Mars, 1751-1889Chapitre 65 sur 99 · REMISE DES DRAPEAUX A L* ARMEE · texte numérisé non relu

REMISE DES DRAPEAUX A L* ARMEE

occupait le quatrième côté du parallélogramme , qui correspond à rjEcole militaire.

Le roi partit à onze heures du Palais Royal. Il était précédé et siiî\î de détachements de la garde nationale à cheval et accoiiipagné du duc de Nemours, du ministre de la guerre et de nombreux généraux. Des salves d'artillerie annoncèrent son arrivée au Champ de Mars. Il mit pied à terre et monta au pavillon, accompagné des ducs d'Orléans et de Nemours, et entouxédes maréchaux Soult, Mortier, Molitor, Gérard et d'un certsiin nombre d'officiers de sa maison.

r^s détachements composés du colonel, de quatre officiers, de quatre sous-officiers et de huit soldats de chacun des régiments l>résexits , formaient un demi cercle au pied du pavillon royal, du eoté opposé à l'Ecole militaire.

^ intérieur du Champ de Mars présentait alors Taspect le plus imposant. •^ K^Uche , on voyait des masses épaisses d'infanterie hérissées de baïonnettes ; B droite , les longues lignes de cuirassiers qui formaient des murailles de fer, les cascpies étincelants des dragons , les banderolles des lanciers , les brillants escadroiis de chasseurs et de hussards. Les tertres étaient garnis d'une immense population ; une partie n'avant pu trouver place . était allée couvrir les coteaux de lu Seine.

I -oiiis-Philippe avant de remettre les draj)eaiix aux colonels l<*^ir dit:

Mes chers Camarades ,

^*est dans vos rangs que j'ai commencé à servir mon pavs , et je m'enor-

8^^ Jlis de pouvoir vous rappeler que les divers changements de fortune qu'il m'est

<>ni|>4 gjj partage de subir dans le cours de ma carrière , n*ont jamais altéré ni ma

"^^lîtc à ma patrie , ni les sentiments dont j'étais animé quand j'avais le bonheur

Combattre avec vous pour la défense de sa liberté et de son indépendance

"^*^«ona!e.

^* jr a précisément quarante ans que , comme aujourd'hui , je présentai au 14*

K^ nient de dragons que je commandais alors, des étendards portant ces trois

^^lenrs , que nous avons reprises avec tant de joie , et que le patriotisme et la

^ieur des soldats français ont rendues si glorieuses pour la France et si redou-

^Wes pour ses ennemis.

J'aime à vous dire combien je suis heureux de revoir notre brave armée plus belle et plus forte que je ne l'ai jamais vue; combien je jouis de me retrouver au milieu des successeurs de mes anciens frères d'armes , et de vous témoigner le plaisir que j'éprouve en vous présentant moi-même vos nouveaux drapeaux. Vouo leur serfz fidèles dans la paix , comme vous le seriez dans la gxierre , si vous vous trouviez appelés à les défendre dans les combats contre les ennemis de la patrie ; et c'est avec conGance que j'en remets la g-arde à votre honneur, à votre coura^ye et à votre patriotisme.

Le maréchal luinislre de la guerre présenta alors les drapeaux au roi qui les remit au colonel de chaque régiment. Soult , à cette occasion , prit la parole :

Chefs , officiers et soldais , dit-il , voilà vos drapeaux ! ils vous serviront de fluide et de ralliement ])ar;out où le roi le jugera nécessaire pour la défense de la patrie.

Vous jurez d'élre fidèles au roi des "Français et à la Charte constitutionnelle , et d'obéir aux lois du rovaume.

Vous jurez de sacrifier votre vie ])Our défendre vos drapeaux , pour les maintenir sur le chemin de l'honneur et de la vi(^toire. Vous le jurez !

Et chaque colonel à Tappel de son régiment répondit « Je le jure! )) Des salves (rarlillerie anncmcèrent le sennent, puis les tauihours hattironl au drapeau et les luusiques saluèrent.

La revue couiuiença ensuite. Louis-Philippe parcourut les lignes, et eu preuiier lieu celles de la garde nationale. Au centre de chaque rcgiuient de ligne . il s'arrêta et remit à un certain nomhre d'officiers, do sous-ofliciers et de soldats des décorations d(» la Légion d'honneur.

\'ers deux h(Mires Louis Philippe était revenu devant le grdn<l l)alc()n de l'Kcoh» militaire où se trouvaient la reine et la famille royale. Toiil(»s l(*s trou])es formant cinq di\isions et comptant cin([uanle mille hommes se massèrent en colonnes serrées.

l^llrs ont délilé cnsuilc dcNiinl Sji Mjij< slé . dit le Moniteur, Dans ce moment , loul Paris a ])U aj)i)ré(icr l«»s ( floris ({ui oui été fai(s pour la formation de TarnitH? nationale el h s la] idfs |)n)^n'S([ni onl élé ohlonus de nos jeunes soldats.

La <^arde nalionau* a iiionhv celle régularité , cette tenue , cpii lui ont valu depuis lonji:teui|;srudiniralion de ses compatriotes et des étrangers. L'infanterie a

témoigner. Soldatjs , le ministre de la Guerre a vu aussi avec plaisir le résultat de votre bonne volonté et du zèle de vos officiers à vous instruire ; ce sera la plus précieuse récompense de vos travaux , puisqu'il a offert la preuve de ce que pourraient faire sur un champ de bataille les troupes de la 1*^ division , si elles étaient appelées à la défense de la patrie.

De son côté , le général Lobau adressait à la garde nationale . le soir de la revue , l'ordre du jour suivant :

Le général en chef se félicite d'avoir à exprimer aux 2*, 4", 6*, 8*, 10* et 12* légions de Paris , ainsi qu'à la légion de cavalerie , toute la satisfaction du roi pour la magnifique tenue des bataillons et de Tcscadron qu'elles ont présentés à la revue de ce jour. Leur instruction n*a pas échappé non plus à l'attention de S. M. dans les différents mouvements qui ont eu lieu. Un zèle soutenu pouvait seul produire ces rapides et brillants résultats , qui , bientôt , ne laisseront plus rien à désirer.

15 Mai 1831.

REVUK l)K LA GARDK NATIONALE.

niSTRIHlJTION DKS CROIX l)K .lUlLLKT.

'5 mai 1831. Louis- Philippe passait en reviip tout(;s les lé^'ions de la garde uatiouale de Paris et de la banlieue.

H s'agissait cette fois de distribuer aux combattants de Juillet . lu croix récemment créée pour eux. (.^ette revue devait avoir lieu le l'''"mai, Klle fut renvoyée au 8 puis au 15. â cause de l'iuc-ertitude du temps. Les élections d'ofliciei-s et de sousofficiers qui devaient avoir lieu avant le 15 fui-ent n-uiises au lundi Ki.

. (^el ajournement s"ex]ili(|ue d'une munièfe loulo siniple . dil. le MmilciiT, \mi- le déBÎr (jue le roi éju-ouve de l'eniercier, dans lu levue du l.ï , de .son diAouenient et de ses services , le garde nationale lelle qu'elle existait depuis notre ivvolalion , telle qu'elle a traversé les tin-onstanres ou milieu desquelles a éclaté son sièle infatigable. Le retard apporté aux opérations électorales , [lar suite de ce désir délicat du roi , ne peut donc être accueilli qu'avec rcconnaissunce par cette garde nationale de juillet , d'aoïU , d'octobre , de décembre , de février, que le roi a besoin de revoir avec tous ses souvenirs , pour que sa fête soit complète.

Arrivé au Champ de Mars, le roi fut reçu par le général Jacqueminot.

Dès qu'il eut uiis pied à terre . le Conseil municipal , ayant à sa tète le préfet de la Seine vint lui présenter ses hommages. (^Conformément à l'ordonnance du 13 mai, le roi remit aux souspréfets de Sceaux et de Saint-Denis , et aux maires des douze arrondissements de Paris , les modèles des croix de juillet qui devaient être distribuées à un certain nombre de citoyens. Cette croix consistait en une étoile à trois branches , en émail blanc, montée en argent et surmontée d'une couronne murale. Le centre de l'étoile, divisé en trois auréoles émaillées aux couleurs nationales , était entouré d'une couronne de chêne , et présentait, sur sa face, l'inscription suivante : 27, 28, 29jmllei 1830. Dannéparleroi des Français ; le revers, également divisé, portait le Coq (jaulois en or, avec ces mots : Patrie et Liberté.

La croix était suspendue à un ruban moiré, de couleur bleu d'azur, avec liseré rouge.

Le citoyen décoré de la croix de juillet devait prêter serment de fidélité an roi dès Français, et d'obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume.

Les honneurs militaires devaient être rendus à la croix de juillet comme à celle de la Légion d'honneur.

Lorsque les croix eurent été distribuées, le roi remonta à cheval et parcourut les lignés des troupes. 11 décerna la croix de la Légion d'honneur à trois gardes blessés sous les armes , par des coups de pierres pendant l'une des dernières émeutes.

A deux heures un quart , toutes les lignes ayant été passées en revue , les légions se fonnèrent en colonnes serrées pour défiler. Pendant qu'elles exécutaient ce mouvement, Louis- Philippe fit le tour du Champ de Mars , dont les tertres étaient couverts de spectateurs. Puis il revint se placer devant l'Ecole militaire et le défilé commença. Les légions avaient à leur tête , le général comte Lobau, le général Jacqueminot, les sous-préfets

de Saint-Denis et de Sceaux et les maires des communes de la banlieue.

I^ Moniki'i- n'iuliuit compte de cette revue écri\aiL ceci :

Lu revue de ce jour n'-poud ù loiil. l'o que l'on daviiit ultendre de la solennik- (|ii"im ajourne 111 eut imAilablf n'a rendu r|iie ]i1iib L-onijilt'Ie el [dus brillanle. C'est un utlribut des jjurdes civiques (jue d'offrir aver luule la pompe militaire d'un corps d'élite , un air de liberd- et d'aisiuR-e qui imprime ù leurs ivunions l'Bspeet. d'une i'ète. L'objet de lu revue d'aujourd'hui (]ui élail , pour la j^arde nationide de saluer l'u uni verso ire de la fêle du roi , et. pour le roi . de resserrer les liens <[iii l'unissent à elle 'nii moment où quel(pies-unes dft ses parlies vont changer de cadre . sans clianjj;er d'esprit . lui donnait surtout ce caractère.

Toutefois , les frrnves souvenirs des services que la y:arde nationale b rendus depuiti neuf mois liaient picsenls à tous les esprit.*'. On savait que cette solennité éliiit destinée par le roi à en consacrer la ménioirr. Ce déploiement de léjfions rilovennes . eellu afiluencc àc. toute la population, qui semblait aussi venir remercier la force pacifique qui a protégé son repos et son travail ; ce mouvement pro-

Le comte Lobau à la suite de cette revue rédigea l'ordre du jour suivant :

Le général commandant en chef la garde nationale de Paris et de la banlieue s'empresse de remplir auprès de ses camarades une mission bien douce , celle de leur faire connaître la satisfaction que le roi lui a témoignée , à ])lusicui*s reprises , durant la revue mémorable de ce jour, tant sur la tenue que sur l'instruclion des différents corps de la garde nationale.

S. M. a été fraj)])ée des progrès rapides que révélait un ensemble dont il n'appartenait peut-être qu'à des Français de donner en si peu de temps le spectacle à leurs concitovens et à l'Europe , spectacle si rassurant pour l'ordre et pour la paix.

Au moment d'adresser à ses camarades ces témoignages d'une auguste approbation , le général commandant en chef reçoit de la main du roi une lettre dans laquelle S. M. exprime avec tant de bonté ses sentiments , qu'elle ne laisse plus à celui qui a eu le bonheur de la lire le })remier, que le besoin de la communiquer immédiatement à ses camarades, et de les associer à la reconnaissance que ce noble langage inspire si naturellement ;

« Au général comte de Lobau ,

» Vous savez , mon cher général , que j'avais voulu célébrer ma fête de la

» manière qui me convenait le mieux, en revovant encore une fois la garde natio-

» nale de Paris et de la banlieue , telle qu'elle avait été formée par l'organisation

» sj)ontam''e de juillet et d'août. Je voulais , avant que cett€ organisation eut

» subi les changements prescrits par la loi qui règle sa constitution , t/»nioigncr

» ù la garde nationale que , par son zèle j)atriotique et tout volontaire , elle a

» surpassé en instruction , en discipline et en dévouement tout ce que je pouvais

V attendre d'elle et tout ce que la France j)Ouvait en espérer. Je ne crains j)as de

» le dire , mon clier général : l'histoire des nations ne présente pas d'exemj)le

» d\m élan aussi généreux et d'un résultat aussi brillant , et mon orgueil national

» nie porte à croire qu'il n'v avait que des Français qui en fussent capables.

» Mais j'ai encore d'autres dettes à acquitter envers la garde nationale. Je

» dois d'abord lui témoigner la reconnaissance de la nation et la mienne pour c^îtte

» activité , cette patience et ce sang-froid , souvent plus difficiles que le courage ,

» av(;c lesquels elle a si jmissamment concouru , au milieu des circonstances

» pénibles que nous av(ms eu à traverser dans les neuf mois qui viennent de

» s'écouler, à la répression des tentatives d'agitation , et au rétablissement de

» l'ordre public sans lequel il ne saurait v avoir ni liberté , ni prospérité pour la

» France.

» Je dois ensuite ni'acquitter de ma dette personnelle et témoigner à la garde

» nationale combien mon cœur est pénétré de l'accueil qu'elle m'a fait , des senti-

» menlâ qu'elle m'a manifestés , et de l'affection qu'elle me témoigne en toute » occasion. Je sens ce que je dois à la connaissance qu'elle a de mon patriotisme . » et à la garantie que présente ma longue carrière ; de ma fidélité à mon pays et de » mon dévouement à la cause sacrée de ses libertés conslitutionnelles. Mais que » la garde nationale connaisse aussi tous les sentiments que je lui porte ; qu'elle » sache combien je m'identifie à elle dans tous les services qu'elle rend à la patrie , » et combien elle doit toujours compter sur ma vive et sincère affection.

» Je ne puis trouver, mon cher général , de meilleur interprète auprès de la » garde nationale que celui qui remplit si dignement le poste important oii ma » confiance vous a placé. Veuillez donc lui faire connaître tout ce que je viens de » vous exprimer. J'j ajoute bien sincèrement l'assurance de tous mes sentiments » pour vous. •

» Louis Philippe. »

26, 27, 28, 29 JuiUet 1832.

1<'KTKS A I/OCCASUtX 1)K I/AN'NIVERSAIRK I>E JUILLET lrt:iO.

iTiK lies Irois journées de 1830, la monarlie parlfiiiPQtaire se devait à elle-méuie de célébrer dignenieul l'anniversaire de cette iiiéin(md)le époque.

En lrt:i"i . les l'êtes commencèrent le 'i)> juillet.

A Diize lieiiivs du matin seize jeunes Mlles, douze jioiir les arrondissements de i'iuis. (|uati'e j)our les arrondissements de Si'PîuiN et de Siiint-I ïenis , cli()isies dans les familles des conilwittants de juillet, se rendirent à l'Hôtel-de- Ville pour y signer leur t'oiitnU de mîiriafîe. Os jeunes filles, dotées généreusement par la ville, dexaient se marier le 28 juillet.

l,e '21 par les soins des maires de Paris et des administrateurs des IjureiMix de liienfaisance . on distribua des vivres aux mé-. nages iusciits •. dans les bureaux de charité » des douze arrondissemeuls.

I^' '2H. de midi à dix heures du soir, des divertissements publics lurent donnés à la population aux Champs Elysées.

qu'exécutèrent les élèves du gymnase normal du colonel Amoros et un peloton de soldats avec armes et bagages.

Dans l'intervalle, entre les courses de chevaux et les courses à pied, on donna aux assistants le spectacle d'une ascension aérostatique.

La première et la deuxième des courses de chevaux furent fournies par douze chevaux montés ; la troisième et la quatrième par douze chevaux libres.

Les deux chevaux montés et les deux chevaux libres , vainqueurs aux premières courses fonnèrent ensuite deux nouve>aux groupes qui se disputèrent définitivement les prix. Pour ces courses, le cirque formé au milieu du Champ de Mars avait deux mille trois cents pieds de circonférence et était garni de toiles et de trophées sur tout le développement de son périmètre à l'intérieur et à Textérieur.

Un stade de quatre cents mètres de longueur avait été préparé devant les pavillons réservés pour les coureurs à pied.

( ^es coureurs , au nombre de cent vingt , divisés en plusieurs pelotons 5 étaient revêtus de costimies uniformes et portaient tous ime ceinture tricolore.

Il y eut des courses : d'enfants , d'adolescents , d'hommes et de soldats avec armes.

Des prix et des couronnes furent décernés aux vainqueurs, au bruit des fanfares et des applaudissements de la foule , par le maire du dixième arrondissement M. Desgenettes, président des exercices.

Dans cette journée fort intéressante, le succès appartint aux élèves (lu colonel Amoros. Voici ce qu'en dit un journal de l'époque :

Les exercices t^vnmasliques devenus désormais un des éléments de réducation militaire et civile, ont auji^-menté l'intérêt et la pompe des fôtes nationales. Les élèves du frvnmase normal . dirig-é par le colonel Amoros , ont fait au Champ de Mars diverses luttes , diverses espèces de courses , dont un public nombreux a su

apprécier les avantages , en distinguant ces exercices utiles de ces jeux funambuliques , qui n'ont d'autre but que de satisfaire une vaine curiosité.

Bientôt , plusieurs des principales villes de France pourront augmenter l'intérêt de leurs fêtes publiques par de pareils exercices. On annonce que des gymnases vont être établis dans la plupart des divisions militaires , sous la direction du colonel Amoros, fondateur de l'éducation gymnastique en France.

Ce n'était pas sans peine que le colonel Anioros avait fait adopter les procédés d'éducation qui , après lui , devaient malheureusement tomber dans Foubli pour être repris seulement de nos jours.

Le colonel Amoros eut une existence singulière. Il s'appelait don Francisco Amoros y Ondéano et était né à Valence en 1770. Il fît dans l'armée espagnole les campagnes de 1792 et 1793 et parvint en trois ans au grade de major-général. I^ traité de Bâle ayant mis fîn à la guerre entre la République française et l'Espagne , Amoros s'occupa des moyens d'améliorer le système administratif espagnol et fit agréer le plan d'un ministère de l'intérieur qui n'existait pas encore. Une pension de vingt mille réaux lui fut accordée à cette occasion. On le chargea en même temps de la fondation à Madrid d'un établissement militaire , selon la méthode de Pestalozzi. En 1807, l'éducation de l'Infant don Vincent de Paul lui fut confiée. Il réunissait les titres de colonel, de régidor de San-Lucar et de membre du conseil royal des Indes. L'avènement de Ferdinand Vil amena sa disgrâce.

Elu plus tard, membre des certes de Bayonne qui appelèrent au trône d'Espagne Joseph , un des frères de Napoléon , Amoros fut nommé par le nouveau roi, conseiller d'Etat, intendant général de la police et commissaire royal dans les provinces de Burgos et de Guipuscoa. En 1812 il s'efforça , mais en vain , de prévenir la chute de Joseph. Réfugié en France en 1814, il devint un des rédacteurs du Nain Jaune.

Pendant les Cent jours, Amoros entra dans la garde nationale de Paris. Le retour des Bourbons le fit renoncer à la politique.

Dès lors , il s'occupa de faire adopter les méthodes gymnas tiques dont il avait fait d'heureux essais en Espagne. Il eut, à ce sujet , bien de préventions à vaincre, mais il sut en triompher. Nommé officier de la Légion d'honneur ,. inspecteur des gymnases militaires 5 directeur a du gymnase nw^nal militaire » qu'il avait fondé , place Dupleix , et directeur du « gymnme civil arthosomatique » situé dans la rue Jean Goujon, il mourut dans l'abandon le plus complet en 1848.

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14 Juin 1837.

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