I.KS ATEIJKRS NATIONAUX ET LA KËTE DE LA CONCORDE
; Franco, ce n'est pas, comme on le dit
omniunémeut, par des chansons que tout
onnnence ou Huit, cVsl bien plutôt par
es banquets.
Nous y avons des banquets artistiques.
littéraires , industriels , réformistes ,
républicains . légitimistes , orléanistes ,
bonapartistes, électoraux; des punchs
d" indignation , des vins d'honneur, etc.
On s'y perdrait s'il fallait les nommer Ums, d'autant mieux
([u'il y a dans tous les partis des nuances qui les distinguent
et que les ban(|uets les plus colorés sont nécessairement les
ennemis acharni^s , irréconciliables des plus pâles.
Nous n'avons rien inmné ; c'était déjà comme cela en 1848 et depuis cetti' épocpie cela n'a rien fait que croître et enlaidir.
Louis-Philippe a été renversé par un banquet réformiste.
Organisé par l'opposition à la tète de laquelle se trouvait Odilon lîiirrot . ce banquet devait avoirlieu aux Champs-Elysées, le 20 février. Mais. 1rs conseillers du roi, Guizot et Duchâtel, s'y opposèrent parce qu'on devait s'y occuper exclusivement des réformes et du droit de réunion réclamés par le pays.