FÊTE NATIONALE
-t r . . -^053 g^t 2jg^j ^ g^ Champ de Mars , la !s fêtes impériales. Sans couleur partiel sans grande originalité , ces fôte? se ntinuèrent jusqu'au coup de tonnerre s 1870.
Celle de 1853 était cependant bien
ordonnée. On s'y inspira peut-ôlre
un peu des cérémonies officielles qui
avaient lieu sous le règne précédent,
mais ou réussit à iutéresser la population qui , par le fait même
du retour de l'Empire , se reprenait à aimer les manifestations
militaires, les seules qui aient, encore aujourd'hui, le don de
nous émouvoir.
Au Champ de Mars , on reproduiï;ail l'attaque et la prise de Liighouat, euiportê d'assaut le 4 décembre 1852. Sur les talus, on avait construit lu ville algérienne. Le premier plan , à droite , représentait une plate-furme située aux pieds des rochers sur lesquels la ville est assise; une caravane, accompagnée .de ses troupeaux , y était campée sous des tentes aux couleurs vives et gaies.
A gauche , se trouvait le marabout , où avait eu lieu l'attaque principale. Prèsdelà, se voyaient les deux fortins qui, défendant l'entrée de la ville j avaient été escaladés par nos troupes. Dans
Réglée avec soin, cette représentation, qui faisait grand honneur à ceux qui l'avaient préparée , dura deux heures. Le cortège , composé de quatre-vingt-sept personnages en costumes du temps : rois , reines , écuyers , pages , varlets et porte-bannières, avait une grande et fière allure. Un tournoi, auquel prirent part seize chevaliers français et anglais , couverts d'armures de fer, et combattant sur des chevaux richement caparaçonnés, présenta un spectacle nouveau , et qui passionna fort le public.
Le jour même , des régates eurent lieu entre le pont dléna et le pont de la Concorde.
A quatre heures , l'Empereur et l'Impératrice avaient quitté les Tuileries en voiture découverte , et se rendaient au Champ de Mars par le pont d'Iéna. La foule entourait la voiture, qui, pendant son parcours , ne put avancer que lentement.
La Fête nationale de 1853 se tennina par une ascension aérostatique et une descente en parachute. Madame Saqui, l'acrobate des fêtes du premier Empire , effectua une course sur la corde raide.
15 Août 1854.