TRAITEMENT DES GOMMES DU VOILE PALATIN
éclairé par les antécédents spécifiques du malade.
Le TRAITEMENT dcs gommes du voile du palais est d'autant plus important à instituer de bonne heure, qu'il donne presque toujours des résultats certains.
On administrera Tiodure de potassium à haute dose. L'iodure de potassium est, en effet, le médicament résolutif par excellence. Il n'est pas, à proprement parler, un médicament de l'infection syphilitique, et cependant son action thérapeutique est souvent supérieure, dans les gommes, à celle du mercure. 11 faut d'ailleurs prescrire également le mercure, de préférence en injections sous-cutanées de sel soluble, pour agir rapidement sur cette syphilis qui manifeste encore son activité.
Le traitement local, toujours fort simple, consistera en attouchements de l'ulcération avec la teinture d'iode ou la solution iodo-iodurée au dixième, moins douloureuse que la teinture d'iode et dont j'ai déjà donné la formule.
11 est parfois utile de cautériser les bords de la perforation avec une solution de nitrate d'argent, afin d'exciter le bourgeonnement de la plaie.
Si la perforation persiste après la cicatrisation des lésions, on pourra, dans certains cas, l'obturer avec un appareil prothétique, un voile du palais artificiel. Parfois la perforation est trop étendue pour être ainsi bouchée, ou le malade ne peut supporter d'appareil. On recourra alors à l'intervention chirurgicale, à
la staphylorapliie, qui ne doit être tentée que lorsque le processus ulcératif est complètement arrêté et qu'on est certain que le traitement ne peut plus avoir aucune action sur les lésions.
m. — GOMMES DES AMYGDALES
Autant les gommes palatines sont fréquentes, autant les gommes des amygdales sont rares; elles sont mômes très rares ; j'en ai, cependant, vu deux cas cette année. Elles n'ont jamais été observées à la période de crudité, mais seulement à Tétat d'ul- <;érations gommeuses.
Comme toutes les gommes ulcérées, elles présentent une cavité taillée à pic, des bords durs et infiltrés, un fond bourbillonneux et jaunâtre.
Ces gommes déterminent des troubles fonctionnels, identiques à ceux des angines. C'est une légère douleur, provoquée par la mastication ou le passage des aliments, accompagnée de quelques troubles de la déglutition.
Les gommes amygdaliennes peuvent présenter plusieurs formes particulières, un peu différentes de la forme ordinaire, dont les caractères ont été indiqués plus haut.
On doit distinguer :
Une forme fébrile, accompagnée d'inflammation de l'isthme du gosier, qui ressemble à une amygdalite ;