FRÉQUENCE
Le fait le plus frappant est tout d'abord sa rareté, son extrême rareté même. Dans une statistique portant sur 9,058 cas de chancres extra-génitaux, Krause a établi la proportion à 0,185 °/, ; environ un chancre de l'oreille pour 500 extra-génitaux. Claus, à la clinique des oreilles de Berlin, n’en relève pas un seul cas sur près de 10,000 malades, et à la clinique des maladies vénériennes de Berlin, sur près de 4,000 malades, on n'en relève par non plus un seul cas. Dans les statistiques de chancres céphaliques que nous avons pu recueillir, nous n’en avons trouvé que 9 sur 1,394 cas :
HUOEN EEE RER SE ES TRE PONIZAT LS Eee — 300 1!
NIVE RO RE ER Ur — #19" 18 Morel-Lavallée........... — 30 0 Gailleton (th. de Stourme). — 103 0 RODElOMEC ES en — 104 0 CODEN RE — 5 0 1 C4 40 SRE PEN Er 0 D AISOLEON 7: 27 APRES ER — 173 0 IUT SRE ROUE — 17 0
NRC DORE rs 25 0
BulKIE PRE FOSUL 8470 Bloch. enr Lee — 66 0 Vignolo-Lutat tete — 32 0 PADESAE VAE Emer EE D Gaucher (th. de Carivenc) . — 98 0 Léon Perrin (de Marseille). — 232 2 MOUtO CET RER — 71 0
C'est dire que ces chancres sont d’une extrèôme rareté et qu'ils se comptent. En 1892, Rupp en avait réuni. 12 cas ; plus récemment Krause en rapporte 34 : un cas rapporté par Sendziak dans sa statistique doit être exclu ; ilest dû à Guranowski ; mais d’après Heimann et Watroszewski, 1l s'agit très probablement [à d'un cas d'affection tertiaire. Les cas nouveaux depuis les statistiques de Bulkley, Sendziak, ont été rapportés par Fournier, Friedmann, Moses ; Schener en donne 4 cas par percement des oreilles; Léon Perrin, 2 cas, (Marseille), Papegaey, Gailleton, Nicolas et Massia. Charvet et Massia en rapportent en tout #1 cas, dont 30 avec observation, on peut donc dire que c’est le plus rare des chancres céphaliques.
Age. — Au point de vue de l’âge, on a rencontré de chancre de l'oreille à tous les âges, mais à des degrés différents de fréquence. Les cas dont nous avons retrouvé l'observation se répartissent ainsi :
De: 04:45:23 6 cas.
Entre" 15 RS DAT Re ; Cas:
De:30"à4 60 Anse 6 cas.
Comme on le voit, le plus grand nombre se trouve chez les enfants et chez les personnes d’un certain âge.
ET
Dans les autres chancres extra-génitaux, le rapport est un peu différent. C'est en effet de 20 à 30 ans, qu'ils sont les plus fréquents : Bulkley, dans sa statistique portant sur un chiffre assez élevé, fixe à cet âge la proportion à 53°/,. La raison de cette fréquence particulière, dans l'enfance du moins, réside dans les conditions étiologiques un peu spéciales ; nous verrons en effet que le percement des oreilles qui se pratique à cet âge a été responsable d'un grand nombre de contaminations.
Sexe. — Au point de vue du sexe, dans les observations publiées, nous avons trouvé sur 23 cas où il est noté :
18 cas dans le sexe masculin.
5 cas dans le sexe féminin.
Dans sept cas, il n'y avait pas de renseignements à cet égard. On voit qu'ils sont de beaucoup plus fréquents chez l'homme; d'autant plus que sur les cinq cas appartenant au sexe féminin, quatre se rapportent à des petites filles (percement des oreilles). On peut même s'étonner que la proportion ne soit pas plus forte chez les petites filles, qui bien plus souvent ont les oreilles percées en vue des boucles d'oreilles. La plus grande fréquence notée dans le sexe masculin est de règle dans les chancres extra-génitaux.
La profession semble n'avoir aucune influence sur le développement de la lésion ; ceci ne doit pas étonner, étant donré que l'accident primitif de l'oreille ne peut être qu'accidentel ; nous avons relevé les métiers suivants chez les malades : charpentier, imprimeur, voiturier, étudiant, tonnelier, serrurier, camelot, matelot
de
(dans deux cas). On peut voir qu'on à affaire dans la plupart des cas à des ouvriers, bien que rien ne s'oppose à ce qu'il se développe chez des gens ayant des professions libérales (étudiant) ou autres.