‹ Le Change Espagnol et Son Amélioration ActuelleChapitre 11 sur 23 · AT · texte numérisé non relu

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avait baisse, conne on pourrait normalement le supposer, mais au contraire, qu’on était dans une période de hausse.

La spéculation fausse les prix auxquels devrait s’arrêter naturellement le change ; ils ne sont plus Hixés simplement par le rapport qui existe entre les dettes et les moyens de payement, mais par tous mobiles psychologiques qui peuvent agir sur l’imagination impressionnable des spéculateurs :; c’est à elle que nous devons les variations extrêmement brusques que nous avons observées.

L'accaparement proprement dit, à la fois plus sûr et plus prolongé, est encore plus dangereux, portant à la fois sur les espèces et les lettres de change. [| prive le pavs des seuls moyens de règlements normaux qui lui restent et qui en circulant ibrement tendraient à faire baisser le cours du change.

Son action peut empêcher en outre un pays créditeur de voir son change s'améliorer et atteindre’ le pair. Cest ce qui s’est passé pour le Brésil, où chaque année, après la récolte du café et sa vente. un chiffre très élevé de lettres de change étaient créées et étaient immédiatement achetées par des aceapareurs ; ceux-ei profitaient de leur position de détenteurs à peu près uniques de change pour vendre à la hausse pendant toute l’année, et le pays, tout en étant créditeur de sommes importantes, se

LAN Da trouvait réduit à paver une prime sur la monnaie extérieure,

Un fait analogue a pu se produire pour l’Espagene, où, pendant certaines années, notamment en 1896, 1897 et 1898, le pays à eu une balance commerciale favorable. Ce fait aurait pu se traduire par une baisse que l’on n’a pas constatée. Si les cours sont restés aussi hauts, il faut en voir en partie la raison dans l’accaparement, £râce auquel le inarehé n'étant pas libre, n’a pas été réglé par l'offre et la demande, et dans l’attitude des spéculateurs qui profitaient de la gravité des événements extérieurs et de l’anxiété qu'ils provoquaient dans le pays pour demanler des prix encore plus élevés.

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