TOTALE
À ee chiffre, il faut ajouter le montant des emvrunts extérieurs nombreux. Le premier, entrepris en 1857, donne un produit de €%9 millions de pesetas. L'importance de ces emprunts atteignait, en 1876, 2.406:172.000 pesetas, dont la plus grande partie avait été placée à l'étranger.
Ces emprunts contribuèrent à combler les défieits en rétablissant d’une facon momentanée l’équilibre de la balance des comptes.
Une sage utilisation des sommes ainsi acquises à l'étranger, l’amélioration de son commerce et de son industrie auraient peut-être permis à l’Espagne d'éviter en partie la crise actuelle ou tout au moins d’en diminuer la gravité.
Malheureusement, on ne fit à peu près rien en ve sens, et les valeurs mobilières qui avaient primitivement crédité la balance des comptes, vinrent ensuite l’alourdir et augmenter les déficits.
II fallut, en effet, payer les dividendes et les amortissements des actions et obligations. M. Barthe estime que, de 1881 à 1902, les sommes versées à l'étranger pour dividendes et amortissements d'actions et obligations d'entreprises industrielles égalèrent 1.125 millions de pesetas, et pour Ie payement des intérêts de l’Extérieure, 1.551 millions, soit au total 2.676 millions.
De plus, un grand nombre d’entreprises secondaires, mines, ete., étant uniquement exploitées avec des capitaux étrangers, ne rapportent guère à l’Es-