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III. — LA QUESTION DE LA CIRCULATION

Les raisons pour lesquelles l’or s’est enfui. et celles qui l’ont empêché de revenir, drainage du numéraire, déficit de la balance des comptes et spéeulation, rendent suffisamment compte de la dépréciation espagnole.

Les écrivains classiques n’ont cependant admis qu’une seule cause à la crise : la surabondance de la circulation, Tout en remarquant que ce facteur expliquait insuffisamment les faits, nous ne l'avons pas écarté à priori ; aussi, avons-nous à nous demander si réellement il v à eu surabondance de circulation et quelle à pu être son action ?

Il paraît d’abord évident que, dans un pays, la cireulation ne peut être augmentée au seul gré de a Banque où du Trésor.

Les billets n’entrent dans la circulation que par

suite de l’escompte ou d’avances sur titres, soit aux particuliers, soit au Trésor.

Considérons d’abord les avances aux particu- Bers. Il faut noter que les opérations de li Banque d’Espagne se sont auginentées considérablement à partir de 1880, par suite de la création de succursales dans toute la péninsule. L'émission des billets s’en est trouvée tout naturellement accrue, tandis que l’or déposé dans les succursales refluait à l’éta- Lissement central de Madrii.

Jusque là, l’émission ne pouvait guère affecter défavorablement le change ; au contraire.

Mais ensuite, contrairement à ce qui doit se passer dans toute période de crise, la Banque d’Espaone eut le tort de maintenir le taux de l’escompie à 4 et même 3.50 0/0, et consentit des avances sur titres à des prix également très bas.

Ces dernières opérations eurent sur le change de mauvais résultats, non à cause des émissions de billets aui les accompagnaient, mais parce que ie taux minime des avances sur titres favorisait d’une façon inopportune le rapatriement des valeurs espagnoles souscrites à l’étranger et rendait ainsi la balance des comptes débitrice.

Il faut remarquer aussi que les besoins du cominerce et de l’industrie se sont considérablement développés dans toute cette époque, nécessitant une

. circulation plus grande, et qu’en Espagne, les moyvers de règlements perfectionnés supprimant

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