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était sûr-qu'on l'employait uniquement pour les règlements extérieurs.
Pratiquement, on à pu assimiler l’intervention “à peu près constante du Trésor ce 1905 à 1910 à la création d'un bureau de change. K y a, à vrai dire, une différence ‘essentielle entre eux. c’est que le bureau de change livre du papier sur l'étranger, soit au pair, soit à un taux fixe et invariable. tandis que le Trésor, en Espagne, livrait du change à un taux variable suivant les époques et les circonstances. À
Malgré cela, on peut dire que le Trésor a donné une norme au change. Ni nous rappelons ce que nous avons déjà dit, nous trouvons que depuis la fuite de l’or de la circulation espagnole, il y a eu comme limite maxima du change, d’abord les valeurs mcbilières et plus particulièrement lExté rieure jusqu’au moment de la création de l’Affdavit, en 1899. De 1899 à 1905, il y a eu encore des valeurs mobilières ; toutefois, c’est le moment où la spéculation aurait été le plus libre si elle n’avait été limitée depuis 1901 par les tentatives de réformes qui n’ont pas abouti mais ont exercé cependant une action morale et ont empêché la hausse. Enfin, de 1905 à 1910, l'intervention directe du Trésor a - constitué une véritable limite au prix du change.
Le fait que, seule, l’intervention de l'Etat pour mettre à la disposition du publie une monnaie internationale à pu amoindrir la prime du change,
ue confirme bien l’idée que nous avions émise au début de cette étude : que, dans la dépréciation espagnole il s'agissait simplement d’une prime de la monnaie extérieure sur la monnaie intérieure, l'or, en général ; que la monnaie intérieure n’était nulle- Inént dépréciée en soi, ainsi qu’on l'avait cru, mais simplement par rapport à la monnaie internationale. En un mot, c’est bien parce que le change était instable par suite de l’absence de Gold-point, que la monnaie était dépréciée, et ce n’est qu’en améhorant les conditions du change qu’on a pu rendre, en partie, à la monnaie espagnole sa valeur.