IV. — IE COMMERCE EXTÉRIEUR DE L’FSPAGNE
PENDANT LA PÉRIODE CONTEMPORAINE Maius si l’intervention du Trésor espagnol à 5té couronnée de suecès, c’est également grâce à l’améhoration &äe la balance des comptes. Fe change, avons-uous ‘dit, dépend du rapport qui existe entre le stock de monnaie internationale disponible et la balance des comptes,
On a réussi à augmenter le stock de monnaie internationale disponible, mais le résultat n'aurait probablement pas été très grand si la balance des comptes ne s’était en même temps améliorée.
La première mesure qui contribua à son relève.
ment et dont nous avons déjà parlé, fut la création de l’Affidavit, qui diminuait la somme que l'Etat avait annuellement à payer en or et la faisait tomber de 78 millions environ à 40 (1).
La seconde fut l’amélioration de la balance du commerce, Il est difficile, pour ce qui concerne les années les plus rapprochées, de donner des chifres définitifs, mais on doit constater qu’il ÿ à eu pendant toute cette époque une amélioration constante. Ce mouvement à été d’ailleurs antérieur aux réformes et il est très caractérisé à partir de 1896, puisqu’à cette époque nous trouvons plusieurs années où l’Espagne est plus créditrice que débitrice du fait de son commerce. De 1902 à 1910, l’améhoration à continué comme précédemment, et l’année 1904, par exemple, est nettement favorable à l'Espagne.
Si nous nous basons sur les chiffres donnés par les exportations et les importations, nous voyons que la différence du côté des importations a été pendant la crise :
1883-1891. 630 millions, movenne ann. SO millions
1892-1895. 314 — A/S OUR TS 1896-1902, 122 — ; 20.3 — 1902-F909. 325 40.8 —
Que l’amélioration du commerce extérieur ait
(4) Barthe y Barthe, op. cit, p. So.
ss —- Oi —
précédé celle. du change, cela n’a rien qui doive nous surprendre. Nous avons d’abord à tenir compte des événements qui se sont déroulés à cette époque et dont le change devait fatalement se ressentir.
D'ailleurs, un pays dont la balance des comptes est créditrice peut fort bien avoir un change défavorable. Il suffit, S'il ne possède pas des moyens de règlements internationaux suffisants, qu'il soit, à ‘le certaines époques, débiteur pour que la spéculation qui détient la monnaie extérieure impose ses conditions. Nous possédons en ce sens l’exemple du Brésil, qui, quoique créditeur de l’étranger, «# eu un change défavorable jusqu’au moment où le gouvernement à empêché l’accaparement des lettres de change, en les achetant lui-même et en échelonnant leur vente (1).
De même, en Espagne, malgré l'amélioration du commerce extérieur, la prune du change ne devait baisser qu'à partir du jour où l’État, par son in- Lervention, réduisait la Spéculation à accepter ses prix. |
En résumé, sans affirmer que la balance des comptes de l'Espagne ait été depuis longtemps cré-
(1) C'est de cela que certains auteurs avaient déduit à
Lort que la balance des comptes est sans influence sur le
cours du change. Voir plus haut, p. 95.
ets ditrite, nous pouvons dire qu'’étant données l’absence d’or et l’importance de la spéculation qui a détenu pendant longtemps les moyens de règlement sur l'étranger, ce fait n’aurait rien de contradictoire avec un change défavorable.
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