‹ Le chant "authentique" du credoChapitre 32 sur 35 · nem · texte numérisé non relu

nem

mor- tu- 6-

rum.

La ligne aa offre une particularité rythmique qui a besoin d'explication.

aa

sânetam cathô- li-cam

Pourquoi un point-mora sur la dernière syllabe du mot sdnetam} Pourquoi, dira-t-on, ce changement qui brise l'élan, et avec lui, le rythme ordinaire de cette cadence ?

Raison de foi, raison de diction juste, intelligente ; besoin d'une âme catholique d'affirmer une à une, fermement, fièrement, en face des sectes hérétiques et schismatiques, les not.es auxquelles on reconnaît la véritable Église. Ces quatre mots : linam, sdnetam, cathôlicam, apostblicam (Ecclésiam), sont, pour le vrai chrétien, pleins de sens, de profondeur, de largeur; il lui est impossible, qu'il soit prédicateur, chanteur ou simple lecteur, de ne pas les mettre en relief, de ne pas les énumérer distinctement, afin de proclamer ainsi son amour et sa foi.

Aucune difficulté non plus, au point de vue musical. L'ictus reste sur le fa, comme dans toutes les cadences de ce genre. La quantité du rythme, seule est différente : il y a environ deux temps, là où il n'y en a qu'un dans les autres cadences. Mais, en rythme libre, des modifications de cette sorte pour une même mélodie sont innombrables; et d'ailleurs, le touchement rythmique n'a-t-il pas une tendance naturelle à l'allongement? C'est Une simple question de nuance, que tout musicien saura bien saisir. L'art d'un habile exécutant, ou même d'un

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