CHAPITRE II
ipse, si fuerit, plenus sii gravitaie, uec lasciviani resonet, nec rnsticitatem. Sic stiavis ut non sit levis; sic mulceat aures ut moveat corda ... sensuni litterce non evacuet, scd i d. Bkr- fœcundet 1 . » Aussi bien notre premier Maître a écrit : nard. , Epist. Censura; et modi canendi officia divina, ouvrage mentionne par Sbaralea, & que malheureusement nous n'avons pu consulter nulle part jusqu’à ce jour.
Sont-ce vraiment les compositions de nos Pères
que nous avons retrouvées?
S il s agit du texte de notre liturgie franciscaine, ou de la lettre de nos premiers offices, nous sommes en droit d affirmer que nous les avons toujours scrupuleusement conservés. Tandis que les Pères Capucins, que les Conventuels, au siècle dernier ont abandonné le premier office en 1 honneur de notre Père saint François & tous les vieux offices rimés de l'Ordre, pour leur en substituer d'autres modernes, d’une faéture plus lettrée peut-être, nous, Frères- Mineurs, nous avons eu à cœur de maintenir les premières compositions, où la simplicité, la naïveté, souvent aussi une certaine élégance littéraire font le charme de nos antiennes, hymnes, proses, & d’où la fraîcheur poétique n’est pas exclue.
C'est vraiment le texte que diète Julien de Spire, que nous lisons encore aujourd’hui. Les deux ou trois corrections faites d’abord au chapitre d’Assise en 1260, & à la fin du siècle dernier, ne modifient pas substantiellement 1 œuvre, d’autant qu’il ne s’agit que d’une ou deux antiennes.
L office de notre Mère sainte Claire que nous récitons est celui déjà 'mentionné^ que plusieurs écrivains anonymes ont écrit entre 1279 & 1312, & qui fut prescrit pour le chœur au chapitre général de 1292.