‹ Le chant dans l'Ordre séraphiqueChapitre 30 sur 53 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

1 Breviar.

lxxiv, A. D.

2 Ms. XI-2 sæc. XV.

C’est bien l’office de saint Antoine, tel que le composa Julien de Spire, que contient notre bréviaire, office que nous récitons le 13 juin.

Plusieurs autres de nos Saints eurent des offices dont le texte est tombé en désuétude aujourd hui, ou du moins n’est admis que dans quelques Provinces, qui ont ces Saints pour patrons ; nous en avons eu quelques-uns sous les yeux.

Sainte Élisabeth de Hongrie eut le sien ; il s’en trouve un exemplaire manuscrit du xv e siècle dans la bibliothèque royale de Cividale 1 .

Au grand séminaire du Puy nous avons copié l’antienne suivante d’un office rimé, déclaré très ancien, & imprimé à Naples en 1636, antienne de Magnificat :

Gaude, cælum, terra plaude Dies adest, digna laude,

Plena dies gloria,

Qiia Elizabeth antiquum Castitatis inimicum Eiisit viétoria ;

Pia mater & matrona,

Tuis sacris precibus,

Interventrix & patrona Sis pro nobis omnibus.

Le roi Robert en composa un à l'honneur de saint Louis d’Anjou, son frère; l'hymne des Vêpres commence :

Vergente mundi vespere Sol mundo misit hesperum Qui m'icans ut in æthere Lucem monstravit operum.

^ 11 y en a une copie à la bibliothèque Barberini à Rome- :

nous n’assurons pas que ce soit l’œuvre du roi Robert.

RESTAURATION ET TRADITION

Nous admettrions assez volontiers que l’Alleluia : O Ludovice, princeps inclite, aurait appartenu à cet office, & que la mélodie serait due au pieux roi ; c’est pourquoi nous n'hésitons pas à en donner le fragment suivant :

1 Ûj" 5 ■ la» ;

O Lu-do- vi- ce, prin- ceps incli- te.

Saint Bonaventure eut son office. Il y en eut un pour saint Louis, roi. Sainte Élisabeth de Portugal eut le sien; le 13 juin 1682 la Sacrée Congrégation approuva celui de sainte Catherine de Bologne ; ce même jour fut concédé pour les Tertiaires l’usage de celui du roi, saint Louis. L’éminentissime cardinal Bona, à la requête de sœur Quintine Bake, abbesse des Clarisses Colettines de Gand, en composa un autre en l’honneur de sainte Colette, dont l’approbation date du 3 septembre 1672 ; voici la première antienne des I. Vêpres :

O fœcunda parcns, cœlesti proie Beata ! hæc æterna suæ gloria gentis erit.

Au couvent de Longchamps on célébrait aussi la bienheureuse Isabelle, sœur de saint Louis, par un office particulier.

Notre but n’étant pas de faire le relevé de tous les propres qui furent récités, mais uniquement de collationner les mélodies de nos offices aftuels, nous nous sommes restreints dans les limites de notre obédience, ayant soin toutefois de copier le plus possible tous les chants usités.

Sommes-nous réellement en possession des mélodies, telles que les ont écrites le frère Julien, ou les compositeurs postérieurs? Nous croyons pouvoir donner une réponse affirmative : ce n’est ni le P. Hilarin de Lucerne, ni le D r Weiss de Munich, qui nous contrediront ; l’un & l’autre

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