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Bréviaire franciscain, xur sihcle.
(Rosenthal, Munich.)
Office de saint François.
RESTAURATION ET TRADITION 85
documents précités nous ne connaissons pas d'autre
témoignage que celui de notre P. L. Wadding, qui nous
apprend que cette prose, d’un usage fort ancien, fut
abandonnée 1 . Si donc Ton se souvient à quel ostracisme 1 Sequentïam
furent condamnées les œuvres de Thomas de Celano, on illam °^ m cele-
. , brem.qucemitic
sera moins surpris encore de ne pas trouver trace de cette exc idit. Wadd.
poésie : Santtitatis, qu’on n’aurait lieu de l’être, en appre- A - * 22 8.
nant que deux versions bien authentiques aient pu
échapper à la conjuration ; conséquemment ne nous
étonnons pas que la mélodie en demeure introuvable.
En différentes Provinces, depuis cinquante ans, on a de cent façons diverses chanté cette même séquence. En Belgique le T. R. P. Van Driecks a écrit la mélodie connue; dans la Province d’Aquitaine, nous a-t-on dit, on a calqué une prose de saint Martial de Limoges, ou plutôt on a brodé sur la séquence Viftimœ. En Allemagne les Bénédictins de Beuron ont adapté la notation d’une prose du xtv e ou xv e siècle pour l’usage de nos pères de Fulda. Lorsque les Pères Dominicains ont adopté notre office de saint François, & nous celui de saint Dominique, ils ont aussi publié un chant spécial, sinon immédiatement après que cet échange eut lieu pour l’Espagne & ses colonies au commencement du siècle 2 , du moins sitôt que ^maiiSiç*. \ l’usage s’étendit à tout l’Ordre, 18 juillet i8si. Quelle est la valeur historique de cette œuvre ? Nous ne le savons.
Aucun des manuscrits anciens des Frères Prêcheurs ne la contient, à notre connaissance du moins ; ni ceux de Munich & de Salamanque, tous deux du xm e siècle, ni celui de Londres, qui comme le précédent est une compilation de tout l’office, de la messe & autres parties liturgiques, véritable totum datant de 1243. Nous ne nions pas l’antiquité de ce chant, bien qu’on nous ait assuré en Allemagne que quelques strophes sont des chorals populaires de ce pays. Il ne nous appartient pas de discuter ni même d’examiner ce détail.