CHAPITRE
ouvrage Arcbiv fiïr Literafur und Kit chen geschichtc, ces rubriques ainsi que le bréviaire furent proposés en 1241 au chapitre général de Montpellier & approuvés par le Pape le 7 juin de la même année. La Chronique des XXIV Généraux enseigne toutefois que cette approbation date du chapitre de Bologne en 1242 ; ce serait encoie une antiquité bien respe&able.
En l’année 1249, le Ministre général communiqua à tous les Supérieurs une lettre dans laquelle il insistait pour que personne n’osât rien changer soit quant au texte, soit quant au chant des bréviaires & missels corrigés par fr. Haymon, sanôlce recordationis , que le chapitre général avait approuvés, sous quelque prétexte que ce fût, même de dévotion, ut nibil omnino in canin 1 Wadding, vel littera sub alicujus festi, seu devotionis obtentu ... .
a. D. 1249. La chron i que des XXIV Généraux rapporte qu’en
l’an 1235, à la supplique des chantres de Paris, le Souverain Pontife permit aux Frères de chanter aux messes votives solennelles & de réciter aux messes votives privées du Saint-Esprit & de la sainte Vierge l’hymne
2 Chron. angélique & les séquences propres à chacune 2 .
xxiy Ge 11er. j Au Chapitre général d’Assise, 1269, présidé par
saint Bonaventure, il fut décrété qu on chanterait chaque samedi une messe solennelle, quolibet sabbato solenmitet cantaretur una missa, en l’honneur de la T. sainte Vieige, quand on le pourrait faire convenablement. On y prescrivit en outre que les Frères doivent se tenir debout pendant le chant de Y Alléluia à la messe ; quod ere£\i stent Praires ,,
3 Glassber- quando cantatur « Alléluia » 3 .
GER, p. 81. Enfin un autre Chapitre, célébré encore à Assise en 1354»
4 Glassber-
GER, p. l88.
ordonna que tous assistassent au chœui & qu on y chantât l'office toutes les fois que ce serait possible, et dicatur officiant tôt uni cantando, ubi commode fieti pot est L
HISTOIRE
Tout le monde connaît le miracle opéré en faveur de saint Antoine. Un jour de grande solennité, le saint thaumaturge prêchait devant un immense auditoire ; soudain il se souvint d’avoir oublié de se faire remplacer dans une fonction du chœur. C’était en effet l’usage qu’aux principales fêtes deux frères, des dignitaires du couvent, chantassent au chœur l 'Alléluia durant la messe conventuelle. Or le tour d'Antoine était venu de chanter le neume liturgique. Contristé de son oubli, & pénétré d’une vive peine, comme d’une infraction à la sainte obéissance, le bon religieux pâlit, puis, la tête couverte du capuce, s’inclina sur le bord de la chaire. Miracle ! Au même moment il paraît au milieu de ses frères pour chanter Y Alléluia au chœur 1 .
A l’exemple de son séraphique Père, Antoine aimait à chanter le nom de Dieu ; son âme se délestait en particulier à entonner l’hymne de Venantius Fortunat : O gloriosa Domina. « Cet élan d’amour filial était comme le souffle de son âme, » remarque Mgr Ricard 2 .
Quand saint Bonaventure, écrivant son Miroir de la discipline, donnera à tous des règles de perfection séraphique, il traitera de ce qui touche à l'Office divin. « La prévoyance, lisons-nous en effet au chapitre XV, la prévoyance en ce qui concerne l’Office divin se fait remarquer à notre empressement à préparer en temps opportun les livres & autres choses nécessaires, à lire & à chanter avec soin, après s’en être instruit à l’avance, chaque partie de l’Office au moment & en la manière convenables. La règle à observer en lisant ou en chantant, (le saint doCteur s’exprime ici très clairement, très explicitement), la règle à observer, c’est de ne point se hâter, de ne point traîner, d éviter toute inégalité, de s’arrêter avec le chœur, de façon qu’on ne puisse distinguer parmi les autres la voix d’un seuP. »
1 Vie de S.
Antoine, Mgr Ricard.
2 Id. } ibid.
3 Spec. Dis cip/.j cap. xv.