‹ Le Chant de la cloche de Vincent d'IndyChapitre 5 sur 10 · LA FÊTE · texte numérisé non relu

LA FÊTE

La ville est en liesse. A toute volée les cloches lancent dans l'azur limpide leurs joyeuses sonneries. C'est jour de kermesse et Wilhelm qui a réussi son chef-d'œuvre va être inscrit au livre de maîtrise. Des groupes valsent sur la place du Marché, puis les corporations défilent. Involontairement, le souvenir du dernier tableau des Maîtres chanteurs revient ici à l'esprit. Les tanneurs paraissent les premiers, puis viennent les forgerons. Leurs chants, d'abord séparés , s'unissent ensuite dans un ensemble remarquablement construit. Le chœur des tailleurs, sur un rythme de valse lente, gracieusement accompagné par les flûtes, les hautbois et les clarinettes, est tout à fait charmant. Celui des étudiants et la chanson latine sont aussi très réussis. Citons encore la phrase du doyen : Ainsi qu'une superbe et pacifique armée, sous laquelle revient le leifmotic de la Maîtrise et la brillante péroraison du tableau où ce dernier thème et celui de la Victoire réapparaissent aussi.

DE VINCENT d'iNDY i5

Nous arrivons maintenant au point culminant de l'œuvre, au quatrième tableau, intitulé :

Page 1