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facile de faire résonner en tête, qui soulève le voile du palais ; dès le départ, l'élève aura appareillé; la gamme va monter sans heurt, sans qu'il y ait rien à changer.
Et voilà un argument de plus en faveur de l'unité de la voix.
Sur un son grave, on nous dit <jue a est « en poitrine ». Or, voici que i est « en tète », indiscutablement.
Nous avions raison d'affirmer que la dualité de registres n'est admise que pour une raison de (|iiantité — de voyelle, par ('onséf]uent de timbre.
La dillicullé est dans la complaisance avec laquelle les élèves s'étalent sur ces notes « de poitrine o et dans la résistance c[u'ils opposent à la résonance « en tête »; car, quitter la première sonorité qui offre à leur oreille tout l'éclat désirable, pour la seconde qui, comparativement, surtout au début des études, leur paraît plus faible, c'est, pour eux, un véritable sacrifice.
\\f> poussent ! \\s ferment au lieu d'ouvrir, d"oi)tenir la sonorité par une distribution égale de souille, coordonnée avec l'amplification des cavités, en traitant les sons graves comme les sons élevés, en pensant, lorsqu'ils émettent une note basse, à la note du haut, en se pénétrant de cette idée que la difliculté du prétendu passage n'est iju'une simple hésitation du son à appuyer, sous l'action de l'élan, de la colonne d'air, par la seule volonté (car, dès son émission, le son doit être fixé dans son centre de position et (Cappui et ne pas plus bouger que l'archet sur la corde), en s'appliquanf, enfin, à V unité d'émission.
En même temps qu'ils poussent, les élèves serrent'. Du moins, ce défaut est très répandu, — chez les femmes surtout. L'expérience est facile : Faites, deux fois de suite, exécuter à une jeune élève la même phrase — d'abord, en for(;e, ensuite en douceur. La seconde fois, le larynx avancera, la bouche se contractera et se fermera, l'œil deviendra inquiet : le son, guttural, pauvre, ne ressemblera pas au son forte ; le timbre en sera si différent (]uil paraîtra ne pas appartenir au même sujet, il n'aura pas la même identité, la justesse sera compromise. La jeune fille n'aura pas coordonné la distribution du souille avec la position du larynx et dos cavités de résonance. Elle a pensé que pour diminuer le son, il fallait diminuer l'ouverture. Elle a serré.
Mais l'artiste a la faculté d'ébiJuiU r toute la masse des cordes vocales, ou seulement leur bord et la niu(|ucuse, et la douceur d'une demi-teinte s'obtient par la souplesse de l'appareil vocal, par une résonance fixée, le plus haut possible, dans les cavités cervicales, par la recherche d'une sonorité abandonnée, |iiir iiii redoublement d'articulation, et surtout par une distribution lente et régulière du souille. Le son ne cessera |)()int alors d'être ample et doux au lieu d'être retenu et aigre. C.\n « lv hkmi-tkintk > noiT heihiseu slh