‹ Le chant théâtralChapitre 25 sur 52 · SCH. Z · texte numérisé non relu

SCH. Z

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' Molles

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1 Simples „ , . 1 ' molles .... Explosives '

1 , . . i dures ....

' .\spines ;

' molles ....

Vibrantes

Nasales ...

A. /y. R. esl linguale pour ceux qui vilirenl. \\. est guUurale pour ceux qui ^rdssfyeiit .

Dans les consonnes continues, la région il'arliculalion est rétrécie et l'émission du son « continue » tant (|ue dure la pression d'air.

Dans les explosives, occlusion complète et momentanée de la région d'articulation ; le son dure peu et se forme soit au moment de l'occlusion : AB, soit au moment de l'ouverture : B.\. (Ces consonnes sont toujours associées à des voyelles.)

Dans les vibrantes, la région d'articulation prend la forme d'une anche mise en mouvement par l'air expiré et donne un son tremblé. Knlin. tandis que,pourk's trois es|)èces(|ui prccèdeiit, l'air passe par la iimiclu', les fosses nasales étant fermées, les nasales amènent l'abaissement tlu vnilc du palais <|ui établit la lommunication avec le ne/.

Parle travail, il est aisé de corriger une articulation insullisante ou défectueuse. L'enfant en est un exemjile, (jui passe du cri à la voi.x articulée, qui

r.r: cn.ixr thi:atrm.

suit pas à pas et les progrès de son audition et le développement de son anatomie, qui commence par les labiales : ba, pa, ma ; puis, lorsque les dents apparaissent : /«, da\ enfin qui articule ses véritables premiers bégayements lorsque survient la formation du voile du palais.

On remarquera que l'union des consonnes et des voyelles, c'est-à-dire la constitution des syllabes, exige deux actes musculaires successifs : pour la consonne, rétrécissement ou occlusion de la région d'articulation ; pour la voyelle, forme spéciale de la cavité buccale.

Ces actes musculaires ont un ordre de succession qui varie, naturellement, selon que la voyelle est placée avant ou après la consonne.

Pour nous, la consonne est le coup de marteau qui frappe la voyelle et lui donne l'instantanéité d'explosion, la force ou la douceur; elle e.'s,\.\ accent qui, le premier, offre au mot sa valeur, son caractère, sa couleur. Elle est le coup de marteau et le coup de pinceau.

Dans un récent travail, M' le D' Jules Gloverrelate la série d'observations qu'il a faites au Conservatoire National de musique, dans son « Laboratoire de Physiologie de la voix et de l'audition, appliquée à l'enseignement et à l'étude de l'art vocal ». Il y étudie l'influence de la tonalité laryngienne sur le jeu des organes de la formation verbale et la position de ces organes dans l'émission des voyelles et des consonnes, particulièrement en ce qui touche le voile du palais.

Le voile étant souvent presque invisible dans les diverses attitudes. M. le D"^ J. Glover a recours, pour l'observer, à un procédé qui ne contrarie en rien la formation verbale physiologique : celui des buées vocales. Deux petits miroirs rectangulaires sont placés, l'un au-dessous de l'orifice des fosses nasales, l'autre devant l'ouverture buccale. Le moindre souflle passant par le nez et par la bouche vient s'inscrire en buées sur ces miroirs.

A ce contrôle indiscutable, si l'on ajoute l'exploration visuelle des organes et le toucher, on peut, en dehors, et à côté de la méthode aérographique, établir un certain nombre d'éléments à l'appui des preuves organiques de la phonation.

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