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VERS A ON P A P 1LL 0 N

QUI, DANS UNE PROMENADE PUBLIQUE, S ETAIT POSÉ SUR LE FRONT DUNE IEUNE FILLE.

Toi dont les ailes diaphanes Semblent augmenter de deux sœurs Les jaunes feuilles des platanes Où s'éparpillent tes couleurs.

Papillon, les soyeuses mousses, La rosée et la paix des champs Te deviendraient-elles moins douce.- Que notre tumulte et nos chants'?

Mais il s'envole, el le feuillage Sous lui -incline mollement .

68 VEBS A UN PAPILLON.

Et chaque feuille, à son passage, Caresse l'étranger charmant.

Silence! autour d'Elle il voltige.

La croit-il une de ces fleurs Dont l'ondée a perlé la tige, Et qu'elle nourrit de ses pleurs"/

Sur le front de l'ange il repose

Ses frêles ailes de velours ;

De mille baisers il arrose

Ses cheveux aux moelleux contours.

Il croit dormir sur la pelouse

Ou dans les corolles des lis

Bel insecte, je te jalouse Le bonheur que tu me ravis.

Tu devrais payer de ta vie Ton enivrante volupté ; Mais non, retourne à ta patrie :

A toi l'air et la liberté !

Xe t'arrête plus dans nos villes ,

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