LANGE ET LE POETE
C'était l'heure où l'on voit, de la voûte étoilée, Descendre sur nos fronts la nuit sombre et voilée. De nuages ardents les cieux se pavoisaient. Et des souffles de feu dan- les airs se croisaient. Mon âme promenait ses songes sur la rive Où dans le sable d'or la falaise se rive. Sur un rapide esquif tous deux vinrent s'asseoir. Et le flot, que baisait l'air embaumé du soir. Emporta sur la mer. ralme et sonore abîme,