‹ Le chantierChapitre 31 sur 106 · A J.A LUNE · texte numérisé non relu

A J.A LUNE

Et que le cauchemar pèse sur l'univers.

N'aimes-tu pas à voir errer l'amant fidèle Autour de la demeure ou sa maîtresse dort? N'aimes-tu pas à voir nos champs étoiles d'or . Nos masses de rochers que la vague dentelé . Et le hardi pécheur qui rêve loin du bord . Tandis que son bateau sur la mer se balance ?

N'aimes-tu pas à voir, ô vierge du silence , Le poë'te attiser, à tes chastes rayons, Le foyer presque éteint de ses illusions"?

Ne sais-tu pas qu'à l'heure où le hibou déserte

La lézarde des murs par les ronces couverte ,

Le brigand, étreignant un poignard dans ses mains.

Guette les voyageurs à l'angle des chemins?

Ne sais-tu pas qu'alors ta lumière l'effraie :

Qu'à travers les sentiers ténébreux qu'il se fraie.

Chacun de tes regards le suit comme un remord:

Qu'à chaque battement des ailes de l'orfraie,

Tremblant, il croit ouïr un tintement de mort?

Plane donc au-dessus de tes lugubres voiles .

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