F. MON P H BMJ E£ VOL U ME
Que l'orage des mers déblaie à leur surface. Là, j'entendrais les flots, abîme ou tout -'efface, Chanter leur opéra grandiose et divin.
0 mondes d'harmonie ou la mer se balance
Océaniques rocs par la foudre clivés '. Aubes', noir- ouragans! calmes! nuits de silence! Saisi d'un saint transport, mon cœur vers vous s'élance Du fond de mes chantiers où mes jours sont rive-'.
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Ce sont la les beautés que je voudrais décrire ; Devant elles, la voix grandit comme le cœur. C'est sous votre dictée. 6 flots ou vont s'inscrire Les pas des Ifagellans '. que je voudrais écrire Les poèmes qu'a Dieu vous adressez en chœur!
Voilà mes vœux . amis ! Mon délire m'emporte A travers des climat- vierges de pas humain.-. Tout ce que j'ai de grand dans mon esprit avorte Et pourtant j'obéis a la voix qui m'exhorte A ne pas déserter les célestes chemins.
14 AUX SOL SCRIPTE UBS
C'est que notre Provence est un champ bien fertile Pour ceux de ses enfants qui sont nés troubadours; C'est qu'elle a des rochers dont la vague mutile Les vieux flancs, écaillés comme ceux d'un reptile ; C'est que nous aimons tous son ciel et ses amours.
C'est que souvent mon cœur ardent, enthousiaste , A l'aspect de ces fleurs qui paillètent nos champs , De nos flots azurés , de l'horizon si vaste , De la grève des bords que l'orage dévaste , Ne peut plus contenir le fleuve de ses chants.
C'est que, lorsque la nuit tamise la rosée Sur nos sommets natals, sur les toits des maisons, Quand l'aube les rougit d'une teinte embrasée, Je sens que ma jeune âme est, comme eux, arrosée, Qu'elle doit joindre aux leurs ses poétiques sons.
C'est que parfois, le soir, à l'heure où le jour tombe , Quand je vois sur la mer dormir nos grands vaisseaux Comme des spectres noirs couchés sur une tombe : Quand le ciel orageux s'obscurcit et se plombe , Quand le mistral s'engouffre, en grondant sur nos eaux