LE RICHE
Nous jointions le saillant d'une vieille toiture ; Il passait sous nos pieds, dans sa belle voiture ; C'était un beau jeune homme, un riche désœuvré. Il avait épuisé tous les plaisirs du monde, Et par les gais refrains dont notre voix abonde, Son pauvre cœur était navré.
Notre joie irrita tellement son envie, Qu'il vint nous demander, un jour, pourquoi la vie L'abreuvait de dégoûts, d'ennuis à chaque pas, Tandis qu'elle coulait, pour nous, pleine et légère! Nous lui criâmes tous, du haut de 1 étagère : « C'est que tu ne travailles pas ! »