MA MÈRE ET MON ENFANT
A seize ans, âge heureux, je ne voulais pas croire Qu'à peine éclos, la mort nous suivît de si près. Le livre de ma vie était sans page noire ; .le vivais d'un amour et d'un songe de gloire. Et les fleurs, a mes yeux, dérobaient les cyprès.
Dans mon esprit naïf la foi s'était gravée. Mon cœur semblait un nid peuplé d'illusions ; Et je n'avais pas vu cette chaste couvée, IVndant de froides nuits, tour a tour enlevée