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MA MÈBE ET MON ENFANT

Far le souffle du doute et des déception.-.

Je croyais tout front pur et toute voix sincère. Mes yeux, qui, jusqu'alors, avaient brillé sereins. Ne s'étaient révoltés devant aucun ulcère. Et les maux, ces vautours à l'infernale serre. N'avaient pas fait encor ployer mes faibles reins.

Je sais, à mes dépens, ces vérités cruelles. Et je suis bien vieilli par tant de jours amers : Quand sur la vie, enfant, je hasardai mes ailes. Je partis, espérant, comme les hirondelles, L'aide d'un vent prospère et le calme des mers.

Dans un riche avenir mon àme était bercée. L'espoir et le bonheur me souriaient au bord... Mais l'orage a grondé pendant la traversée. Et ceux que je suivais, tombant l'aile blessée. Au lieu d'un beau rivage, ont embrassé la mort.

Et, sur les flots, ma vie est restée isolée. Mon vaisseau, sans boussole et sans étoile auxcieux. Lutte, en se débattant sur la mer désolée, Cherchant toujours la rive, au loin d'ombre voilée,

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